预算失控的风险显而易见。这是自二月起担任公共财政高级委员会主席、且曾在贝鲁(Bayrou)和勒科尔纽(Lecornu)政府中担任预算部长的阿梅莉·德·蒙沙林(Amélie de Montchalin)向政府传达的信息。这种身份的交织可能会令人惊讶。一个过去预算的“执行者”如何能批评当前的方案,而后者在一定程度上正是过去财政法案的结果?同样的批评曾被合理地针对皮埃尔·莫斯科维奇(Pierre Mos
这一趋势虽然在今年有所加强,但并非新鲜事。正是凭借高端化转型,Club Med 才能扭转局面,并在 2015 年引发抢购(意大利人 Andrea Bonomi 与中国复星集团之间展开了收购之争)。Pierre & Vacances 也走上了同样的道路。通过重新聚焦于翻新公寓和度假屋的高端住宿,该公司恢复了更好的盈利能力,从而吸引了阿布扎比主权基金分支机构 Mubadala Capital (MC)
ILADIT | <td colspan="2">COMPORTEMENT DE L’ACTION | <td colspan="2">● PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 38,95 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 9,42 % | 2026 : | - 7,92 % | <td colspan="2">● LIQUIDITÉ | VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : | 4.089 | EXTRÈMES 52 S. : | 44,70 € / 33,50 € | « L'IA constitue désormais un axe stratégique de développement, à la fois dans l'accompagnement de [nos] clients et dans la transformation interne du groupe. Nous intervenons déjà sur des missions à forte valeur ajoutée auprès de clients tels qu'Arkéa, BNP Paribas, la Banque de France ou Enedis. » Michel Koutchouk, directeur général
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT | <td colspan="2">PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE | <td colspan="2">● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2024-2027) : | 10 % | EVOL. 2026 EST. : | 12 % | <td colspan="2">● BNPA | EVOL. MOYENNE (2024-2027) : | 10 % | EVOL. 2026 EST. : | 11 % | tés pour leur faible degré de risque de défaillance des emprunteurs. Lors du semestre écoulé, le coût du risque de crédit s'est pourtant envolé en apparence de 50 %, à 231 millions d'euros. Cela s'explique par l'abondement à hauteur de 88 millions de la réserve pour incertitudes géopolitiques et macroéconomiques contre une reprise de 5 millions un an
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT | <td colspan="2">PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE | <td colspan="2">● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 7 % | EVOL. 2026 EST. : | 256 % | <td colspan="2">● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | STABLE | EVOL. 2026 EST. : | 811 % | ACHETER Complémentaires avec les processeurs graphiques dans les usages d'IA, les puces mémoire avancées sont très recherchées et leur prix devrait rester élevé à moyen terme dans un contexte de quasi-pénurie. Le titre, qui se paie 6,4 fois les bénéfices attendus en 2027, est faiblement valorisé.
在国防支出方面,西班牙并非德国。尽管如此,与所有北约欧洲成员国一样,西班牙在过去两年中也加入了重新武装的竞赛。在比利牛斯山另一侧,这一模式同样依赖于军事预算的增加以及工业的重新动员。Moneta AM 的金融分析师 Pierre Le Treize 解释道:“西班牙希望发展其国防工业,需要在不同领域拥有冠军企业:在海军领域有 Navantia,在航空领域有空中客车西班牙公司(Airbus Espa
但与其他国防集团一样,问题的关键在于合同的执行情况。“该公司目前处于一个过渡阶段,拥有庞大的订单量和良好的可见度。获得订单是关键的第一步,但现在的挑战在于工业化。然而,对于一家曾经的电子设备制造商,且从未制造过装甲车来说,这并非易事,因此风险并非为零,”皮埃尔·勒特雷兹(Pierre Le Treize)评价道,尽管这位分析师补充说,“目前还没有出现任何负面信号”。
AMD Une acquisition pour anticiper l'avenir des programmes d'IA | <td colspan="2">INTERET BOURSIER | <td colspan="2">● RENDEMENT | DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : | 0,79 $ | RDT 2025 : 0,0 % | RDT 2026 EST. : 0,3 % | <td colspan="2">● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 25,2 FOIS | PER 2027 : | 15 FOIS | C'est une opération à 8,2 milliards de dollars, payée en actions. En rachetant la start-up World Labs, AMD étend sa proposition de valeur de la puissance de calcul aux couches logicielles. Cette société a été fondée par la chercheuse de renom Fei-Fei Li, qui, un temps chargée de l'intelligence artificielle (IA) dans le cloud de Google, devient directrice scientifique du concepteur de puces électroniques.
Les pétroliers préparent une année stratosphérique
L'année 2026 restera dans les annales des multinationales du pétrole comme un millésime exceptionnel. L'envolée des prix du pétrole et du gaz, doublée d'un très haut niveau de marge de raffinage, favorise les groupes intégrés sur toute la chaîne de valeurs, comme BP, ExxonMobil, Shell ou Total-Energies. Les cash-flows générés serviront à réduire l'endettement, à investir pour préparer l'avenir et surtout à soigner le retour à l'actionnaire, avec de généreux dividendes et des plans de rachats d'actions de plus en plus musclés.
Les efforts pour développer les énergies renouvelables ne sont plus aussi stratégiques pour les groupes anglo-
saxons, qui donnent désormais la priorité aux énergies fossiles plus rentables. La Bourse a pris en compte cet environnement porteur, les titres affichant de beaux scores depuis le début de l'année. Les perspectives demeurent favorables à moyen terme pour ces géants de l'énergie, compte tenu des tensions toujours fortes à la fois sur le marché pétrolier et gazier et sur les capacités de raffinage, très inférieures à la demande.
Même si l'augmentation des flux en provenance du Moyen-Orient devait conduire à une détente des cours du brut au-dessous des 100 \$, un retour vers les 60 \$ du début de l'année n'est pas attendu rapidement. – PAGES 6 ET 7
豪华酒店、赌场、温泉、米其林餐厅、顶级地产……蒙特卡洛 SBM 集团 (Société des Bains de Mer) 的资产在摩纳哥这块岩石之地上繁荣了 163 年。超奢华服务吸引了越来越多的客户,他们欣赏在住宿、博彩、健康或娱乐方案上的极致个性化。充足的现金流为数亿欧元的创新、翻新以及维持卓越服务提供了资金。为了将帝国扩展到公国之外,SBM 集团现在将触角伸向海洋,并将在库尔舍韦尔 (Courchevel) 重新启动一家豪华酒店。在经历两个创纪录的财年之后,新项目前景看好。第 13 页
📄 Original Section
Indra Sistemas entre dans une nouvelle phase
L'envolée des commandes du groupe de défense, soutenu par la volonté de Madrid de créer un champion national, a tiré l'action. Il doit dorénavant confirmer sa stratégie et transformer son carnet en bénéfices pour asseoir son statut et sa valorisation. PAGE 19
Palaces, casinos, thermes, restaurants étoilés, immeubles de prestige... les actifs de Monte-Carlo Société des Bains de Mer prospèrent sur le Rocher depuis 163 ans. L'ultra-luxe séduit de plus en plus une clientèle, qui apprécie l'extrême personnalisation des propositions d'hébergement, de jeux, de bien-être ou de divertissement. Le cash-flow abondant permet de financer les centaines de millions nécessaires aux innovations, aux rénovations et au maintien d'un service d'exception. Pour étendre son empire au-delà de la Principauté, Groupe SBM pousse désormais ses pions sur les mers et va relancer un palace à Courchevel. Après deux exercices record, le nouvel opus se présente bien. PAGE 13
Offre valable jusqu'au 31/12/26 soumise à conditions. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte des risques de perte en capital. Be invested = Soyez investis
La montée en puissance des énergies renouvelables ainsi que la nécessité d'adapter des réseaux de transmission à une consommation électrique appelée à croître fortement ont rendu indispensable le développement du stockage par batteries. La multiplication de ces parcs de conteneurs est favorisée, de plus, par la chute du prix des équipements, divisé par dix en une décennie.
Cet essor profite à tout un écosystème d'entreprises grandes ou petites, énergéticiens ou équipementiers, dont beaucoup sont cotés en Bourse. Leur parcours haussier a été interrompu cet été par leur sensibilité aux taux d'intérêt, mais ce marché offre des perspectives de croissance des chiffres d'affaires et des bénéfices généralement prometteurs. PAGES 22 ET 23
Le gouvernement souhaite abaisser à 3.000 € le plafond de l'abattement de 10 % sur les revenus des retraités, contre 4.439 € actuellement. Une mesure qui permettrait d'économiser 1,4 milliard d'euros.
Taux ou (trop) tard, le drame de la dette française
La France est aujourd'hui « l'homme malade » de la zone euro. Cela se traduit par l'envolée des taux d'intérêt à long terme qui affaiblit encore une situation budgétaire dégradée et qui pèse sur les marchés.
C'était en 2009. A peine sortie de la crise financière des subprimes, la plus grave depuis celle de 1929, l'Europe jouait les prolongations et basculait dans la crise grecque. La quasi-faillite de l'Etat grec, qui reconnaissait avoir truqué ses comptes et affichait en réalité un déficit public de 12,7 %, faisait basculer la zone euro dans une tempête obligataire. On raillait alors les pays du Club Med aussi affublés de l'acronyme moqueur de PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne – Spain, en anglais) pour la mauvaise gestion de leurs finances publiques. La France, ni aussi cigale que les pays d'Europe du Sud ni aussi fourmi que les nations d'Europe du Nord, passait entre les gouttes, bénéficiant d'une situation centrale, géographiquement comme financièrement.
Dix-sept ans plus tard, tout est chamboulé. Le Sud est devenu vertueux : en 2025, l'Italie a affiché un déficit public de 3,1 %, l'Espagne, de 2,4 %, et la Grèce et le Portugal ont enregistré un excédent ! En Europe du Nord, les Pays-Bas ou le Danemark sont toujours d'excellents élèves, et même si l'Allemagne laisse légèrement filer son déficit, repassant au-dessus du seuil symbolique des 3 % (le fameux critère de Maastricht) au premier semestre, les finances continuent d'y être bien tenues et, surtout, le pays a de la marge, avec une dette publique représentant 64 % du PIB.
Et la France ? Il ne faut plus parler de pays du Club Med pour désigner les maillons faibles de l'Europe mais du Parc Astérix. Notre pays est l'irré- ductible Gaulois qui dépense sans compter. Le déficit public français de 2026, initialement prévu à 4,7 %, a été révisé à 5,1 %, puis à 5,4 %, et le projet de loi de finances pour 2027 table sur un déficit de 5 % faute de véritables mesures d'économies. Ce chiffre risque de gonfler au fil des discussions parlementaires, le gouvernement étant obligé de céder sur certains points s'il veut se donner une (petite ?) chance de voir son budget adopté. Avec un tel déficit, et un stock de dettes de 3.600 milliards d'euros (119,1 % du PIB), l'Etat français émettra l'an prochain pour 340 milliards d'euros de nouveaux emprunts, soit 28 milliards de plus que cette année. Surtout, la charge de la dette, c'est-à-dire le montant des intérêts payés par l'Etat en intégrant aussi les administrations publiques locales et de sécurité sociale... va s'envoler dans un contexte de remontée des taux : elle devrait bondir de 12 milliards en un an pour atteindre en 2027, selon les prévisions, 91,2 milliards !
Une envolée du spread avec l'Allemagne au cours des derniers jours
somme des deux, reste supérieure aux taux longs. En France, où les prix ont augmenté sur un an de 3 % en septembre et où la croissance est attendue par la Banque de France à 0,4 % cette année et à 0,9 % en 2027 (le gouvernement table sur 1 % dans son budget), la situation est totalement différente (3,9 % de croissance nominale dans le meilleur des cas, contre des taux à 10 ans proches de 5 %). Cela tient à la prime (on devrait plutôt parler de déprime...) de risque qui affecte la dette française en raison de sa situation budgétaire, on l'a vu, mais aussi économique, sociale, politique. Les marchés mesurent cette prime au travers du spread (écart de taux) à 10 ans entre le Bund allemand, la référence dans la zone euro, et l'OAT française. Jusqu'en juin, cet écart évoluait autour de 60 points de base (0,6 %) avant de s'envoler depuis un mois. Poussé par le contexte particulier de cette fin de semaine (présentation du budget, émission mensuelle d'OAT, publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis) il a atteint 160 points, vendredi en milieu de journée, niveau inconnu depuis 2012, avant de retomber à 140 points en fin de séance... et il reste encore sept mois avant le second tour de l'élection présidentielle.
—RLEBAILLY@INVESTIR.FR
Risque Quand les taux montent les obligations baissent. Il faut donc être très vigilant sur ces actifs et se concentrer sur les durées très courtes, peu sensibles à l'évolution des taux. Les fonds en euros, qui offrent une garantie du capital et misent sur le portage (conservation de l'obligation jusqu'à l'échéance) bénéficient, eux, de cette hausse des rendements.
Contagion Les sociétés endettées en général et les secteurs qui le sont structurellement (foncières, utilities...) et les financières en particulier sont automatiquement sanctionnées quand les taux remontent même si beaucoup de grands groupes avaient pris la précaution de se refinancer l'an dernier ou en début d'année. Il faut donc alléger le poids de ces secteurs dans les portefeuilles.
La hausse des taux est un mouvement mondial poussé par la remontée de l'inflation due, en grande partie, à l'envolée des prix du pétrole consécutive à la situation au Moyen-Orient. Mais il s'y ajoute des facteurs plus structurels, tels le fort endettement des Etats qui rend les investisseurs plus exigeants pour prêter à un emprunteur étatique qui devient moins sûr, et la concurrence, du côté des émetteurs, des géants de la tech qui augmentent la demande de capital et font donc monter les prix. Depuis le début de l'année, le rendement du T-Bond à 10 ans américain est passé de 4,12 % à 5,34 % pulvérisant la barre des 5 % que l'on décrivait, il y a quelques semaines encore, comme une cote d'alerte. En France, l'obligation assimilable du Trésor (OAT) n'a fait que frôler, à 4,99 %, vendredi, ce seuil symbolique.
Diversification Les sociétés trop franco-françaises devraient souffrir dans les prochains mois. Pour ceux qui n'ont pas suivi nos précédents conseils d'internationalisation des portefeuilles d'actions, il est encore temps de le faire. Au sein des valeurs françaises, il faut privilégier les groupes pour lesquels la part de l'activité et des profits réalisée en France est faible.
Mais, et c'est là toute la différence, aux Etats-Unis, si l'on additionne une inflation à 3,4 % et une croissance économique attendue autour de 2,4 % cette année et l'an prochain, la croissance du PIB nominal, qui est la
« Il vaut mieux raisonner sur l'écart entre l'OAT et son équivalent allemand »
KEVIN THOZET, GÉRANT ET MEMBRE DU COMITÉ D'INVESTISSEMENT DE CARMIGNAÇ
Pourquoi le marché obligataire français se tend-il maintenant ?
Il y a plusieurs façons d'aborder ce sujet. A l'image d'une obligation dont la maturité est fondante, l'horizon politique français se raccourcit à mesure que l'élection présidentielle de 2027 approche. Les marchés financiers regardent toujours devant eux, mais ils se projettent rarement au-delà de six à neuf mois. Les échéances présidentielles et législatives entrent donc dans le radar des investisseurs. Et puis il y a la présentation
du budget. Beaucoup d'investisseurs internationaux, et nationaux d'ailleurs, avaient identifié cette date. Ensuite la trajectoire de la France est relativement contrastée ou en opposition à ce qui se passe ailleurs. Le ministère des Finances a revu à la baisse ses perspectives de croissance pour l'année, alors que, dans le même temps nos voisins – l'Allemagne, l'Espagne, même le Royaume-Uni – se sont prêtés au même exercice mais en révisant à la hausse leurs prévisions de PIB. Le pays connaît un problème de dette publique qui dépasse le pic du Covid, avec un déficit toujours supérieur à 5 %, mais aussi un problème de croissance. Cette dichotomie-là joue contre nous.
Par ailleurs, le phénomène de remontée des taux d'intérêt est global et généralisé. Et la France est, clairement, le mauvais élève de la classe, le pays où il y a les déficits budgétaires les plus importants en zone euro et le niveau d'endettement parmi les plus élevés. A cette situation s'ajoutent des parlements de plus en plus fragmentés ou polarisés.
La France est de facto la plus exposée à tous les facteurs qui poussent les taux mondiaux plus haut. Dans le jargon financier, on dit qu'elle possède un delta élevé. Un exemple : quand les taux allemands montent, les taux français montent encore plus. Enfin, il existe une forme de dynamique auto-entretenue. L'ampleur des déficits renchérit le coût de la dette qui à son tour creuse les déficits.
Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
Est-ce qu'il existe un niveau d'alerte ? Oui, et il est déjà dépassé. Quand les taux s'élèvent autant, se pose la question de la soutenabilité de la dette. En d'autres termes, même si le déficit budgétaire s'oriente vers zéro, si les taux d'intérêt payés sur la dette, le stock
et la nouvelle dette contractée croissent à un rythme plus élevé que le PIB nominal, le poids de la dette rapportée à la richesse produite va mécaniquement gonfler. C'est ce qu'on appelle l'effet boule de neige. C'est ce qui se passe en France. Jusqu'où les taux peuvent-ils grimper ? Pas évident de le dire en absolu, il vaut mieux raisonner sur l'écart entre l'OAT et son équivalent allemand. Ce qu'on appelle la prime de risque, le fameux spread, ce surcroît de rémunération par rapport au taux d'emprunt de référence en Europe. Historiquement, les problèmes arrivent quand les spreads des pays les plus exposés remontent entre 150 et 250 points de base. La situation ne peut alors plus être considérée comme un simple épiphénomène français. La hausse des primes de risque payées par la France sur sa dette a un effet de contagion, sur le secteur bancaire, et les autres pays européens (Espagne, Italie...).
Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ?
Elles sont déjà très visibles sur le marché obligataire – sur deux ans, une obligation française avec une maturité de dix ans délivre une performance négative de moins 10 % – et sur les marchés d'actions avec la contre-performance du Cac 40. Depuis le début de l'année, il affiche une perte de 3 % environ, là où des indices d'actions européens sont en hausse de 8 %. Et c'était également le cas l'an dernier. Une des conséquences de cette moindre attractivité des actions françaises se retrouve aussi dans les performances des valeurs bancaires, qui ont sous-performé leurs homologues européennes.
« Le risque pays s'est aggravé, comme le traduisent les CDS France »
MATTHIEU DE CLERMONT, DIRECTEUR DES INVESTISSEMENTS ASSURANCE D'ALLIANZ GI
Pourquoi le marché obligataire français se tend-il maintenant ?
Français se tend-il maintenant ?
La tendance s'est accélérée ces derniers jours, mais le mouvement a commencé cet été aux Etats-Unis, lorsque la Fed a donné la priorité à la lutte contre l'inflation. Le marché s'est alors mis à anticiper une remontée de ses taux, ce qui s'est confirmé en septembre, entraînant à la hausse tous les taux dans le monde.
Ensuite, le problème de la France est sa trajectoire budgétaire. Avec l'annonce que les objectifs de croissance ne seront pas tenus, a ressurgi le paradigme de la soutenabilité de la charge de la dette.
Le contexte politique local laisse penser qu'il faudra du temps avant que le déficit public revienne à 5 % du PIB. Les mesures annoncées jeudi dans le cadre du budget 2027 ne semblent pas suffisantes pour inverser la trajectoire, ce que le marché intègre déjà. D'ailleurs, la courbe des taux s'est fortement aplatie. Cela signifie que le risque pays s'est fortement aggravé, comme le traduisent les CDS France, le coût de l'assurance contre le risque de défaut, passés de 40 points de base mi-septembre à 80 points vendredi matin.
Les inquiétudes, ensuite, se sont propagées aux autres pays de la zone euro. Il y a eu, jeudi, un débouclement de positions de portage carry trades, certains investisseurs ayant financé des achats de dette française ou périphérique, ou de crédit, par des positions de financement à plus faible coût sur les actifs allemands. Quand la volatilité devient trop élevée, les intervenants doivent sortir car le coût du risque le devient aussi.
Jusqu'où les taux de l'OAT dix ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
C'est plus le spread avec les taux allemands qui est à surveiller. Il était de 145 points de base vendredi matin. La prime de risque se situe plus à ce niveau-là. Il y a eu, jeudi, une adjudication de 12 milliards d'euros de la part de France Trésor, qui s'est plus ou moins bien passée. Tant que le pays a une capacité d'intervention sur les marchés, même s'il emprunte plus cher, cela constitue un élément de soutien, mais la prime de risque va rester importante.
Les investisseurs attendent des éléments concrets sur la réduction du déficit et un budget voté. Mais après la présidentielle, très probablement suivie de législatives, rien ne dit qu'il y aura un gouvernement doté d'une majorité susceptible de faire passer des réformes. La période de taux exceptionnellement bas aurait pu constituer une fenêtre favorable pour accélérer certaines réformes structurelles et améliorer durablement les équilibres budgétaires.
Pour limiter ses coûts d'emprunt et l'augmentation de la charge de laette, le Trésor conserve une certaine flexibilité dans son profil d'émission, notamment via les maturités plus courtes.
Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ? Une crise obligataire serait catastrophique. Nous sommes toutefois très loin d'une crise de solvabilité, mais ce qui s'est passé cette semaine en France n'est pas une bonne nouvelle pour la zone euro.
Le risque est devenu un peu plus systémique et s'est étendu à cette dernière. Le marché veut peut-être pousser la Banque centrale européenne à réagir, mais je pense qu'il est un peu trop tôt pour cela. Elle dispose de tous les outils pour ralentir la hausse des taux d'intérêt, mais leur activation, généralement conditionnée à certains critères, pourrait provoquer une réaction de panique de la part des investisseurs.
De plus, les bilans des entreprises industrielles et des banques sont aujourd'hui très solides, très résilients. Elles ont la capacité à court terme d'amortir les hausses de taux, même si les établissements bancaires sont une des courroies de transmission avec l'économie réelle.
Mon maître mot, aujourd'hui, dans ce contexte, est de gérer nos portefeuilles en veillant à une extrême diversification entre les classes d'actifs.
« Les taux à 10 ans pourraient monter jusqu'à 5,5 % »
THOMAS GIUDICI, DIRECTEUR DE LA GESTION OBLIGATAIRE
CHEZ AURIS GESTION
Pourquoi le marché obligataire français se tend-il maintenant ?
Nous avons l'impression que les investisseurs se sont réveillés en septembre alors que les problèmes étaient pourtant déjà bien identifiés. Cela s'inscrit dans un contexte de hausse des taux généralisée dans le monde, et d'un momentum négatif alimenté, d'une part, par les interrogations croissantes sur la soutenabilité des déficits publics, et, d'autre part, par des chiffres macroéconomiques meilleurs que prévu. En outre, dans l'Hexagone, la prime de risque s'accroît. Au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'élection présidentielle, le stress augmente, d'autant que l'impasse politique rend impossible une réduction crédible du déficit public.
Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépas-ser ?
Nous ne sommes déjà plus très loin de la barre des 5 %. Elle devrait être testée rapidement par les marchés. On annonçait cette barre comme symbolique aux Etats-Unis et les 5 % ont été dépassés sans problème particulier. A mon avis, on pourrait aller, en cas de stress, jusqu'à 5,5 % en raison du risque politique et des incertitudes budgétaires. Des nouvelles positives dans les prochains mois semblent peu probables. La pression va donc perdurer sur la dette française, avec un écart par rapport au Bund allemand qui pourrait atteindre 150 points de base, voire 200 points de base dans un cas extrême. A l'approche de l'élection, des mouvements de panique sont possibles, car de plus en plus d'investisseurs étrangers détiennent de la dette hexagonale. La question est de savoir à partir de quel moment la Banque centrale européenne (BCE) interviendrait et à quelles conditions. Au-delà du risque français, la tendance reste haussière sur les taux longs en l'absence d'éléments favorables, car l'équilibre entre l'offre et la demande s'est détérioré : le financement des déficits publics est désormais en concurrence avec les lourds investissements dans le domaine de l'intelligence artificielle.
Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ?
La sous-performance massive des actions françaises se poursuivrait, avec une mise sous pression des banques. Des efforts budgétaires supplémentaires seraient nécessaires pour financer des intérêts d'emprunt de plus en plus élevés (65 milliards en 2025 et 90 milliards estimés en 2027). Ces efforts pèseront sur la croissance économique qui est déjà une des pires en Europe. Le risque extrême serait une contagion au reste de l'Europe, avec à la clé une hausse du dollar par rapport à l'euro et surtout une intervention de la BCE pour soutenir la dette française et garantir la stabilité de la zone euro. Bien évidemment, des mesures drastiques pour la France seraient alors à mettre en œuvre. Je n'anticipe cependant pas un tel soutien tant que l'écart avec le Bund ne se rapprochera pas des 200 points de base.
CHRISTIAN BITO, VIÇE-PRÉSIDENT DE SWISS LIFE GESTION PRIVEE
Pourquoi le marché obligataire français se tend maintenant?
La première cause ne concerne pas que la France, elle est mondiale : les taux montent sous l'influence de multiples facteurs : l'inflation, la hausse des taux directeurs des banques centrales, la croissance économique dopée par des investissements massifs (l'intelligence artificielle, les data centers) consommateurs de capitaux, les dépenses de défense qui pèsent sur les déficits. Les déficits budgétaires ne reculent dans aucun grand pays en 2026. Les propositions pour le budget français de 2027 ne rassurent pas les marchés pour deux raisons. Les mesures ne sont pas encore suffisamment radicales pour réduire le déficit structurel et l'absence de majorité au Parlement rend même incertaine leur adoption.
Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
Deux facteurs majeurs poussent les taux à la hausse en France : l'inflation et les déficits. L'inflation est la conséquence directe des problèmes géopolitiques internationaux. Bien entendu, un cours du baril de pétrole à 150 \$ aggraverait la situation. Cependant, il est probable qu'une nouvelle escalade ne se produise pas.
La France souffre de l'incertitude sur la composition de la future majorité. La prime de risque demandée par les investisseurs a fait monter les taux de notre dette d'Etat au plus haut de la zone euro. Néanmoins, les discours et propositions de nombreux candidats évoluent vers plus de rigueur budgétaire. La hausse des taux aura certainement comme effet de nous pousser vers des choix politiques qui les feront baisser. Nous ne devrions donc probablement pas connaître des variations de l'amplitude de la Grèce en 2012, car la prise de conscience de notre problème de déficit et d'endettement est enclenchée dans notre débat politique.
De plus, la Banque centrale européenne (BCE) dispose d'un outil dit antifragmentation qui lui permettrait d'intervenir en achetant la dette d'un Etat de la zone euro dont les taux s'éloigneraient trop de l'ensemble des pays et surtout de la référence des taux de l'Allemagne. Cet outil n'a été utilisé que pour l'Italie en 2022. Installés sur cette première expérience, nous pourrions pronostiquer son enclenchement si les taux français à dix ans s'écartaient de 2 % de plus que les taux allemands, soit, sur les niveaux du 2 octobre, si nos taux, qui cotent 4,97 % alors que les taux allemands sont à 3,47 %, montaient à 5,4 %. Le marché teste probablement cette résistance, mais la possibilité que la BCE puisse intervenir pointe ce qui est peut-être le seuil qui ne sera pas dépassé par rapport au niveau des taux allemands.
Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ?
La hausse des taux est un frein à la croissance économique. De plus, le poids de l'endettement de l'Etat français empêchera de contrecarrer cet effet par des programmes de relance. Il faut néanmoins prendre en compte l'impact de la hausse des taux sur l'épargne. Des rendements plus attractifs séduisent les prêteurs de capitaux. Dans leurs décisions d'achat de dette à moyen-long terme, l'investisseur apprécie la rentabilité attendue de son placement par rapport à l'inflation qu'il subira sur la durée de l'obligation.
-PROPOS RECUEILLIS PAR C. L. C.
RÉSULTATS SEMESTRIELS 2026
RETOUR DE LA CROISSANCE ORGANIQUE
FORTE PROGRESSION DES RÉSULTATS ET DU FREE CASH-FLOW
OBJECTIFS REVUS À LA HAUSSE POUR 2026
| En Millions d'Euros | Juin 2025 | Juin 2026 | Variation | Chiffre d'affaires | 2 084,1 | 2 109,2 | + 1,2 % | • France | 718,3 | 749,6 | + 4,4 % | • International | 1 365,8 | 1 359,5 | - 0,5 % | Résultat Opérationnel d'Activité | 152,1 | 187,3 | + 23,2 % | En % du chiffre d'affaires | 7,3 % | 8,9 % | Résultat Opérationnel | 124,7 | 158,3 | + 26,9 % | En % du chiffre d'affaires | 6,0 % | 7,5 % | Résultat net part du Groupe | 82,6 | 113,8 | + 37,8 % | En % du chiffre d'affaires | 4,0 % | 5,4 % | Free Cash flow | 78,4 | 104,3 | + 33,0 % | En % du chiffre d'affaires | 3,8 % | 4,9 % | Effectif | 57 900 | 58 700 | ACTIVITÉ À FIN JUIN 2026 : + 1,2 %
Au premier semestre la croissance de l'activité s'établit à +1,2 % : +4,4 % en France, -0,5 % hors de France.
À périmètre et change constants, la croissance est de +1,6 % (+3,3 % en France et +0,8 % hors de France).
Alten a renoué avec la croissance organique dès le second trimestre 2026 grâce à une activité plus dynamique qu'anticipé.
L'activité s'améliore dans l'ensemble des géographies, la plupart en progression organique, y compris l'Allemagne. Seuls le Benelux et les Nordics sont toujours en recul de plus de 5 %.
La croissance de l'activité a accéléré dans les secteurs de l'Aérospatial, de la Défense / Sécurité / Naval, du Ferroviaire et dans une moindre mesure de l'Energie. La décroissance ralentit dans les autres secteurs.
Le résultat opérationnel d'activité s'établit à 187,3 M€, en hausse de 23 % par rapport à juin 2025.
La marge opérationnelle d'activité progresse donc fortement, de 7,3 % du CA en juin 2025 à 8,9 % du CA en juin 2026. Elle augmente tant en France qu'à l'international.
L'amélioration de la marge dans plusieurs géographies en difficulté l'an passé, des gains de productivité sur projets, ainsi que la baisse sensible des SG&A engagée depuis plusieurs semestres ont permis à la marge opérationnelle d'activité du Groupe de progresser fortement.
Le résultat opérationnel s'élève à 158,3 M€, en hausse de 27 % par rapport au premier semestre 2025 (124,7 M€). Il comprend 12,3 M€ de paiements en actions, 6,7 M€ de dotations aux amortissements d'actifs incorporels d'acquisitions, 12,5 M€ de coûts non récurrents (principalement constitués de coûts de restructuration et d'honoraires sur acquisition), et 2,6 M€ de plus-value de cession.
Après la prise en compte du résultat financier (+ 3,2 M€), de la charge d'impôts (47,7 M€), et de la quote-part des sociétés mises en équivalence (- 0,1 M€), le résultat net part du Groupe s'élève à 113,8 M€ et représente 5,4 % du chiffre d'affaires, en hausse de 38 % par rapport à juin 2025.
La marge brute d'autofinancement (hors IFRS16) s'est établie à 180,7 M€ (8,6 % du CA). Le besoin en fonds de roulement augmente de 31,6 M€ conséquence de la croissance organique et de l'augmentation saisonnière du DSO.
L'impôt payé est de 36,8 M€, les Capex restent faibles (8,1 M€ soit 0,4 % du CA).
En conséquence, le free-cashflow s'élève à 104,3 M€ soit 4,9 % du CA en hausse sensible de 33 %. Après prise en compte des investissements financiers nets (73 M€), des dividendes payés (51,5 M€), du programme de rachat d'actions (65 M€) et des autres flux de financement (+ 7,9 M€), la trésorerie nette s'établit à + 313 M€ à fin juin 2026.
ALTEN dispose donc d'une capacité d'investissement significative (gearing : - 14,0 %).
Ce semestre a confirmé l'amélioration de l'activité constatée depuis le dernier trimestre 2025, en particulier dans les secteurs Aérospatial & Défense, en forte progression.
Même si l'environnement macroéconomique et géopolitique reste incertain, à contexte inchangé, ALTEN revoit à nouveau à la hausse ses perspectives pour l'année 2026. La croissance organique, à données constantes, devrait être comprise entre 1,7 % et 1,9 %.
La marge opérationnelle d'activité sera supérieure à celle de 2025 et devrait s'établir à 9,2 % environ en 2026.
PROCHAINE PUBLICATION : ACTIVITÉ DU 3 $^{ème}$ TRIMESTRE 2026, le mardi 27 octobre 2026
Pour toutes informations : www.alten.com/investisseurs / Contact journalistes : alten@hopscotch.fr
France. La dette publique a atteint 3.595,5 milliards d'euros à la fin juin 2026, soit 119 % du PIB. C'est un record depuis 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Un budget 2027 peu crédible et dangereux pour la viabilité des finances publiques
Le gouvernement veut réduire le déficit public à 5 % du PIB, un objectif jugé aléatoire par les experts. Les entreprises et les ménages seront mis à contribution, notamment par des hausses d'impôts et des réductions de niches fiscales.
Se situera-t-il à 4,7 % ? Ou bien à 5 % ? Cela sera 5,4 % du PIB si tout va bien d'ici à la fin de l'année. Il s'agit évidemment de l'objectif de déficit public français pour 2026. Tout au long de l'année, la cible a été révisée en hausse au fil de la dégradation de l'activité économique et des finances publiques. Et pour 2027 ? Le gouvernement, qui vient de présenter sa copie budgétaire, s'engage sur 5 %. Cet objectif est-il crédible ? Non. Les années passées ne permettent pas de croire à la réalisation d'un tel déficit public. La dette est
CADRAGE MACROÉCONOMIQUE Des perspectives discutables
Risque évident de dérapage budgétaire. C'est le message adressé au gouvernement par Amélie de Montchalin, présidente du Haut Conseil des finances publiques depuis février et ancienne ministre du Budget dans les gouvernements Bayrou et Lecornu. Ce mélange des genres peut surprendre. Comment un ancien « artisan » des budgets passés peut-il critiquer la copie actuelle alors que ce denier est pour une part la résultante des lois de finances passées ? La même critique avait été formulée à l'encontre de Pierre Moscovici avec raison. Sur le fond, les critiques de l'institution semblent très largement justifiées, notamment sur le plan économique. Les hypothèses sont très optimistes. La prévision de croissance de 1 % est loin d'être évidente, car elle suppose un rebond de l'activité. L'environnement international ne plaide pas pour. L'hypothèse faite par Bercy d'un cours moyen du baril de pétrole de 80 \$ paraît optimiste. En général, les économistes ont tendance à penser que la meilleure prévision des prix des matières premières est la dernière cotation. Or le baril de Brent s'échangeait vendredi à plus de 100 \$.
Enfin, en l'absence de majorité à l'Assemblée nationale, le gouvernement devra faire des concessions. Elles auront un coût. Sinon, une loi spéciale s'appliquera, et certaines économies tomberont de fait.
devenue incontrôlable sous l'effet de la hausse des rendements obligataires (voir l'illustration). Le taux à dix ans a atteint près de 5 %, un record depuis 2002, en raison en partie du contexte géopolitique mais aussi de la perspective de l'élection présidentielle de mai 2027. Les experts sont ainsi très prudents (lire p. 2 et 5). Les hypothèses économiques paraissent, elles aussi, hasardeuses, notamment la croissance économique attendue à 1 %, après 0,5 % cette année (voir l'encadré).
Le gouvernement, pour atteindre sa cible, a présenté une série de mesures pour un total de 43 milliards d'euros (17 milliards d'euros de nouvelles hausses d'impôts et de cotisations et 26 milliards d'euros de modération des dépenses), auxquelles s'ajoute la montée en charge de mesures de redressement prises en 2026 et antérieurement, amenant l'ensemble à 54 milliards d'euros en 2027. Il ne faut donc pas s'étonner que les prélèvements obligatoires soient encore orientés à la hausse, à 44,2 % du PIB contre 43,9 % en 2026, notamment grâce
à un coup de rabot sur certaines niches fiscales. Les exonérations de cotisations patronales seront limitées (3,7 milliards de moindres dépenses). Une nouvelle taxe sur les produits « transformés, emballés », contenant des sucres ajoutés et des additifs, est proposée. La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises (5 milliards) est maintenue. Le Medef chiffre à près de 20 milliards d'euros les nouveaux prélèvements et taxes touchant les entreprises. Une mauvaise nouvelle pour la croissance et l'emploi.
Les recettes nettes de l'Etat continueront donc à augmenter, même faiblement, à 392,4 milliards d'euros (après 391,3 milliards). Cela n'empêchera pas le déficit de l'Etat de continuer à se dégrader ! Le solde général sera déficitaire de 156,4 milliards l'an prochain, après 137,2 milliards prévu cette année et 124,2 milliards en 2025. Les ménages ne seront pas épargnés (p. 5) : les recettes de l'impôt sur le revenu (IR) augmenteront de 5,7 milliards, pour atteindre 102,5 milliards, celles de la TVA de 7,3 milliards (107 milliards) et celles issues des accises sur les énergies s'apprécieront de 1,9 milliard, à 23,5 milliards, en plein choc énergétique. Les recettes fiscales des entreprises reculeront (de 1,8 milliard à 58,5 milliards pour l'impôt sur les sociétés) malgré les ponctions supplémentaires annoncées, prouvant une fois encore que trop d'impôt tue l'impôt. L'impossibilité de réduire au moins le déficit de l'Etat ne peut que renforcer les doutes des investisseurs.
Evidemment, il fallait à Bercy trouver des recettes pour financer les dépenses publiques qui, quoi qu'en disent les gouvernements qui se succèdent, ne cessent de progresser. Les économies annoncées sont, en effet, exprimées toujours en tendance par rapport à ce qui aurait été réalisé sans mesures d'économies. Mais, au final, elles sont bien en augmentation de 20 milliards l'an prochain (à 548,9 milliards), soit peu ou prou le même rythme qu'en 2026 (+ 26,3 milliards).
Evidemment, la charge financière de la dette poursuivra sa flambée de quelque 10 milliards pour s'établir à 72,9 milliards du fait de la hausse des coûts des emprunts d'Etat, ce qui complique évidemment la tâche du Premier ministre. Et ce n'est qu'un début. Elle dépasse très largement les budgets cumulés de la Justice et de la Sécurité (respectivement 11 et 18,2 milliards). Le projet de loi de finances pour 2027 acte aussi une croissance des crédits de la Défense, de 57 à 63,4 milliards. Le comportement agressif de la Russie à l'encontre des pays de l'Otan en Europe justifie évidemment cette évolution, qui s'inscrit dans une programmation budgétaire de plusieurs années.
Pour limiter la dérive de l'ensemble des dépenses publiques – pas uniquement celles de l'Etat – prévue de 1.662,5 à 1.691 milliards, la progression des dépenses de fonctionnement des collectivités locales sera contenue au rythme de l'inflation, soit un effort de 5,4 milliards d'euros en tendance. Les dépenses sociales continueront, elles, de progresser au-dessus de l'inflation, mais le gouvernement compte toutefois réduire le déficit de la Sécurité sociale de 21,8 milliards en 2026 à près de la moitié en 2027, soit 12,7 milliards d'euros (lire ci-dessous).
PHILIPPE WENGER
Les finances publiques sont contraintes par le coût de la dette
La Sécurité sociale et les collectivités locales en première ligne
Le gouvernement étant incapable de réduire le déficit budgétaire de l'Etat, il se tourne vers la Sécurité sociale et vers les collectivités locales pour tenter de réduire le déficit public vers son niveau de... 2025. L'effort est toujours moins difficile lorsque ce sont les autres qui le font.
Ainsi, Matignon estime à 22,6 milliards d'euros le déficit spontané
de la Sécurité sociale pour 2027. Sans mesures correctrices, il s'aggraverait chaque année pour atteindre 26,8 milliards en 2030, malgré les économies déjà annoncées cette année. Le projet de loi de finances prévoit maintenant de ramener le déficit à 12,7 milliards. Il serait donc divisé par deux. Il faut employer le conditionnel, car l'effort est tout relatif sachant que les dépenses de Sécurité sociale continueront d'augmenter de 18 milliards (dont près de 6 milliards pour la santé et autant pour les retraites), soit une hausse de 2 %. Cela ne sera donc pas la disette.
LES COLLECTIVITÉS LOCALES DOIVENT FREINER LEURS DÉPENSES
Concernant les collectivités locales, leurs dépenses de fonctionnement continueront à augmenter à un « niveau cohérent avec l'inflation anticipée » l'an prochain, peut-on lire dans le document de presse. L'effort demandé aux collectivités locales est réparti de « manière équitable entre tous les échelons et modulé selon les capacités financières de chaque collectivité », poursuit le ministère de l'Economie et des Finances. Les petites communes seront ainsi très largement
Comptes de la sécurité sociale | En Mds€ | 2026 | 2027 | Maladie | -12,5 | -7,8 | Accidents du travail et maladies professionnelles | -1,3 | -1,5 | Famille | +0,3 | +1,6 | Vieillesse | -8 | -4,8 | Autonomie | -0,3 | -0,2 | Total | -21,8 | -12,7 | exonérées des efforts demandés ainsi que les collectivités, fragiles financièrement. Les collectivités ultramarines ne seront pas concernées. Pour finir, l'ensemble des dépenses devait être stable (fonctionnement plus investissement) pour atteindre 329,3 milliards d'euros, peu ou prou le niveau de 2026.-P.W.
Fiscalité, épargne, retraites : préparez-vous au changement
Le budget 2027 prévoit un effort de 43 milliards d'euros pour réduire le déficit à 5 % du PIB. Fiscalité, épargne et retraites sont au cœur des réformes.
e gouvernement a présenté son projet de budget pour 2027 en Conseil des ministres le $1^{\text{er}}$ octodes ministres le 1 $^{er}$ octobre. Il prévoit un effort de redressement de 43 milliards d'euros pour contenir le déficit à 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % prévu pour 2026. Si le Premier ministre a écarté toute « hausse généralisée d'impôts », l'exécutif entend augmenter les recettes fiscales : les prélèvements obligatoires atteindront 44,2 % du PIB, contre 43,9 % en 2026, surtout grâce à la réduction de certaines niches fiscales. Ces mesures doivent passer devant l'Assemblée nationale et le Sénat avant de pouvoir entrer en vigueur au 1 $^{er}$ janvier 2027. Ces versions du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 présentées par Bercy seront probablement profondément transformées après avoir été analysées par le Parlement. Retrouvez ci-dessous ce que le gouvernement a prévu pour votre épargne et votre patrimoine.
Le barème de l'impôt sur le revenu est indexé sur l'inflation, soit + 2,1 %. La première tranche imposable démarre à 11.844 € de revenu par part. Selon Bercy, cette indexation évite une hausse d'impôt de près de 4 milliards d'euros pour 20 millions de ménages et l'entrée dans l'impôt d'environ 500.000 foyers. PLF, art. 2
L'abattement de 10 % sur les pensions de
retraite est plafonné à 3.000 € par foyer au lieu de 4.439 €. Ce resserrement du cadre devrait se traduire par un rendement de
1,4 milliard (sur les 5,5 milliards totaux de l'effort demandé aux retraités). PLF, art. 3
Les pensions totales inférieures à 1.260 € sont revalorisées au niveau de l'inflation. PLFSS
Au-dessus, la
revalorisation
pourra être
inférieure à l'inflation par décret. Le gouvernement se réserve la possibilité de mettre en place un second seuil à 2.000 €. Cette mesure devrait permettre de réaliser une économie de 4,1 milliards en 2027 (3 milliards pour la Sécurité sociale + 1,1 milliard pour le budget de l'Etat, net de CSG). PLFSS
Majoration de pension pour enfants (MPE). A compter du 1 $^{er}$ juillet 2027, la MPE sera transformée en montant forfaitaire identique pour les hommes et les femmes, uniquement pour les nouvelles pensions liquidées (pas de rétroactivité).
La contribution différentielle sur les hauts revenus reste applicable de la législation actuelle.
modèle de l'assurance-vie » en réservant son régime fiscal de faveur aux contrats traditionnels. Il met ainsi en place un régime différentiel pour les contrats patrimoniaux sur mesure, qui verront les capitaux versés au décès soumis aux droits de succession classiques. PLF, art. 6
apportait ses titres à son holding bénéficiait d'un report d'imposition sur sa plus-value. Ce report s'effaçait définitivement s'il transmettait ensuite les titres du holding par donation ou succession. Le texte propose que la transmission à titre gratuit mette fin au report : l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux sur la plus-value deviennent exigibles. Le paiement pourra être étalé sur cinq ans, moyennant des garanties. La même règle s'appliquera aux contribuables partis à l'étranger qui relèvent de l'exit tax. Selon Bercy, les plus-values placées en report ont doublé entre 2021 et 2023, pour atteindre 34 milliards, concentrées sur les 0,01 % des foyers les plus aisés. La mesure est rétroactive aux transmissions réalisées depuis le 1er octobre 2026. PLF, art. 5
DONATIONS
Le gouvernement prévoit deux mesures
exceptionnelles et temporaires (du 1 $^{er}$ janvier au 30 juin 2027), indépendantes des règles en vigueur pour les transmissions. Sont concernés les dons de sommes d'argent en pleine propriété à un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant ou, à défaut, un neveu ou une nièce, âgé de 18 à 50 ans (aussi connu sous le nom don Sarkozy):
\- un relèvement de la limite du montant des dons de sommes d'argent ouvrant droit à une exonération de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) à 50.000 €, contre 31.865 € tous les quinze ans actuellement, pour les dons de sommes d'argent consentis en pleine propriété au profit d'un enfant, d'un petit-enfant, d'un arrière-petit-enfant ou, à défaut d'une telle descendance, d'un neveu ou d'une nièce ou, par représentation, d'un petit-neveu ou d'une petite-nièce ;
pour les montants dépassant l'abattement, une réduction à 6 % des DMTG pour les dons de sommes d'argent consentis au profit d'un enfant, d'un petit-enfant, d'un arrière-petit-enfant ou, à défaut d'une telle descendance, d'un neveu ou d'une nièce ou, par représentation, d'un petit-neveu ou d'une petite-nièce, dans la limite de 100.000 € par donateur et donataire. PLF, art. 4
TRANSMISSION
D'ENTREPRISE
modifier:
Le pacte Dutreil est préservé : le gouvernement s'engage à ne pas le fer.
Le nouveau pacte Papin vise à faciliter la reprise des TPE et des PME, notamment par leurs salariés. Il prévoit un suramortissement des investissements réalisés entre 2027 et 2029 par les entreprises reprises : 30 % pour les PME et 60 % pour les TPE. Pour les reprises par les salariés, l'abattement fixe sur la plus-value du cédant qui part à la retraite est doublé. Les droits d'enregistrement sur les cessions de fonds de commerce, de clientèle et de parts sociales sont alignés sur ceux, plus bas, des cessions d'actions. Les salariés repreneurs doivent avoir travaillé au moins cinq ans dans l'entreprise au cours des dix dernières années. Ils doivent aussi s'engager à conserver les titres et à diriger ou exploiter l'entreprise pendant cinq ans. PLF, art. 10
IMMOBILIER
LMNP. Le gouvernement veut resserrer
les critères du régime de location en meublé non professionnelle pour le faire converger avec le régime fiscal du dispositif Jean-brun. « Le dispositif Jeanbrun est plus vertueux que le dispositif LMNP, puisqu'il est conditionné en matière de loyers et en matière de construction et de rénovation. Jus-qu'à présent, le dispositif LMNP était moins vertueux que le Jean-brun, mais il était plus généreux. C'est un petit peu paradoxal », précise-t-on à Bercy. Mais le cabinet du ministère de l'Economie se
Négatif
veut rassurant : « ce n'est pas du tout la fin du LMNP, c'est un resserrement pour le rapprocher du bénéfice associé au Jeanbrun, un dispositif plus vertueux. »
\- L'amortissement déductible des loyers sera plafonné à 2,5 % par an, dans la limite de 7.000 € par foyer fiscal.
\- Pour les meublés de tourisme, le plafond sera de 1,5 % et 5.000 €.
Les résidences étudiantes, les résidences seniors avec services, les Ehpad et les établissements de soins de longue durée sont exclus du plafonnement.
\- Les amortissements en report accumulés avant 2027 resteront déductibles jusqu'en 2036, mais dans la limite de la moitié du bénéfice imposable.
\- A partir de 2027, les amortissements non déduits seront définitivement perdus.
Ce coup de rabot s'ajoute à la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value de revente, en vigueur depuis la loi de finances pour 2025. PLF, art. 7
Le PLF propose la mise en place d'un prêt à taux zéro « famille ». Cette mesure serait ouverte à tous les ménages ayant un enfant à naître ou né il y a moins de trois ans, y compris s'ils ont déjà bénéficié d'un PTZ. Le dispositif ne serait disponible qu'une seule fois par ménage et sous conditions de ressources. Le plafond annuel de dépense du PTZ (2,1 milliards), inchangé depuis 2016, est par ailleurs supprimé. PLF, art. 7
MaPrimeRé-
nov' est recent-
rée sur la
rénovation d'ampleur, et l'aide est conditionnée à la décarbonation du chauffage.
Contrairement aux idées reçues, les Français gagnent plus, mais paient proportionnellement moins d'impôts sur le revenu (IR) qu'en 2017, constate le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), institution associée à la Cour des comptes, dans sa dernière étude consacrée à l'IR et à ses réductions et crédits d'impôt. La note commandée par l'Assemblée nationale a été présentée aux députés le 30 septembre, la veille de la publication du projet de budget 2027 par le gouvernement. C'est la première d'une série de publications qui devraient servir à nourrir les débats autour de l'examen du PLF et du PLFSS.
Le document révèle que, entre 2017 et 2024, le revenu fiscal moyen des foyers a progressé de 23,2 %, plus vite que l'inflation (+18,4%). Dans le même temps, le taux moyen d'imposition est passé de 7 % à 6,7 % du revenu fiscal de référence (RFR), sous l'effet de la réforme du système d'imposition de 2020 (la première tranche du barème est passée de 14 % à 11 %). L'instauration du prélèvement forfaitaire unique en 2018 a aussi joué dans cette évolution. Selon le CPO, ce sont les revenus du capital qui ont tiré la hausse des revenus, tandis que les revenus les plus modestes ont progressé moins vite que les prix.
Autre constat du CPO, l'IR reste progressif mais seulement jusqu'à un certain niveau de revenus. Les classes moyennes, entre le 4 $^{e}$ et le 8 $^{e}$ décile, acquittent environ 2 % de leur RFR. Le taux grimpe ensuite à 7 % pour le 9 $^{e}$ décile, 13 % pour les 10 % les ménages aisés, et 19,4 % pour les 1 % les plus riches. Ces derniers sont pourtant ceux dont l'imposition a le plus baissé depuis 2017 : – 3,6 points. Au sommet de la pyramide, l'impôt redevient dégressif. En découpant le 1 % des foyers les plus aisés en millièmes, c'est-à-dire en tranches de 0,1 % des foyers fiscaux, le taux arrive à son sommet au troisième millième, avant de redescendre. A partir de ce niveau les dividendes et les plus-values mobilières pèsent plus lourd. Ainsi, une fois les réductions et crédits d'impôt actés, les 10 % des foyers les plus aisés supportent 74 % de l'IR, et les 1 % les plus riches 33 %.
Les réductions et crédits d'impôt ont une part essentielle dans ces évolutions. Plus de 14 millions de foyers déclarent au moins un crédit d'impôt, et 12,5 millions ont vu leur impôt diminuer.
Afin de limiter les abus, il existe en France un plafonnement global des niches fixé à 10.000 € par foyer. Mais, il connaît de nombreuses exceptions. Les dons, le dispositif Malraux ou les investissements dans les jeunes entreprises innovantes en sont exemptés. Cela mène à des inégalités notables devant l'impôt constate le CPO. En effet, environ 13.300 foyers assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière, donc détenteurs d'un patrimoine immobilier net de plus de 1,3 million d'euros, n'ont payé aucun impôt sur le revenu en 2024. Près de 200 foyers ont réduit leur IR de 220.000 € en moyenne grâce à un cumul de ces dispositifs, et en premier lieu la réduction d'impôts pour dons (130.000 € en moyenne). – M.-C. C.
Croissance maîtrisée et amélioration de la rentabilité
Villers-lès-Nancy - Extrait du communiqué publié le 28/09/2026 à 08h00 CEST | Compte de résultat simplifié S1 (M€) | Publié S1 2025 | Publié S1 2026 |
Variation /publié | Chiffre d'affaires | 116,0 | 124,5 | 8,5 | +7,3% | EBITDA Courant | 29,8 | 33,3 | 3,5 | +11,9% | Résultat Opérationnel Courant (ROC) | 21,1 | 23,7 | 2,5 | +11,9% | Résultat Net | 18,1 | 20,0 | 1,9 | +10,5% | Résultat Net (Part du Groupe) | 17,3 | 19,0 | 1,7 | +9,9% | \- Chiffre d'affaires S1 2026 de 124,5 M€ (+7,3%) : croissance portée par l'acquisition d'Erevo et les intégrations de Novaprove et du fonds de commerce DIS, hausse de +1,4% à périmètre comparable
■ Revenus annuels récurrents (ARR) de 111,1 M€ au 30/06/26, en hausse de +8,8%, avec une solide composante organique
EBITDA Courant de 33,3 M€ (+11,9%), soit une augmentation de la marge d'EBITDA à 26,8% contre 25,7% au S1 2025
■ Résultat Opérationnel Courant de 23,7 M€ (+11,9%) : taux de rentabilité en amélioration à 19,0% contre 18,2% au S1 2025, porté par un mix produits favorable, une bonne maîtrise des charges et des acquisitions relatives
■ Résultat Net en progression de +10,5% à 20,0 M€
Trésorerie nette renforcée à 93,2 M€ au 30/06/26 (+9,6 M€ vs. 31/12/25)
Denis SUPPLISSON, CEO d'Equasens, déclare : « Les solides performances commerciales et financières du premier semestre 2026 témoignent de la capacité d'exécution du Groupe associée à une gestion optimisée des coûts et des ressources financières. Nos récentes acquisitions, et en particulier celle d'Erevo, contribuent déjà favorablement à nos résultats, tandis que les Divisions Pharmagest et Axigate Link confirment la solidité de la dynamique organique. Dans un contexte d'attentisme sur plusieurs de nos marchés, et de mutation de certaines offres historiques, nous continuons à conforter notre position de leader des solutions numériques en santé en Europe. Cette dynamique s'appuie sur des relais de croissance clairement identifiés : l'intégration de l'IA dans nos logiciels métiers, notre offre de cloud souverain en santé et le référencement de nos solutions dans le cadre de la Vague 2 du Ségur du numérique en santé ».
Frédérique SCHMIDT, Directrice financière d'Equasens, ajoute : « La progression de la rentabilité du Groupe au cours du premier semestre 2026, et ce dans un contexte exigeant, confirme la solidité du positionnement d'Equasens et de son modèle économique fondé sur la récurrence des revenus, avec un ARR de 111,1 M . En parallèle, la génération élevée de cash nous permet de poursuivre notre politique d'investissement tout en nous laissant la possibilité de sécuriser nos achats ».
Retrouvez l'intégralité du communiqué sur www.equasens.com
Ce nouveau choc pétrolier fait le miel des compagnies énergétiques, présentes sur toute la chaîne de valeur du pétrole et du gaz. Elles affichent des bénéfices record et soignent leurs actionnaires.
Quand le cours du baril va-t-il durable-ment repasser au-dessous des 100 \$ ? A cette question, nombre d'experts répondent qu'il va encore falloir patienter. Alors que la guerre entre la Russie et l'Ukraine s'éternise (l'invasion russe a eu lieu le 24 février 2022),
l'espoir de voir le conflit au Moyen-Orient prendre fin rapidement est bien mince. Certes, l'Arabie saoudite a pu réparer son oléoduc Est-Ouest et des navires circulent à nouveau dans le détroit d'Ormuz, mais les exportations en provenance de cette zone stratégique sont loin d'être revenues à leur niveau d'avant le déclenchement des hostilités en février dernier. En outre, les voies de contournement ont montré leur limite, puisque les houthistes essaient de prendre le contrôle du détroit de Bab Al-Mandab au sud du Yémen, un autre couloir de navigation essentiel. Enfin, les blocages et les destructions d'infrastructures qui ont conduit à des restrictions de production dans plusieurs pays du Moyen-Orient ont contraint les grandes puissances à puiser dans leurs réserves, notamment la Chine. Les stocks mondiaux sont donc très bas et il va falloir les reconstituer.
Quant aux prix du diesel et du kérosène, ils pourraient certes s'infléchir dans le sillage du baril de brut si la détente se poursuivait sur le front pétrolier, mais les capacités de raffinage mondiales sont trop faibles pour satisfaire la demande. De nombreuses raffineries ont été frappées au Moyen-Orient et en Russie, ce qui devrait maintenir les prix élevés encore longtemps, selon les experts. Par ailleurs, les Etats-Unis fournissent environ la moitié du gazole importé par l'Union européenne, rendant les menaces de Donald Trump encore plus inquiétantes. Le président américain a en effet prévenu qu'il pourrait interdire les exportations de gazole, afin de garder le précieux liquide pour les Américains.
Ce choc énergétique de grande ampleur, s'il pénalise le tissu industriel et le pouvoir d'achat des consommateurs dans la plupart des pays occidentaux, est une aubaine pour les grandes compagnies énergétiques mondiales. En effet, les majors dites « intégrées » gagnent sur tous les tableaux, c'est-à-dire à la fois dans l'exploitation des gisements, le trading du pétrole, du gaz et des produits, le raffinage, la chimie et la vente dans les stations-service. Que toutes les planètes soient alignées n'est pas si fréquent, la division amont (exploration-production) étant souvent à l'avant-scène par rapport à l'aval (raffinage-distribution). A l'issue du premier semestre, les grands producteurs ont annoncé des profits record, et l'exercice 2026 figurera dans les annales comme un opus exceptionnel.
Les flux de trésorerie disponible stratosphériques engrangés vont permettre à ces géants de continuer d'investir, mais de façon mesurée. La discipline reste à l'ordre du jour. Le blocus du détroit d'Ormuz a montré qu'il était nécessaire de moins dépendre du Moyen-Orient et d'accélérer davantage dans le gaz naturel liquéfié. Les campagnes d'exploration qui ont déjà permis des découvertes hors de cette zone, comme en Indonésie, au Guyana et au Suriname, ou en Namibie seront poursuivies. Les dépenses d'intelligence artificielle, non chiffrées spécifiquement, ont pour but d'améliorer la sécurité, d'augmenter le débit des puits, et de réduire les coûts. La manne financière permettra aussi d'améliorer la solidité des bilans. Toutes les firmes ont réduit leur ratio d'endettement net sur fonds propres. Par ailleurs, l'actionnaire, qui reste au cœur des préoccupations des dirigeants, est gâte, avec d'un côté des dividendes rehaussés et de l'autre des programmes musclés de rachats d'actions.
Enfin, cette nouvelle crise énergétique pointe la nécessité absolue de moins dépendre des énergies fossiles et de davantage développer les solutions bas carbone. Mais, force est de constater qu'entre les déclarations des politiques et la réalité, le fossé est immense. Sous la pression de leurs actionnaires, les grands producteurs mondiaux, tels BP, Shell ou ExxonMobil, ont réduit la voilure dans le solaire et l'éolien, des énergies renouvelables dont la rentabilité est moins élevée que celle des hydrocarbures.
摩根大通(J.P. Morgan)将这家检验与认证服务专家的评级从“中性”上调至“增持”,目标价从 28 欧元上调至 34 欧元。该经纪商认为,得益于近期对其投资组合的重新聚焦,该集团在未来几年有望充分利用市场增长。在保持严格财务纪律的同时,收购政策将得到加强,为 2030年前的增长提供令人鼓舞的前景。此外,与数据中心、农业食品和基础产品相关的服务继续推动业务发展。回顾此前,Jefferies 和 Oddo BHF 同样给出“买入”评级,Investir 亦然。Morningstar Equity Research 建议“增持”,而 RBC Capital Markets 和 Deutsche Bank Research 则建议“持有”。
Quand pensez-vous que les cours du pétrole vont atteindre les 60 \$ d'avant le conflit ?
Pas tout de suite. Si l'on regarde les marchés à terme, ils anticipent de 73 \$ à 74 \$ en 2027 et 70 \$ en 2029, avec une hypothèse de normalisation de la situation au Moyen-Orient. Selon le consensus, la situation ne va pas se débloquer rapidement et le flux ne reviendra pas comme avant la guerre. Il devrait y avoir un contrôle du détroit, par les Iraniens avec Oman, on ne sait pas. Ce passage par Ormuz devrait s'améliorer mais restera compliqué. Le détournement hors de cette voie va s'accélérer, mais les flux resteront bridés.
Les manières de contourner le détroit d'Ormuz n'ont-elles pas leurs limites ?
Vous avez raison, la plus grosse facilité pour exporter le brut en évitant le détroit, c'est le pipeline Est-Ouest de l'Arabie saoudite, qui peut évacuer jusqu'à 7 millions de barils par jour (capacité maximale), mais on a vu que cette infrastructure a pu être attaquée. Il a été stoppé pendant plusieurs jours. Il a été réparé et il redevient opérationnel. Ce pipe approvisionne les raffineries sur la mer Rouge, mais les exportations de l'Arabie saoudite à partir du port de Yanbu n'ont pas encore pleinement repris. On s'aperçoit pourtant que l'industrie pétrolière est assez résiliente et réactive, malgré ces attaques sur les infrastructures. Elle arrive à réparer ou à trouver des solutions de contournement. On craignait des opérations d'interruption interminables et finalement, le système a été assez vite rétabli. Les exportations pourraient repartir dans les prochaines semaines. Reste le problème des houthis. Ils ont pris le contrôle du détroit de Bab Al-Mandab et ils interdisent le passage aux navires saoudiens. C'est une situation explosive, car les houthis se développent au Yémen et ils font pression pour que l'Arabie saoudite n'intervienne pas. Cela reste un point chaud qui peut encore perturber le marché pétrolier. Parmi les nouvelles plus rassurantes, Ormuz est moins bloqué qu'avant. Les exportations totales du Golfe aujourd'hui oscillent entre 13 et 14 millions de barils par jour (brut plus produits), soit près de la moitié du niveau d'avant la guerre. Le transit direct par Ormuz se situe à 6-7 millions de barils par jour.
La hausse du prix des produits pétroliers ne tient-elle pas surtout à un problème mondial de raffinage ?
Ce conflit a d'abord touché les prix du brut, mais la crise est en train de se déplacer vers les produits pétroliers. Les capacités de raffinage sont insuffisantes. Depuis plusieurs années, les investissements ont été réduits et la marge de sécurité s'est amoindrie.
Avant la guerre, le raffinage était en surcapacité par rapport au marché. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. La Chine, un gros raffineur qui fournit une bonne partie des produits pétroliers dans toute l'Asie et en Europe, n'a plus été approvisionnée normalement en pétrole du Moyen-Orient. Elle a donc réduit ses importations et a ralenti le fonctionnement de ses raffineries. L'autre problème, c'est l'impact de la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Les attaques de drones ukrainiens sur les raffineries russes ont réduit la production de produits pétroliers et en particulier de diesel. Ce produit est le plus utilisé pour le transport et pour l'industrie. C'est le nerf de la guerre de la production pétrolière. C'est pourquoi, en dehors de la Chine, les autres raffineries mondiales tournent à pleine capacité. Et ces capacités sont limitées. Où en est-on de l'offre et de la demande pétrolière mondiale ?
Selon les derniers scénarios de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande en 2026 devrait baisser de 2,5 millions de barils par jour et l'offre mondiale devrait se réduire de 5,6 millions de barils par jour. Au total, la demande en 2026 devrait se monter à 102,4 millions de barils par jour et l'offre totale à 100,8 millions. Le marché sera donc déficitaire cette année, c'est-à-dire qu'il faudra puiser dans les stocks. En revanche, selon l'AIE, en 2027, la demande serait de 105 millions de barils par jour et l'offre serait plus élevée, à 108,7 millions. En effet, si la situation actuelle se normalisait, la production pourrait remonter très vite. Et cette hausse sera d'autant plus rapide qu'il y a beaucoup de pays qui veulent rattraper le manque à gagner durant le conflit, en particulier le Qatar, le Koweït, l'Irak ou les Emirats arabes unis. Ils sont prêts à produire très fort et très vite.
Et les stocks mondiaux, où en est-on ? Ils sont très bas, n'est-ce pas ?
On garde encore un matelas, mais il a baissé assez fortement. Au début de l'année, on était à 8,3 milliards de barils. Et actuellement, on est tombé à 7,8 milliards. On est à peu près au niveau de 2023. Ce niveau n'est pas inquiétant, à condition d'avoir une activité normale. Si l'on continue avec les blocages, là, cela pourrait devenir plus grave.
Est-ce que la guerre a changé quelque chose dans l'influence mondiale de l'Opep?
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a perdu en parts de marché. Il existe aussi des dissensions au sein de l'Opep. Par exemple, les Emirats arabes unis ont claqué la porte au printemps (sortie effective le 1er mai). Les Emirats arabes unis ont une velléité de produire beaucoup plus. C'est pareil pour l'Irak. Or, aujourd'hui, ce dernier doit respecter un quota autour de 4,4 millions de barils par jour. Ce problème va s'amplifier après la guerre parce qu'il y aura forcément beaucoup d'investissements à faire pour les réparations, la reconstruction, mais également pour construire des pipelines, des terminaux, ou des voies d'exportation et ou d'importation. Ces dépenses, il va falloir les financer. Donc, je pense que tous ces pays vont vouloir engranger le plus de revenus possible.
Jacques Merceron-Vicat 通过 Soparfi 公司,以 59,53 欧元的加权平均价购入了 51.757 股。
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Résultats conformes à court terme, visibilité à long terme
Les planètes sont alignées pour les compagnies intégrées, dont TotalEnergies fait partie : toutes leurs activités, de la production au raffinage en passant par la vente de produits finis, profitent de l'environnement actuel où les cours du pétrole et du gaz, les marges de raffinage, et les prix de vente à la pompe sont au sommet. La compagnie française en profite largement à court terme. Cela dit, l'objectif de la journée investisseurs du 28 septembre à New York était de démontrer que TotalEnergies pouvait afficher, sur le long terme, croissance et rentabilité, synonymes d'un excellent retour aux actionnaires. Les commentaires des analystes financiers à l'issue de la réunion montrent qu'ils ont été convaincus.
Il fallait en premier lieu prouver que le groupe pouvait maintenir, voire accélérer son rythme de production : de fait, il a été confirmé que, jusqu'en 2030, la production de pétrole et de gaz allait croître de 3 % par an en moyenne et que grâce à une progression de 20 % dans l'électricité, la croissance globale d'énergie ressortira à 4 %. Audelà de 2030, la direction a fait des projections, qui ont agréablement surpris. Compte tenu de la diversité géographique de son portefeuille existant (Irak, Ouganda,
Qatar, Angola, Suriname, Brésil) et des projets validés (Namibie, Nigeria, Libye, Malaisie, Mozambique, etc.), qui lui assurent des réserves prouvées sur les douze prochaines années, un plateau de production de 3 millions de barils d'équivalent pétrole par jour (Mbep/j) pourra être maintenu jusqu'en 2035. En nettoyant son portefeuille d'actifs, la compagnie a pour objectif de ne conserver que les gisements aux coûts de production les plus bas, soit à moins de 5 \$ par bep. Cette ambition repose sur des investissements nets compris en moyenne entre 2027 et 2032 entre 14 et 17 milliards de dollars (dont environ 4 milliards dans les éner-
gies bas carbone et 1 milliard dans l'exploration de pétrole et de gaz).
Le groupe souhaite aussi monter en puissance dans sa division Integrated Power (électricité et renouvelables), car il veut que l'électricité représente 25 % de son mix énergétique en 2035. Il est donc essentiel d'en améliorer la rentabilité. Le cash-flow libre de cette branche est attendu à l'équilibre cette année et positif en 2027. C'est un plus par rapport aux autres majors qui ont réduit leurs ambitions de transition énergétique. En effet, si les activités hors pétrole-gaz et gaz naturel liquéfié (GNL) affichent un meilleur retour sur investissement (12 % de ROACE à 2030), les cash-flows futurs résisteront mieux à une chute des prix du baril.
Ainsi, à partir de l'hypothèse d'un baril de Brent à 80 \$, la direction, attend, au global, une augmentation de son cash-flow libre d'environ 10 milliards de dollars entre 2025 et 2030. Quant à la rentabilité des capitaux investis, elle devrait atteindre 17 % à 18 % en 2030 avec un baril à 80 \$, et s'établir entre 13 % et 14 % dans le scénario d'un brut à 60 \$.
Ces prévisions opérationnelles optimistes ont de quoi rassurer les actionnaires, d'autant que le groupe souhaite continuer à leur consacrer 40 % de son cash-flow, tout en leur promettant une hausse de 5 % par an du dividende (moyenne entre 2026 et 2030). Au sujet des rachats d'actions, la compagnie va les porter de 1,5 milliard de dollars au deuxième trimestre 2026, à une fourchette de 2 à 2,5 milliards au premier trimestre 2027.-S.A.
NOTRE CONSEIL
ACHETER La démonstration de solidité et de visibilité a été convaincante. Le titre a déjà en partie intégré les belles perspectives, mais il reste un peu de chemin compte tenu de sa faible valorisation, à 8,6 fois les profits estimés en 2027, contre 15 fois pour Exxon-Mobil.
Objectif : 93 € (TTE).
Prochain rendez-vous : le 26 octobre, résultats du troisième trimestre.
Global X S&P 500 Catholic Values ETF(ISIN 代码:US37954Y8892)仅在温和看跌的市场中表现不佳,根据 Quantalys Harvest Group 的定性分析。虽然它是为信徒设计的,但同样能吸引关注伦理价值观的储蓄者。
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Un cours d'entrée plus raisonnable
La petite compagnie pétrolière Maurel & Prom, dont la société nationale indonésienne Pertamina détient 71 % du capital, fait feu de tout bois pour diversifier ses productions. Elle est présente dans le pétrole et le gaz naturel, et ses gisements se répartissent sur plusieurs continents, notamment l'Afrique, avec le Gabon, la Tanzanie et l'Angola, et l'Amérique du Sud, avec la Colombie et le Venezuela.
Les événements au Moyen-Orient lui sont évidemment favorables. Plusieurs actions stratégiques majeures ont récemment modifié son profil. Avec le produit de la vente (soit 490 millions de dollars) de sa participation de 20 % dans la firme pétrolière nigériane Seplat Energy (elle lui versait essentiellement des dividendes), la société a récemment procédé à une importante acquisition en Colombie, où elle va doubler de taille. Maurel & Prom a acquis les actifs de Gran Tierra et elle entre en Equateur, un nouveau pays pour elle. Le portefeuille acheté représente 29.026 barils par jour (b/j) et 144 millions de barils de réserves prouvées et probables, avec l'objectif de porter la production à 44.000 b/j en 2030. Toujours en Colombie, l'achat de la licence Sinu-9 a été finalisé et une campagne de forage est en cours.
Par ailleurs, sa présence au Venezuela avait suscité des inquiétudes compte tenu des derniers événements politiques dans le pays, mais le groupe a obtenu l'autorisation de poursuivre ses activités, et les ventes de brut ont repris.
En Tanzanie, deux puits ont été mis en production et une campagne d'exploration est en cours sur le puits d'exploration Kasa-1X.
Enfin, en Angola, le forage sur le bloc 3/05 se poursuit.
A l'issue du premier semestre, pour une production de 37.890 barils d'équivalent pétrole par jour (bep/j), l'Ebitda a grimpé de 63 %, à 227 millions de dollars, et le bénéfice net a bondi de 78 % pour atteindre 191 millions. De plus, le flux de trésorerie disponible a progressé de 21 %, à 77 millions de dollars, et le bilan fait ressortir une position de trésorerie nette positive de 257 millions. Nous attendons un bel opus en 2026, ce qui devrait permettre le versement d'un dividende plus important.—S. A.
ACHETER À TITRE SPÉCULATIF Avec la vente de Seplat Energy, qui offrait des dividendes réguliers, le profil de la société est devenu plus risqué (nombreuses campagnes d'exploration en cours). Mais les profits 2026 seront substantiels et la chute du titre offre une porte d'entrée.
Objectif : 9,20 € (MAu).
Prochain rendez-vous : le 22 octobre, chiffres du troisième trimestre.
La guerre au Moyen-Orient a bouleversé la donne pour ExxonMobil aussi. La compagnie américaine a indiqué en juin dernier qu'elle avait perdu 10 % de sa production, celle qui est issue de ses gisements au Moyen-Orient. De plus, les chaînes d'approvisionnement de produits pétroliers ont été bouleversées, ce qui a induit des coûts supplémentaires.
Toutefois, ces points négatifs ont été largement compensés par les gains supplémentaires générés, ce qui s'est traduit par des résultats record, soit 14,5 milliards de dollars de profits et 23,5 milliards de dollars de flux de trésorerie opérationnel. Les opérations de raffinage aux Etats-Unis, avec des taux d'utilisation des capacités maximales, ont rarement rapporté autant. Jamais la société n'avait produit autant de diesel qu'au deuxième trimestre pour répondre aux besoins du marché. Même explosion des bénéfices dans ses divisions Produits chimiques et Produits de spécialité. Quant à la branche Amont (exploration-production), la division reine, elle a délivré d'excellents résultats parce que le groupe a diversifié géographiquement ses productions. Au Guyana, il est monté en puissance, en produisant 900.000 barils par jour à des conditions de rentabilité plus élevées que prévu, si bien que le retour sur investissement est intervenu avec deux ans d'avance. Dans le Bassin permien, 1,8 million de barils d'équivalent pétrole par jour (bep/j) ont été extraits, un niveau inédit.
Par ailleurs, grâce à l'intelligence artificielle, ses opérations sur le terrain vont être nettement améliorées et les coûts réduits. Les objectifs du groupe sont d'économiser 20 milliards de dollars (en cumulé entre 2019 et 2030), ce qui passera aussi par une réorganisation en interne, plus centralisée (le siège social a été transféré au Texas). Les investissements sont prévus autour de 27 à 29 milliards en 2026 et ensuite entre 28 et 32 milliards par an jusqu'en 2030. Enfin, contrairement à BP, les rachats d'actions figurent au programme du retour à l'actionnaire, aussi bien que le dividende. Les premiers pourraient culminer à 20 milliards de dollars par an et il est prévu d'augmenter le second de 4 % chaque année.-S. A.
NOTRE CONSEIL
ACHETER EN BAISSE Le consensus FactSet est à « surpondérer » et non à « acheter », car le titre a déjà bien grimpé (+ 35 % cette année) et se paie 15 fois les profits attendus en 2027, ce qui est assez élevé. D'où notre conseil d'achat en baisse vers 145 \$ (XOM, aux Etats-Unis).
Prochain rendez-vous : le 23 octobre, comptes du troisième trimestre.
Une fois n'est pas coutume, Shell a réussi à dépasser les prévisions des analystes lors de la présentation de ses comptes semestriels à fin juin grâce à sa branche aval et à ses activités de trading de pétrole et de gaz. Les investisseurs avaient sous- estimé les profits tirés des raffineries du groupe. Ses unités tournent à plein régime et délivrent des produits finis aux prix gonflés par une demande très largement supérieure à l'offre. La chimie, souvent le parent pauvre du secteur, a également brillé, avec des profits au plus haut depuis 2021. Quant aux activités de négoce, elles ont profité de la fermeture du détroit d'Ormuz.
Ainsi, ces gains de l'aval ont largement compensé le manque à gagner dû à la chute de 31 % des volumes de production de la division Gaz intégré au Moyen-Orient (la région représente environ 20 % de sa production totale), ses infrastructures au Qatar ayant été endommagées par des frappes. Ainsi, le bénéfice net du groupe (hors éléments exceptionnels) au deuxième trimestre a grimpé de
42 %, à 9,8 milliards de dollars, contre 8,9 milliards attendus par les analystes.
Cette manne va servir à réduire l'endettement, le taux de dettes nettes sur fonds propres étant revenu à 19 %, contre 26 % en 2025. Elle a permis également de prolonger le programme de rachats d'actions de 3 milliards de dollars sur les trois mois à fin juin (19 $^{e}$ trimestre de suite à ce niveau). Quant aux investissements, ils resteront maîtrisés dans une fourchette de 24 à 26 milliards de dollars par an. Les perspectives à moyen terme demeurent excellentes. Wael Sawan, le directeur général, ne s'est pas lancé dans le petit jeu des pronostics sur le prix du brut. Il a déclaré, lors de la conférence sur les résultats à mi-année, vouloir se concentrer sur ce qu'il peut maîtriser, c'est-à-dire l'optimisation de la performance de ses actifs. Les moins rentables sont vendus et parmi eux, de nombreuses activités dans les énergies renouvelables (éolien et solaire), moins profitables que les hydrocarbures. Shell accélère notamment dans le GNL (il est numéro un mondial), avec le rachat du canadien Arc Resources en avril dernier pour 16,5 milliards de dollars, et il se fixe un objectif de croissance dans le GNL de 4 % en moyenne par an d'ici à 2030.—S.A.
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Une restructuration bienvenue
La tradition est respectée. La nouvelle patronne de BP depuis le 1 $^{er}$ avril 2026 veut imprimer sa marque. L'objectif est de redonner au groupe son lustre d'antan, alors que ses performances déçoivent depuis plusieurs années. Meg O'Neill a promis de remettre BP sur une trajectoire positive durable grâce à une meilleure discipline sur les investissements et les coûts fixes. « Nous allons investir avec discipline, améliorer la rentabilité du capital et maximiser les flux de trésorerie », a-t-elle déclaré. Les économies ont été révisées à la hausse, passant d'un objectif de 4 à 5 milliards de dollars d'ici à 2027 à 6,5-7 milliards. Le portefeuille d'actifs est en train d'être revu et des cessions sont programmées, par exemple Castrol (lubrifiants) ou la raffinerie de Gelsenkirchen, en Allemagne. Par ailleurs, la société a fait demitour en termes d'énergies renouvelables, qui ne sont plus désormais jugées comme des actifs stratégiques. BP souhaite passer à un modèle de partenariat plutôt que de détenir des actifs bas carbone en propre. Certains sont donc mis en vente, à l'instar d'Archaea Energy (biogaz) ou de Lightsource (solaire), afin d'accélérer le désendettement. BP vise entre 14 et 18 milliards de dollars de dettes nettes à fin 2027, contre 22,2 milliards à fin 2025. La nouvelle direction met donc à nouveau le cap sur les énergies fossiles. Les investissements dans l'amont seront maintenus à 10 milliards de dollars, avec une priorité donnée aux bassins pétroliers les plus rentables (golfe du Mexique, Azerbaïdjan, Moyen-Orient, etc.), afin de produire entre 2,3 et 2,5 millions de barils d'équivalent pétrole par jour d'ici à 2030. Le
GNL est aussi considéré comme un pilier de croissance pour BP, qui cible des projets phares en Oman, au Canada et au Sénégal-Mauritanie.
L'exercice 2026 se présente bien. Les prévisions de résultats par les analystes financiers n'ont cessé d'être rehaussées. Selon la dernière estimation établie par FactSet, le bénéfice net devrait ressortir à 17,6 milliards de dollars en 2026, contre 7,5 milliards en 2025, soit plus du double. Enfin, comme la priorité est donnée au rétablissement du bilan, la compagnie ne juge plus essentiel de procéder à des rachats d'actions et le dividende devrait continuer de progresser entre 4 % et 5 % par an. —S. A.
ACHETER Les cash-flows élevés de cette année permettront de réduire la dette et la restructuration devrait porter ses fruits à plus long terme. Objectif : 6,40 £ (BP, au Royaume-Uni). Prochain rendez-vous : le 3 novembre, résultats du troisième trimestre.
Valeurs à l'achat
Nombre de semaines
de conseils unanimes à l'achat
(S = valeur ne faisant plus
l'unanimité)
Les valeurs qui font l'unanimité. Ce tableau regroupe les valeurs pour lesquelles Investir, le consensus des analystes et l'analyse graphique affichent un conseil identique. | 73 | Schneider Electric | 11 | TotalEnergies | 7 | Interparfums | 1 | Alten | S | Accor | S | Crédit Agricole | 35 | Air Liquide | 10 | Thales | 5 | Mercialys | 1 | Capgemini | S | Airbus | S | Eurofins Scientific | 35 | Bureau Veritas | 9 | GTT | 5 | STMicroelectronics | 1 | Orange | S | Axa | S | Unibail-Rodamco | 31 | Euronext | 9 | Rubis | 3 | Sanofi | S | Bic | S | Vallourec | 22 | Publicis Groupe | 9 | Sartorius Stedim Biotech | 2 | Carrefour | S | BNP Paribas | S | Vusion | 22 | Safran | 8 | Legrand | 2 | JCDecaux | S | Coface | # Les indiscrétions
Les analystes aiment
J.P. Morgan a relieve sa recommandation de « neutre » à « surpondérer » sur le titre du spécialiste des services d'inspection et de la certification, avec un objectif de cours relevé de 28 € à 34 €. Le broker considère que le groupe est bien placé pour profiter de la croissance du marché ces prochaines années, grâce au recentrage
récent de son portefeuille. Tout en conservant une discipline financière stricte, la politique d'acquisitions va être renforcée, offrant des perspectives encourageantes pour la croissance d'ici à 2030. De plus, les services liés aux centres de données, l'agroalimentaire et les produits de base continuent à tirer l'activité. Pour mémoire, Jefferies et Oddo BHF sont aussi à l'« achat », tout comme Investir. Morningstar Equity Research conseille de « surpondérer », tandis que RBC Capital Markets et Deutsche Bank Research recommandent de « conserver ».
Ce que les initiés achètent et vendent
En partenariat avec
ID MidCaps
Nous analysons, ici, les opérations boursières, déclarées à l'Autorité des marchés financiers, réalisées sur les titres de sociétés cotées par leurs mandataires sociaux (administrateurs), qu'ils soient dirigeants ou non.
La société civile familiale Rémy Lambert, représentée par Jean-Louis Lambert au conseil de surveillance, a acheté 113.403 actions à 109,30 €, soit un investissement de 12,4M €.
VICAT
Jacques Merceron-Vicat, via la société Soparfi, a acquis 51.757 titres au prix moyen pondéré de 59,53 €.
最后,在两周前,安托万·德·圣-阿弗里克还在北部的斯滕沃德(Steenvoorde)为该集团在法国最大的医疗营养生产线剪彩,这是一项 70 百万欧元的投资。根据达能的数据,生产能力提升至每年近 20 百万升,生产产品多达 150 个品种。此外,该工厂将牛奶转化为高附加值成分、婴儿营养和医疗营养的生产集中在同一地点,“这使其成为法国的战略工业工具”,并成为欧洲工业网络中的标杆。– D. T.
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AXA
Gérald Harlin, administrateur, a vendu 36.717 actions à 44,71 €.
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l'IPO d'Anthropic approche à grands pas
Fondée en 2021 par des dissidents d'OpenAI, Anthropic devrait prendre de vitesse son principal rival dans la conception de grands modèles de langage (LLM) et s'introduire en Bourse dès le mois prochain, selon plusieurs sources proches du dossier. Ces dernières ont ajouté, auprès de Bloomberg, qu'une rencontre avec de potentiels investisseurs aura lieu en son siège de San Francisco, le 14 octobre, dans le cadre des préparatifs.
Dirigée par Dario Amodei, la société à l'origine de la famille de modèles Claude (mais aussi Opus, Sonnet ou Fable) a enregistré une perte nette de près de 42 milliards de dollars en 2025 et une perte opérationnelle de plus de 8 milliards, pour un chiffre d'affaires annuel de 4,6 milliards, selon des éléments rapportés par Bloomberg News en août. Ces chiffres sont toutefois largement caducs, le chiffre d'affaires annualisé d'Anthropic aurait atteint environ 75 milliards fin septembre, contre environ 70 milliards pour OpenAI à la même date. Contrairement à son rival, qui cible le grand public, Anthropic a bâti un modèle économique axé sur les entreprises et bénéficie actuellement du succès fulgurant de Claude Code, son assistant de codage prisé des développeurs. En matière de valorisation, si aucune ambition chiffrée n'a été communiquée, des sources ont fait part de la volonté d'Anthropic d'égaler, voire de dépasser l'introduction de SpaceX, capitalisée 1.750 milliards lors de son opération. Sur le front actionnarial, enfin, les sept fondateurs possèdent environ 2 % du capital chacun, mais ont récemment demandé à leurs actionnaires d'approuver une nouvelle structure au sein de laquelle ils contrôleraient 50,1 % des droits de vote. Investisseurs de long terme, Amazon et Alphabet (maison mère de Google) détiennent respectivement environ 17 % et 14 % du capital. Q. S.
gone. Est-il possible de concilier considérations religieuses et performances boursières ? Oui, si l'on en juge par les résultats du tracker Global X S&P 500 Catholic Values, investi dans des sociétés américaines qui respectent des valeurs catholiques.
Il affiche, en effet, de bonnes performances comme le prouvent ses classements au sein des fonds d'actions américaines: proche du premier décile sur cinq ans et même 11e sur huit ans, avec une surperformance moyenne annuelle de 3 points sur la première période.
Cet ETF privilégie les technologies de l'information (38 % du portefeuille), les financières (12 %), les médias, la santé et les biens de consommation discrétionnaire (9 %).
Nvidia, Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet A et C, Broadcom, Meta Platforms, Micron Technology ainsi que Tesla sont ses premières positions. Son rapport cours/bénéfices moyen, estimé à 23,8 fois pour 2026, montre qu'il est plus orienté vers les valeurs de croissance que vers les titres sous-évalués. De fait, l'énergie ne représente que 4 % de son
encours, les services publics 3 % et les matériaux 2 %. -PASCAL ESTÈVE
| CODE ISIN | US37954Y8892 | FRAIS DE GESTION | 0,29 % | ENCOURS | 1 370 M $ | PLACES DE COTATION | NASDAQ | PEA | NON | ÉVOLUTION SUR 1 AN | + 17,6 % | ÉVOLUTION SUR 3 ANS | + 61,7 % | ÉVOLUTION SUR 5 ANS | + 86,4 % |
Global X S&P 500
Catholic Values ETF (code Isin : US37954Y8892) ne sous-performe que dans les marchés modérément bais- siers selon l'analyse qualitative de Quan- talys Harvest Group. S'il a été conçu pour les croyants, il pourra séduire aussi les épargnants soucieux du respect de valeurs éthiques.
La hausse des taux d'intérêt a pesé sur les indices boursiers. D'un jeudi à l'autre, le Cac 40 a perdu 3 %, et nos sélections ont abandonné 2,2 % en moyenne. Seul l'Investir 10 International est parvenu à progresser de 0,8 % grâce à la bonne tenue des valeurs technologiques. ASML Holding, Infineon, Microsoft et Veeva Systems ont gagné respectivement 6,2 %, 5,6 %, 4 % et 3,6 %. A
l'inverse, les actions tricolores ont particulièrement souffert, car c'est en France que les taux grimpent le plus vite. De nouvelles ponctions fiscales pour les entreprises dans le budget 2027 et l'absence de véritables mesures d'économies font redouter à nouveau un déficit à plus de 5 % et une croissance molle en 2027. Parmi les titres les plus malmenés cette semaine, on trouve Ayvens, qui a chuté de 9 %, l'ensemble du secteur bancaire et, à un degré moindre, les assureurs. —FRANÇOIS MONNIER
Dans l'Investir 10 Grandes Valeurs, je sors BNP Paribas, qui a réalisé un magnifique parcours. Depuis son entrée dans la sélection, le 27 juin 2022, l'action a enregistré un gain de 250 %, alors que le Cac 40 a progressé de 30 % sur la période. Investir reste à l'achat de cette belle valeur, compte tenu de la qualité du management, de la solidité du modèle économique et du dividende élevé. Mais la situation déplorable des finances publiques de la France met sous pression l'ensemble des valeurs bancaires françaises. Ce titre ne peut plus, à court terme, figurer au sein de nos actions préférées. A la place, je préfère sélectionner Danone.
VARIATIONS SUR LA SEMAINE | NOTRE SÉLECTION | CAC SMALL | -4,3% | -3,3% |
VARIATIONS EN 2026 | NOTRE SÉLECTION | CAC SMALL | -1,9 % | -7,6 % | Le cours du groupe d'ingénierie transalpin Danieli a chuté le 28 septembre après la présentation de résultats annuels 2025-2026 mitigés, assortis de
VARIATIONS SUR LA SEMAINE | NOTRE SÉLECTION | EURO STOXX 50 | -3,2% | -1,5% |
VARIATIONS EN 2026 | NOTRE SÉLECTION | EURO STOXX 50 | + 6 % | + 6,6 % | Ayvens connaît un passage difficile en Bourse. Le bureau d'analyse financière d'UBS a ramené sa recommandation sur le titre d'« acheter » à « neutre », avec un objectif de cours de 10,50 €.
▶ le fonds Investir PEA Palatine, un fonds qui s'inspire des quatre sélections Investir 10, sous le code Isin : FR0013284114. Les frais de gestion annuels sont de 1,8 % et Investir en perçoit 1,05 %.
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Legrand va faire beaucoup mieux que prévu d'ici à 2030
Le conseil de la semaine d'Investir
Par Jacques Violet-Secondi
Benoît Coquart, le directeur général, s'exprime en anglais avec un accent français fortement dosé, mais aussi avec un débit inégalable qui lui permet de faire passer le maximum d'informations en un minimum de temps.
Mission accomplie à Singapour, en marge du Data Centre World Asia, le plus grand Salon en Asie consacré aux professionnels des centres de données, où le dirigeant a fait, au cours d'un séminaire investisseurs, passer le message du changement de nature de Legrand. En clair : les débouchés que le groupe a su s'ouvrir dans les infrastructures qui accompagnent l'essor de l'intelligence artificielle sont très solides. Les centres de données ne constituent plus seulement un relais de croissance mais une branche à part entière, générant désormais 32 % du chiffre d'affaires. Le reste con-
COMPORTEMENT DE L'ACTION
PERFORMANCE DU TITRE
COURS AU 1-10-26 : 139,75 €
VARIATION 52 SEMAINES : 0,11 %
2026 : 9,82 %
VOLATILITÉ
BÊTA 52 S. : 0.9 FOIS
EXTRÊMES 52 S. : 166,95 € / 121,95 € cerne la construction, mais avec une part de 22 % dans l'électrification liée à la transition énergétique, et c'est ainsi que Legrand n'est aujourd'hui plus dépendant qu'à 46 % de débouchés plus traditionnels dans le bâtiment.
经纪商 Jefferies 估计,这些产品将在 2026 年为年度增长贡献约 1,5 个百分点,并预计销售量将接近 9 百万台,而 2025 年为 7 百万台。尽管面临竞争,该机构甚至预测到 2030年底将售出 20 百万副 AI 眼镜。该机构认为:“凭借先发优势、极具吸引力的品牌以及独特的分销能力,该集团及其合作伙伴 Meta 将在这个快速增长的市场中占据主导地位。” 事实上,这对组合正朝着实现其目标迈进:在今年年底提供 100 款 AI 眼镜,而 2025年仅为 60 款左右。在 9 月底的 Meta Connect 活动上,该公司披露了一个显著扩大的产品组合,特别是 Ray-Ban Audio 或 Ray-Ban Gen 3,并宣布 的个人 AI 助手 Muse 将登陆两家公司品牌的所有智能眼镜。
在治理方面,压力已经减轻。集团董事会重申,尽管 Del Vecchio 家族的 8 位继承人之间近期存在紧张关系,特别是其中 1 人 Leonardo Maria Del Vecchio 轰动性地辞去在集团中的职务,但董事会完全支持管理双人组 Francesco Milleri 和 Paul du Saillant 的战略。一名分析师对此表示欣慰,认为“与后者的距离是启动股价重新估值的一个关键步骤”。
另一个重要时间节点是,在今年年底前,Armani 时装屋预计将根据其创始人 Giorgio Armani 的遗愿,与 LVMH、欧莱雅(L'Oréal)和 EssilorLuxottica 展开讨论。这些讨论涉及将这家意大利公司资本中的少数股权出售给被指定为优先合作伙伴的这 3 家公司。其中一个被提及的方案是将 15 % 的股权在三者之间进行分配。—A. B.
A Singapour, le groupe a aussi détaillé l'étendue de son offre et affirmé la poursuite de sa stratégie d'acquisitions ciblées.
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ
EVOL. MOYENNE (2022-2025) : 4 %
EVOL. 2026 EST. : 16 %
BNPA
EVOL. MOYENNE (2022-2025) : 8 %
EVOL. 2026 EST. : 20 %
Legrand est présent tout au long de la chaîne de valeur : dans les solutions d'alimentation électrique critique, pour 35 % de ses ventes, les infrastructures physiques de calcul (25 %) ; les solutions de supervision (25 %) ; les solutions de refroidissement (5 %) ; et les services de test (10 %). Le groupe se prépare, par ailleurs, à la transition vers les architectures en courant continu à basse tension, prochaine génération de data centers. Legrand a ainsi relevé ses prévisions de moyen terme : la croissance organique annuelle du chiffre d'affaires serait désormais comprise entre 6 % et 8 % d'ici à 2030, contre de 3 % à 5 % précédemment, complétée par un effet acquisitions d'environ 5 %. Tout aussi impressionnante est l'évolution des anticipations sur la marge opérationnelle ajustée, que Benoît Coquart jugeait jusque-là à un niveau d'équilibre
autour de 20 %, l'amélioration en interne étant compensée par la dilution des acquisitions. Cette marge, y compris les acquisitions et en incluant les charges de restructuration, serait désormais incluse entre 21 % et 22 % du chiffre d'affaires en moyenne ! C'est un palier franchi à la hausse et la marque d'un changement qualitatif important qui devrait bénéficier au titre.
ACHETER Une nouvelle démonstration de la bonne santé et du changement d'échelle - à exploiter - du groupe : nous restons acheteurs du titre, même si une partie de l'amélioration de la marge était déjà anticipée par les analystes.
Objectif : 172 (LR).
Prochain rendez-vous : le 5 novembre, chiffre d'affaires du troisième trimestre.
INTÉRÊT BOURSIER
● RENDEMENT
DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : 2,70 €
RDT 2025 : 1,7 % RDT 2026 EST. : 1,9 %
● VALORISATION ESTIMÉE
PER 2026 : 24,6 FOIS
PER 2027 : 21,7 FOIS
L'AVIS DU GÉRANT
SUR CETTE VALEUR
Legrand profite du boom
des data centers
NIKOLAY MARINOV, ANALYSTE CHEZ CLARTAN ASSOCIÉS
Nous avons commencé à acheter Legrand dans le fonds Clartan Valeurs à l'automne 2022 vers 75 €. Nous nous sommes renforcés à plusieurs reprises en 2023, en 2024 et en 2025, la dernière fois en août à 130 €. Notre prix de revient est de 96 €. Enfin, nous avons pris quelques profits en février dernier, à 150 €. Nous nous sommes intéressés à la valeur en raison de son positionnement sur le matériel électrique. Elle allait profiter des investissements importants prévus dans les infrastructures électriques et énergétiques. Malgré la forte hausse du titre, nous restons positifs pour le boom des centres de données. Legrand réalise cette année 30 % de ses facturations – contre 20 % en 2024 – dans la fourniture d'équipements pour connecter les centres de données au réseau électrique. Le taux de croissance annuel prévu dans cette activité est estimé à 17 % jusqu'en 2030. Cela a amené la société à réviser en hausse ses anticipations de progression de chiffre d'affaires entre 2027 et 2030 : de 6 % à 8 % en comparable, contre de 3 % à 5 % antérieurement, et de 11 % à 13 % avec la croissance externe. A cet égard, le groupe a les moyens de ses ambitions, car son endettement net ne représente que 1,7 fois son Ebitda. Pour cette année, nous attendons des augmentations de 11 % des facturations, de 12 % du résultat opérationnel, avec une marge en légère amélioration, à près de 21 %, et de 15 % du bénéfice net. En dehors des data centers, les autres divisions (bâtiment et non-résidentiel) devraient croître de 4 % par an. Notons enfin que Legrand réalise près de la moitié de son activité en Amérique du Nord, ce qui est positif. A court terme, le cours devrait marquer une pause, car notre évaluation instantanée en fonction des cash-flows attendus ressort à 150 €. A l'horizon d'un an, 170 € est un objectif envisageable.
« Legrand réalise près de la moitié de son activité en Amérique du Nord »
Danone Un mois de septembre sous le signe des inaugurations
Danone n'est pas à la fête en Bourse depuis cet été. Pourtant, le groupe d'alimentation continue d'avancer dans sa stratégie et met en place des outils de croissance. Il a ainsi inauguré, mardi 29 septembre, la plateforme industrielle de biotechnologies Biotech Open Platform à Clermont-Ferrand. Plus de 20 millions d'euros ont été investis. Danone intervient aux côtés, notamment, de Michelin, de DMC Biotechnologies et du Crédit Agricole Centre France. L'objectif est de produire à l'échelle industrielle, des protéines, des enzymes, des actifs cosmétiques, des matériaux
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 57,58 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 21,60 % | 2026 : | - 25,01 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,5 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 80,14 € / 57,26 € | CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 47%
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 26,19 €
CONSENSUS DES ANALYSTS
A 61%
C 30%
V 9%
biosourcés pour l'agroalimentaire et d'autres industries.
La veille, lundi 28, le groupe dirigé par Antoine de Saint-Affrique avait annoncé une enveloppe de plus de 50 millions d'euros d'ici à 2030 pour transformer son usine historique d'embouteillage du Chancet, à Volvic, « en référence industrielle et centre d'expertise d'eau ». Il deviendra le premier site français d'eau minérale naturelle à réutiliser ses eaux usées traitées dans le processus de production – pour économiser l'équivalent de 220 millions de litres par an – et |
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE |
● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | STABLE | EVOL. 2026 EST. : | 3 % |
PER 2027 : 13,5 FOIS une nouvelle ligne d'embouteillage plus performante et économe sera installée.
Enfin, quinze jours plus tôt, Antoine de Saint-Affrique avait également coupé le ruban, dans le Nord, à Steenvoorde, de la plus grande ligne de nutrition médicale du groupe en France, un investissement de 70 millions. La capacité de production est portée à près de 20 millions de litres par an avec jusqu'à 150 références produites, selon Danone, l'usine réunissant, en outre, sur un même lieu, la valorisation du lait en ingrédients à forte valeur ajoutée, la nutrition infantile et la nutrition médicale, « ce qui en fait un outil industriel stratégique pour la France » et une référence au sein du réseau industriel européen. – D. T.
Alten 的情况正在好转,且每季度都在得到证实。这家工程与技术咨询专家的复苏速度令不少人感到惊讶。例如,AllInvest Securities 的分析师在对该集团公布的强劲季度业绩做出反应时指出:“势头已明显重新转正,比我们的预想提前了几个月。”该集团目前由 Cyril Malargé(前 Sopra Steria)领导。
📄 Original Section
NOTRE CONSEIL
ACHETER Le secteur est à la peine, et le groupe doit prouver que sa stratégie centrée une alimentation santé lui permet de continuer de croître malgré un environnement dégradé. Ce sur quoi nous comptons.
Objectif : abaissé à 75 € (BN).
Prochain rendez-vous : le 28 octobre, chiffre d'affaires trimestriel.
买入 我们在5月初的一次行业回顾中已恢复至买入评级。鉴于目前更有利的市场环境以及 Alten 快速提升利润率的能力,我们维持该评级。目标价从 100 € 上调至 110 € (ATE)。下一个关键时间点:10月27日,第三季度业务报告。
📄 Original Section
Sanofi Elargissement de l'alliance avec l'américain Regeneron
L'action Sanofi s'est distinguée jeudi 1 $^{er}$ octobre. Dans un marché en nette baisse, elle a clôturé en hausse de 0,6 %, soutenue par l'annonce de l'élargissement de l'alliance de longue date dans l'immunologie du laboratoire français avec l'américain Regeneron, à l'origine de Dupixent. Ce traitement est devenu son plus gros blockbuster (42 % des ventes) Les deux sociétés codévelopperont et cocommercialiseront quatre anticorps de nouvelle génération (en phase I ou en préclinique) ciblant l'inflammation de type 2, inventés par la biotech américaine. Regeneron disposera d'une option pour intégrer à la collaboration le lunsekimig de Sanofi, un anticorps innovant en phase III dans les malades respiratoires. Sanofi va verser à Regeneron 1 milliard de dollars, puis de potentiels paiements d'étape (en fonction des avancées cliniques) jusqu'à 7 milliards. Les deux sociétés se partageront coûts de développement et profits. L'accord met fin au litige en cours entre les deux partenaires. « Des opérations d'acquisitions et un accord retardant l'entrée des biosimilaires restent essentiels pour amortir le choc de l'expiration du brevet de
Dupixent en 2031-2032. Mais ces nouveaux développements doivent être perçus comme un signal positif reflétant un net progrès pour reconstruire le portefeuille de R&D, sous la houlette de la nouvelle direction », estime le courtier Jefferies.
纳税群体中爆发了愤怒。高速公路特许经营公司通过其联合会——法国高速公路公司协会(Association des sociétés françaises d'autoroutes)谴责这一决定,“这将使国家从通行费收入中抽取的税收、税金和规费的比例超过 50 % 的门槛”。在这个象征性的数字中,包含着一种希望,即公众能像对待燃料一样意识到,所支付的大部分价格(在本例中为通行费)最终都进入了国库。
📄 Original Section
INTERROGATIONS
Reste que certains investisseurs jugent cette extension de l'accord asymétrique, favorisant Regeneron, qui amène des actifs en stade précoce sur la base d'une technologie proche de celle de Dupixent, alors que Sanofi apporterait lunsekimig, actif très avancé et novateur, tout en mettant, seul, la main au portefeuille. Ce qui explique la baisse de l'action, vendredi. – A. B.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 73,10 € | VARIATION 52 SEMAINES : | -14,18 % | 2026 : | -11,63 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,6 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 91,15 € / 70,96 € |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
SOLIDITÉ DU BILAN | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | 8 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 67,72 € |
CONSENSUS DES ANALYSTES | A 50% | C 50% | V 0% | PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
ACHETER Dupixent devrait continuer à porter la croissance des bénéfices autour de 8 % par an sur 2026-2030, avant l'expiration de son brevet. Cela laisse du temps au groupe, au vu de son imposante capacité financière (de l'ordre de 25 milliards), pour réaliser des acquisitions. Sur la base d'un PER de 8 fois pour 2027, la décote est proche de 40 % par rapport au secteur. Objectif :100 € (SAN). Prochain rendez-vous : le 30 octobre, résultats trimestriels.
Rexel augmente la mise aux Etats-Unis dans les data centers
L'Amérique et les data centers! Le grand large et les vents d'Ouest n'ont pas fini d'exercer leur pouvoir d'attraction sur les groupes européens en mesure de se positionner sur le développement des infrastructures liées à l'essor de l'intelligence artificielle. C'est dans ce contexte que Rexel se lance dans le rachat de GCG, un distributeur américain de premier plan, spécialisé dans les câbles et assemblages destinés aux infrastructures dites « critiques », c'est-à-dire à haute exigence de sécurité. Dans le lot, il y a bien évidemment les centres de données, qui génèrent 21 % des ventes de l'entreprise, devant les réseaux électriques, 18 %, l'industrie et ses infrastructures, 12 %, et la défense, 11 %, entre autres.
CGC emploie 1.000 personnes, pèse 1,1 milliard de dollars (980 millions d'euros), avec un taux de croissance annuel moyen de 11 % depuis 2019, et a amené sa marge d'exploitation ajustée à 11 %. |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 34,20 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 23,07 % | 2026 : | 1,82 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,2 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 39,80 € / 27,41 € | Intérêt stratégique de l'opération : le fait que Rexel renforce sa position aux Etats-Unis, qui représenteront plus de 50 % de son chiffre d'affaires, contre 46 % en 2025, mais pas seulement. La progression de la part des data centers dans le chiffre d'affaires américain qui passera de 8 % à 10 % représente un autre atout, de même que les débouchés supplémentaires apportés par CGC dans les services aux collectivités et dans la défense, qui supportent de fortes barrières à l'entrée.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE |
● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 1% | EVOL. 2026 EST. : | 6% |
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 13,7 FOIS | PER 2027 : | 11,7 FOIS | L'addition à régler est raisonnable : CGE est valorisé 1,4 milliard de dollars, ce qui donne des multiples d'acquisition de 1,3 fois le chiffre d'affaires, et de 11,6 fois le résultat d'exploitation ajusté, et même de 8 fois, selon les calculs d'Oddo BHF, en intégrant les synergies. Rexel prévoit la fourchette haute de celles générées en moyenne lors de deals précédents, ce qui correspondrait, selon le cabinet d'analyse financière, à 3 % ou à 4 % du chiffre d'affaires de CGC. L'opération sera financée pour 500 millions d'euros par augmentation de capital mais, estime Oddo BHF, « malgré la composante actions, elle ne sera pas dilutive ». Elle devrait même apporter 1,5 % de bénéfice par action en plus la première année.- J.V.-S.
ACHETER Le dynamisme affiché par le groupe sur les Etats-Unis et les data centers est attrayant et nous semble justifier de revenir sur le titre, en tenant compte d'un potentiel limité à court terme par des ratios historiquement élevés (10 fois la valeur d'entreprise sur résultat d'exploitation ajusté 2027).
EssilorLuxottica Solide croissance attendue malgré l'effet de base
Le leader mondial de l'optique dont l'action a perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début de l'année ne devrait pas réserver de mauvaises surprises lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre.
La base de comparaison difficile est intégrée. Le consensus prévoit pour cette période un ralentissement de la croissance organique du chiffre d'affaires qui devrait ressortir autour de 5,5 %, après une progression de 9,7 % (à changes constants) au premier semestre, et attend une progression annuelle de l'ordre de 7 %, assortie d'une amélioration de la rentabilité. Rappelons que l'envolée des lunettes connectées avait boosté les ventes du troisième trimestre 2025 (+11,7 % à devises constantes) et surtout celles des trois derniers mois de l'année (+18,4 %).
Le courtier Jefferies estime qu'elles contribueront à environ 1,5 point de croissance annuelle en 2026 et table sur près de 9 millions d'unités commercialisées, contre 7 millions en 2025. Il anticipe même 20 millions de paires de lunettes IA vendues d'ici fin 2030, malgré la concurrence. « Le groupe et son partenaire Meta conserveront la part du lion sur ce marché en plein essor grâce à leur avantage de premier entrant, à des marques attrayantes et à des capacités de distribution uniques » juge-t-il. Il est vrai que le tandem est sur la bonne voie pour réaliser son objectif: proposer 100 références de lunettes IA à la fin de cette année, contre une soixantaine en 2025. Il a dévoilé, fin septembre, lors de l'événement Meta Connect, un portefeuille qui s'est nettement étoffé, avec notamment les Ray-Ban Meta Audio ou les Ray-Ban Meta Gen 3, et annoncé l'arrivée de Muse, l'agent IA personnel de Meta, sur toutes les lunettes connectées des marques des deux entreprises.
Sur le plan de la gouvernance, la pression est retombée. Le conseil d'administration du groupe a rappelé qu'il soutenait totalement la stratégie du tandem dirigeant, Francesco Milleri et Paul du Saillant, en dépit des récentes tensions entre les huit héritiers Del Vecchio, et en particulier après la démission fracassante (de ses fonctions dans le groupe) de l'un d'entre eux, Leonardo Maria Del Vecchio. « La distance prise vis-à-vis de ce dernier constitue une étape
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 144,60 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 47,78 % | 2026 : | - 46,42 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,5 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 323,80 € / 138,30 € | CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 17 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 88 €
CONSUS DES ANALYSTES
A 83 %
C 13 %
V 4 %
essentielle pour amorcer une revalorisation du titre », s'est d'ailleurs réjoui un analyste.
Autre échéance importante, d'ici à la fin de l'année, la maison de couture Armani devrait démarrer des discussions avec LVMH, L'Oréal et Essilor Luxottica dans le cadre des dernières volontés de son fondateur, Giorgio Armani. Elles concernent la cession d'une participation minoritaire au sein du capital de l'italien à ces trois sociétés désignées comme partenaires privilégiées. L'une des options évoquées consisterait à répartir les 15 % entre elles.—A. B.
ACHETER La sanction paraît injustifiée : la valorisation est tombée au niveau d'avant l'arrivée des lunettes connectées, qui permettent au groupe d'accélérer sa croissance. Objectif : 175 € (EL). Prochain rendez-vous : le 20 octobre, résultats du 3ème trimestre. |
Airbus Un dernier-né en forme pour attaquer Boeing dans le fret
Le vol inaugural de l'A350F en version cargo s'est bien déroulé, mardi 29 septembre. Le premier des deux appareils d'essais de ce nouveau modèle d'Airbus a réalisé un tour de 4 heures et 10 minutes dans les airs, à 25.000 pieds, vérifiant les qualités de vol fondamentales de l'appareil et ses systèmes de base. « Ce vol inaugural marque une étape majeure pour l'A350F et pour nos clients du monde entier. Dernier-né de notre plateforme A350, qui connaît un immense succès, l'A350F va véritablement révolutionner le marché du fret aérien, en alliant une flexibilité opérationnelle, une efficacité énergétique et une autonomie inégalées », a déclaré Lars Wagner, le PDG de la division des avions commerciaux, dans un communiqué.
La campagne d'essais en vol devrait durer encore neuf mois et l'entrée en service de l'appareil, initialement prévue en 2025 mais retardée par des difficultés dans la chaîne d'approvisionnement, est prévue pour le second semestre 2027.
Le constructeur européen s'attaque au segment du fret aérien, où les 777 et 747 de Boeing dominent pour l'instant, avec un appareil de nouvelle génération jugé plus efficient. Le groupe affichait, fin août, 115 commandes pour cet A350F, dont 20 d'Atlas Air (avec une option pour 20 avions supplémentaires), un acteur de premier plan jusque-là client fidèle de Boeing. Dans son rapport Global Market Forecast, fin 2025, Airbus avait estimé à 45 % la croissance attendue sur les vingt prochaines années de la flotte mondiale d'avions cargos.
Une bonne nouvelle, même si elle n'a pas complètement suffi à soutenir le cours de l'avionneur qui accuse un recul de 6 % sur un mois, dans un marché parisien sous pression, il est vrai. Airbus avait, par ailleurs, indiqué, le 25 septembre, avoir identifié un défaut de qualité susceptible d'affecter des centaines de ses A321neo.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
Les appareils peuvent continuer d'opérer, a toutefois fait savoir le groupe, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'un problème de sécurité mais de qualité et confirmant son objectif de 870 livraisons d'avions cette année. Le constructeur devrait publier prochainement ses livraisons pour le mois de septembre.
然而,这一切始于一对双胞胎兄弟——弗朗索瓦·布朗 (François Blanc) 和路易·布朗 (Louis Blanc) 对赌博的热情。在 1830 年代于波尔多和巴黎证券交易所积累经验后,他们意识到当时风行的赌博可能让他们发财。在他们的经纪公司关闭后,他们定居在允许赌博的黑森-霍姆堡伯国 (landgraviat de Hesse-Homburg)。他们甚至拯救了这个负债累累的小国,因为那里开设了赌场、酒店和温泉浴场,且一座比一座更加奢华。轮盘赌的发明者弗朗索瓦·布朗被誉为“霍姆堡的魔术师”。国际客户们欣然来到这里挥金如土。为了让业务繁荣并在夏季吸引玩家,他们转向南方的里维埃拉。但法国和意大利禁止赌博。于是摩纳哥被选中,名为“Bains de Mer”的赌场获得了为期五十年的独家经营权。摩纳哥浴场公司 (Société des Bains de Mer de Monaco) 于 1863 年 4 月 2 日在这座山丘上成立,后来被摩纳哥的查理三世王子重新命名为蒙特卡洛 (Monte-Carlo,意为查理山)。从此,公国的发展加速,得益于公路和铁路的发展,全球名流纷纷聚集在巴黎酒店 (Hôtel de Paris) —— 这全球最著名的宫殿酒店之一。
“公司必须在所有领域继续实施其发展战略,使其能够拥有稳健且多样化的经济模式。”
斯特凡·瓦莱里 (Stéphane Valeri),SBM 总裁兼首席执行官
📄 Original Section
Alten Les ambitions annuelles encore rehaussées
Alten va mieux et le confirme trimestre après trimestre. La rapidité du redressement du spécialiste de l'ingénierie et du conseil en technologies en a d'ailleurs surpris plus d'un. « Le momentum est clairement redevenu positif avec quelques mois d'avance par rapport à notre scénario », constatent à titre d'exemple les analystes d'AllInvest Securities, en réaction aux solides résultats trimestriels dévoilés par le groupe désormais dirigé par Cyril Malargé (ex-Sopra Steria).
Ils ont en effet révélé qu'Alten était (enfin) parvenu à renouer avec la croissance organique de son chiffre d'affaires au cours du deuxième trimestre, grâce à une amélioration observée « dans l'ensemble des zones géographiques ». En matière de marchés, l'activité « a accéléré dans les secteurs de l'aérospatiale, de la défense, de la sécurité, du naval et du ferroviaire », se réjouit également le groupe parisien.
Plus appréciable, encore, cette publication « démontre que le retour à la croissance, même modeste [+ 1,6 % à changes constants sur les six premiers mois], génère un effet de levier conséquent sur les résultats, avec un résultat opérationnel d'activité, un flux de trésorerie et un résultat net respectivement en hausse de 23 %, 33 % et près de 38 % », observe Sarah Thirion, analyste chez TP Icap Midcap.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
Le ton, résolument positif, des dirigeants d'Alten lors de la conférence téléphonique en marge de cette publication suggère par ailleurs que le troisième trimestre devrait confirmer le retour à une dynamique plus favorable, les analystes d'AllInvest Securities conférant même « une probabilité forte » au scénario d'un nouveau relèvement des objectifs annuels, fin octobre, à l'occasion des résultats du troisième trimestre.
Après avoir rehaussé ses ambitions au terme du premier trimestre, Alten a réitéré, le 24 septembre, à l'issue du premier semestre, ciblant désormais pour 2026 une croissance en comparable de son chiffre d'affaires de 1,8 % en milieu de fourchette et sur une marge opérationnelle d'« environ 9,2 % », contre respectivement 1,6 % et 9 % auparavant. Avec une trésorerie nette supérieure à 300 millions d'euros, l'entreprise de services du numérique indique disposer d'une « capacité d'investissement significative », avec un gearing négatif de 14 %, laissant entrevoir de possibles opérations de croissance externe à venir.-Q.S. |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 185,60 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 6,77 % | 2026 : | - 6,45 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,3 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 221,30 € / 157,42 € |
SOLIDITE DU BILAN |
TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES: 46% |
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION: 32,95 € |
CONSENSUS DES ANALYSTES | A | 78% | C | 22% | V | 0% |
ACHETER Nous étions revenus à l'achat début mai, à l'occasion d'une revue sectorielle. Nous le restons, au vu du contexte de marché plus favorable et de la capacité d'Alten à redresser rapidement ses marges. Objectif relevé de 100 € à 110 € (ATE). Prochain rendez-vous : le 27 octobre, activité du troisième trimestre.
Le gouvernement projette de multiplier par 2,6 fois la taxe sur les infrastructures de transport. Les concessionnaires rejettent cette nouvelle ponction. Quoi qu'il en soit, elle ne devrait pas peser sur les dividendes.
Une taxe assise sur le chiffre d'affaires déjà très lourde rapportée aux bénéfices nets
\* Taxe sur l'exploitation des infrastructures de transport longue distance.
(1) Sur résultat net du groupe. (2) Sur résultat net d'APRR. (3) Sur résultat net de Vinci Autoroutes.
D es cash-flows abondants, une opinion publique accommodante : c'est le profil
des entreprises que les pouvoirs publics mettent à contribution lorsque les caisses sont vides. Vaches à lait contre vaches maigres : le secteur des jeux est périodiquement visé, et c'est le cas aussi des concessionnaires autoroutiers, largement perçus dans l'opinion comme réalisant des surprofits.
Ils sont la cible du moment : le gouvernement va inclure dans le projet de loi de finances pour 2027 une mesure modifiant les seuils de la taxe sur l'exploitation des infrastructures de transport de longue distance, qui touche aussi les aéroports. On passerait de 4,6 % du chiffre d'affaires au-delà de 120 millions d'euros, à un taux progressif, pouvant aller jusqu'à 12,2 %. A noter qu'un niveau de 10 % avait déjà été voté par le Parlement il y a un an, mais sans mise en œuvre. Gain espéré : 1,4 milliard d'euros, contre 600 millions d'euros dans la configuration actuelle de l'impôt.
Fureur dans les rangs des assujettis à la taxe. Les sociétés concessionnaires d'autoroutes dénoncent, par leur fédération, l'Association des sociétés françaises d'autoroutes, une décision « qui ferait passer la part des impôts, taxes et redevances prélevés par l'Etat sur les recettes de péage au-delà du seuil des 50 % ». Dans ce chiffre symbolique, il y a l'espoir que le public prenne conscience, comme pour les carburants, que la plus grande partie du prix acquitté, en l'occurrence celui des péages, rejoint les caisses de l'Etat.
Les intéressés promettent de faire échec au nouvel impôt. Conseil d'Etat et Conseil constitutionnel avaient jugé, en 2024, lors de la mise en place de la taxation à 4,6 %, que cela ne rom-pait pas l'égalité devant l'impôt. Mais d'autres recours sont toujours en cours, notamment devant le tribunal administratif, et l'ampleur de l'augmentation envisagée pourrait fournir de nouveaux arguments juridiques, selon les plaignants.
En attendant, c'est un mauvais coup pour les titres des trois grands concessionnaires, Vinci, Eiffage et ADP, qui ont dévissé en Bourse.
Une baisse qui intervient sur un terrain déjà fragilisé : avant cela, outre le durcissement de l'impôt sur les sociétés (IS), les membres du trio ont dû faire face à l'impact direct sur leur activité de la flambée du prix des carburants, qui pèse sur les déplacements automobiles et aériens. Le gouvernement en rajoute à présent une couche qui va affecter les entreprises en fonction de leur chiffre d'affaires, pris comme base de calcul de la taxe. Vinci, avec ses 6,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les autoroutes en France, restera le premier contributeur.
这一趋势虽然在今年有所加强,但并非新鲜事。正是凭借高端化转型,Club Med 才能扭转局面,并在 2015 年引发抢购(意大利人 Andrea Bonomi 与中国复星集团之间展开了收购之争)。Pierre & Vacances 也走上了同样的道路。通过重新聚焦于翻新公寓和度假屋的高端住宿,该公司恢复了更好的盈利能力,从而吸引了阿布扎比主权基金分支机构 Mubadala Capital (MC) 的关注。双方刚刚签署了一项合作协议。同样,正因为
戛纳市立赌场公司(Société Fermière du Casino Municipal de Cannes)状态极佳,Barrière 家族希望重新获得其全面控制权。最后,其定制化产品主要面向富裕客户的 Voyageurs du Monde,在被管理层收购后,预计很快将退市。因此,巴黎证券交易所的旅游板块将失去几家优质公司,但该板块依然具有吸引力,甚至得到了增强——2025 年,优秀的意大利企业 Kaleon 将加入,该公司在博罗梅奥群岛(马焦雷湖上的 Isola Bella 和 Isola Madre)提供迷人的游览和住宿服务。最后,欧洲酒店业巨头 Accor 持续推进高端化战略,并向国际市场(中国和印度)布局,以减少对欧洲的依赖。-S.A.
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GRANDS ÉCARTS
Compte tenu de sa marge nette (rapport entre le résultat net et le chiffre d'affaires) bien plus faible, ADP devrait à nouveau être le plus pénalisé en valeur relative : en 2025, la taxe acquittée représentait l'équivalent de 34 % de son profit net.
Eiffage s'en sort mieux, avec une taxe qui a représenté, en 2025, 11,9 % du résultat net d'APRR (qui regroupe 96 % du résultat opérationnel du pôle concessions du groupe), contre
16,1 % de celui de Vinci Auto-routes. Reste à connaître comment s'appliquera le principe de progressivité, susceptible de creuser les écarts déjà existants entre les différents acteurs. Le chiffre que font circuler les concessionnaires : transformée en équivalent IS, la nouvelle taxe au taux plein équivaudrait à une part supplémentaire de 20 % d'IS.
ACHETER C'est une ponction supplémentaire sur les revenus distribuables aux actionnaires. Cependant, nous estimons qu'à ce stade, les politiques de dividende ne seront pas remises en cause, avec une fragilité plus grande du côté d'ADP. Nous restons acheteurs de Vinci (Objectif : 130 €, DG) et d'Eiffage (Objectif : 130 €, FGR). RESTER À L'ÉCART Nous sommes à l'écart d'ADP (ADP).
Les chiffres impressionnent: 1,1 milliard d'euros sur un quart de siècle. C'est le contrat annoncé le 30 septembre par Veolia pour la gestion des services d'eau potable de huit communes de l'aire métropolitaine de Barcelone, soit une population d'environ 230.000 habitants. Le numéro un mondial des services à l'environnement ne sera pas en terre inconnue : il s'agit d'une extension de son champ d'action car il approvisionne déjà en eau la ville de Barcelone et un total de 23 municipalités de l'aire métropolitaine de la capitale catalane, soit plus de 3 millions d'habitants, nous a précisé le groupe.
Ce dernier nous rappelle aussi son objectif d'investir 1 milliard d'euros d'ici à 2030 en Espagne, un pays où il prévoit une croissance « de plus de 40 % » à cet horizon. « Leader de la gestion de l'eau », Veolia y a réalisé un chiffre d'affaires de 3 milliards en 2025 (sur un total de 44 milliards).
Pour ce nouveau contrat, situé dans une région en stress hydrique, et d'autant plus qu'elle cumule des activités touristiques, industrielles et agricoles, le groupe va investir dans des outils visant à une gestion plus efficace et économe de la ressource en eau : déploiement d'un nouveau système de détection des fuites sur le réseau, numérisation des centres d'exploitation, relève à distance des compteurs ou, encore, achat de véhicules électriques.
L'annonce de ce gros contrat n'a pas particulièrement ranimé l'action, restée pénalisée par la remontée des taux d'intérêt, alors que ce type d'entreprise est structurellement endettée, et par l'incertitude politique française. Néanmoins, le bureau d'analyse a intégré Veolia parmi ses utilities européennes favorites, avec un cours cible de 45 €, dans une étude sectorielle parue le 30 septembre. —C. L. C.
ACHETER La valeur est pénalisée en Bourse par la hausse des taux et le « risque France », mais ce nouveau contrat illustre la pertinence des offres du groupe dans un pays déjà de longue date en stress hydrique.
Objectif : 39 € (VIE).
Prochain rendez-vous : le 5 novembre, résultats à neuf mois.
Une Bellon peut en cacher une autre. Nathalie Bellon-Szabo va succéder à sa sœur Sophie Bellon à la tête du groupe de restauration collective et de services. La nouvelle a constitué une surprise, mais elle n'a pas suscité de remous, la valeur étant plus pénalisée par le repli général du marché sur la semaine que par l'annonce.
Après dix ans à la tête du conseil d'administration et comme directrice générale, de février 2022 à la nomination de Thierry Delaporte, en novembre 2025, Sophie Bellon va passer le relais. Elle a conduit plusieurs opérations structurantes, comme le recentrage du portefeuille d'activités, les simplifications de l'organisation et de la structure capitalistique ou, encore, la plus emblématique, la scission de l'activité de services aux salariés, Pluxee.
Sa sœur Nathalie Bellon-Szabo, appelée à reprendre le flambeau à l'issue de l'assemblée générale du 16 décembre, connaît bien la maison. Après avoir exercé différentes fonctions au sein de l'entreprise, dans laquelle elle travaille depuis trente ans, elle dirige aujourd'hui Sodexo Live !, la filiale spécialisée dans la restauration et l'hospitalité des événements sportifs ou culturels, dont le chiffre d'affaires a été multiplié par quatre en dix ans. Elle cessera ses fonctions opérationnelles une fois sa nomination entérinée.
Ce changement intervient alors que le groupe a lancé, en juillet, son nouveau plan stratégique. Il doit lui permettre de retrouver le chemin d'une croissance normative, en panne aujourd'hui car plombée par les pertes de contrats aux Etats-Unis. Il faudra néanmoins du temps pour que les transformations annoncées se concrétisent. Les résultats de l'exercice 2025-2026 (clos le 31 août), publiés dans trois semaines, porteront les traces des restructurations engagées.
Des progrès sont attendus pour l'exercice en cours, avec un Ebitda anticipé par le consensus FactSet de 1,34 milliard d'euros, contre 1,28 milliard estimé pour 2025-2026. Mais ils se feront surtout ressentir à compter de l'exercice prochain (2027-2028), où le résultat brut d'exploitation pourrait ressortir à 1,51 milliard. La patience est de mise. —C. S.
ACHETER Le groupe évolue sur un marché porteur où l'externalisation offre un potentiel important. Plus de 50 % de ses ventes sont insensibles aux aléas économiques, et sa valorisation reste raisonnable, avec un ratio valeur d'entreprise sur bénéfice opérationnel de 14,8 fois pour 2027, et qui tombe à 12,6 fois pour 2028. Objectif : 68 € (SW). Prochain rendez-vous : le 23 octobre, résultats annuels.
L'opération avait été annoncée en janvier, mais il ne s'agissait alors que d'un protocole d'accord. Les choses sont maintenant certaines : OPmobility va acquérir 100 % de la division éclairage de Hyundai Mobis, filiale du constructeur automobile coréen du même nom. Compte tenu de la nécessaire obtention des autorisations réglementaires, l'intégration effective n'est pas attendue avant le second semestre de 2027.
Le montant de la transaction en valeur d'entreprise est de 600 milliards de won's sud-coréens, soit 390 millions d'euros. Cela va permettre au pôle éclairage d'OPmobility, constitué en 2022 à partir de l'achat de l'indien Varroc et de l'allemand AMLS, de plus que doubler de taille, pour afficher un chiffre d'affaires de l'ordre de 2,5 milliards (19 % des facturations totales du groupe) et de devenir le sixième acteur du secteur, avec une part de marché de l'ordre de 5 % à 6 % dans un domaine encore assez fragmenté, où les deux autres grands équipementiers français, Valeo et Forvia, figurent parmi les leaders.
Avec cette acquisition, l'ensemble Hyundai-Kia deviendra le deuxième client d'OPmobility, derrière le groupe Volkswagen, et renforcera le poids de l'Asie dans le chiffre d'affaires, puisque l'entité acquise, qui dispose de cinq usines (deux en Corée, une en Chine, une au Mexique et une en République tchèque), réalise la moitié de ses ventes sur ce continent. Les deux sociétés sont aussi complémentaires au niveau des produits, Huyndai Mobis étant plutôt spécialisée dans l'éclairage avant du véhicule alors qu'OPmobility est plus présent sur les feux arrière. Par ailleurs, le groupe confirme que cette croissance externe aura un effet positif sur ses comptes dès la première année d'intégration.
ACHETER L'acquisition paraît judicieuse et la valorisation est basse pour une société qui mène bien sa barque dans un environnement difficile. Objectif abaissé à 16 € (OPM). Prochain rendez-vous : le 21 octobre, chiffre d'affaires trimestriel.
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COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 30,52 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 5,42 % | 2026 : | 2,69 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0.4 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 37,66 € / 27,69 € | CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 8,2 FOIS | PER 2027 : | 7,4 FOIS | # Groupe SBM, une entreprise d'exception pour embellir son portefeuille
Le groupe monégasque, propriétaire de magnifiques actifs sur le Rocher, affiche une croissance très rentable. Porté par les bonnes perspectives du luxe dans le tourisme, le titre devrait rester recherché.
Répartition des activités dans chaque division, en %
« ci, nous devons donner du rêve, des plaisirs et de la beauté. » Cette injonction de François Blanc,
le fondateur de Monte-Carlo Société des Bains de Mer et du Cercle des Etrangers à Monaco (Groupe SBM), rappelle le très beau poème de Baudelaire. Et en effet, depuis 163 ans, l'entreprise invite au voyage dans l'un des univers les plus luxueux qui soient.
Pourtant, tout a commencé par une passion pour les jeux d'argent de deux frères jumeaux, François et Louis Blanc. Après avoir fait leurs armes à la Bourse de Bordeaux et de Paris dans les années 1830, ils comprennent que les jeux d'argent, à l'époque à la mode, pourraient faire leur fortune. Leurs maisons d'agents de change fermées, les voilà qui s'installent dans le landgraviat de Hesse-Homburg, où les jeux de hasard sont autorisés. Ils vont même sauver ce petit Etat endetté, puisque y seront ouverts des casinos, des hôtels et des thermes, tous plus somptueux les uns que les autres. François Blanc, l'inventeur de la roulette, a été surnommé le Magicien de Homburg. La clientèle internationale vient y perdre son argent avec délice. Pour faire prospérer ses affaires et attirer des joueurs durant l'été, cap au sud, sur la Riviera. Mais la France et l'Italie interdisent les jeux d'argent. Monaco est alors choisi et la maison de jeux dénommée « Bains de Mer » obtient l'exclusivité des jeux pour cinquante ans. La Société des Bains de Mer de Monaco est alors créée, le 2 avril 1863, sur cette colline et sera rebaptisée plus tard Monte-Carlo (mont Charles) par le prince Charles III de Monaco. A partir de là, l'essor de la Principauté s'accélère et grâce au développement des routes et du chemin de fer, tout ce que le monde compte de célébrités se retrouve à l'Hôtel de Paris, un des palaces les plus célèbres de la planète.
« La société doit poursuivre la mise en œuvre de sa stratégie de développement dans tous les secteurs, qui lui permet de disposer d’un modèle économique solide et diversifié. »
Aujourd'hui, l'empire est bien plus vaste. Son succès ne doit rien au hasard et son prestige est indissociable de celui de la Principauté de Monaco, son premier actionnaire à hauteur de 64,2 %. Sa principale activité, l'hôtellerie (50 % du chiffre d'affaires) s'appuie sur deux palaces l'Hôtel de Paris et l'Hôtel Hermitage et sur trois autres établissements de prestige, le Monte-Carlo Beach, le Monte-Carlo Bay Hotel & Resort et Le Méridien Beach Plaza. Va s'y ajouter le tout récemment rénové Monte-Carlo One Courchevel, également propriété de Groupe SBM. Une trentaine de restaurants et bars y sont agrégés, comptant pas moins de 10 étoiles Michelin. Sans omettre les Thermes Marins Monte-Carlo, le Sporting Monte-Carlo avec sa Salle des Etoiles et la discothèque Jimmy'z. Dans ses deux casinos (30 % des ventes), le Casino de
Monte-Carlo et le Casino Café de Paris, seule une clientèle internationale est admise, les Monégasques n'ayant pas le droit de jouer. Enfin, Groupe SBM possède et exploite des boutiques et des immeubles (170 biens en location commerciale et/ou résidentielle) de grand luxe. La stratégie est claire : rester propriétaire de tous ces actifs (la pierre dans la Principauté est la plus chère d'Europe), agrandir le rayonnement de ses 30 marques et maintenir une qualité de services d'exception (des offres privilèges ultraprivées aux meilleurs clients) dans tous ses domaines d'activité : l'hébergement, la gastronomie, le bien-être, le divertissement, les jeux, les loisirs et la location de luxe. Cet objectif passe par des investissements élevés (176,8 millions d'euros en 2025-2026). La rénovation des hôtels est, bien sûr, un must, car elle permet d'ajouter des suites et d'augmenter les prix. Par exemple, celle de l'Hôtel de Paris a nécessité 250 millions d'euros. |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 142 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 24,56 % | 2026 : | 35,24 % |
LIQUIDITÉ | VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : | 511 | EXTRÈMES 52 S. : | 146 € / 99 € | L'extrême personnalisation pour des expériences rares exige aussi une abondante main-d'œuvre : la société est le premier employeur
Enfin, Groupe SBM noue des partenariats prestigieux, comme avec la compagnie Crystal Cruises (deux navires-casinos), Rolex ou LVMH, qui est aussi actionnaire à hauteur de 5 %, et propose des événements spectaculaires (Grand Prix de Formule 1 de Monaco, Monte-Carlo Summer Festival, etc.) notamment à travers son programme de fidélité, tout en lançant des nouveautés, comme la DigiWheel, la roue de la fortune numérique et interactive en haute définition. Ces dépenses, |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
SOLIDITÉ DU BILAN | TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : | 11 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 71,51 € |
PART DU CAPITAL DÊTENUE PAR | ETAT MONÉGASQUE : | 64,21 % | LVMH : | 5 % | GEG INV. HOLDING : | 4,99 % | Groupe SBM les finance grâce à sa génération de cash-flow (le flux net de trésorerie lié à l'activité s'élevait à 184,4 millions en 2025-2026, en hausse de 19 % sur un an), mais la plus-value de cession, en 2022, des 47,3 % dans BetClic Everest Group, pour 850 millions d'euros, a bien aidé. Après un exercice record (clôture à fin mars) en 2024-2025, les profits ont continué à grimper en 2025-2026. Pour un chiffre d'affaires de 861,6 millions (+ 12,2 %), le bénéfice net s'est établi à 112,90 millions, faisant ressortir une marge nette de 13,1 %.
Et le nouvel opus se présente bien. A l'issue de l'assemblée générale du 18 septembre, la direction a rappelé que le premier trimestre avait vu le chiffre d'affaires grimper de 11,2 %, à 271,3 millions, et que cette tendance s'était poursuivie pendant la saison d'été, les ventes durant les mois de juillet et août ayant progressé de 8 %. Cette dynamique a concerné tous les domaines d'activité, l'hébergement ayant bénéficié de hausses de prix et les jeux, de bonnes performances des jeux de table. Comme le disait François Blanc : « Rouge gagne souvent, Noir quelquefois, mais Blanc gagne toujours. »
North Atlantic Energies(原 Esso)上半年表现不一,宣布其息税折旧摊销前利润(EBITDA)增长两倍以上,达到 1.78 亿欧元,但净利润为负。该集团经营位于 Port-Jérôme-sur-Seine 的 Gravenchon 炼油厂,尤其受益于炼油利润率的飙升
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La montée en gamme, clé de la réussite
La saison touristique 2026 ne ressemble à aucune autre. Sa singularité provient d'abord d'une conjonction d'événements géopolitique et climatique qui ont bouleversé les habitudes des touristes. Le conflit au Moyen-Orient et la poursuite de la guerre entre la Russie et l'Ukraine ont fait flamber les prix de l'essence et du carburant, renchérissant les déplacements en voiture et par avion. La canicule et les incendies ont également modifié les comportements. Si la France a pu tirer son épingle du jeu cet été, c'est bien grâce à son attractivité auprès d'une clientèle internationale. Les Américains ont répondu présent, les Allemands ont continué de traverser le Rhin et les Chinois sont réapparus, mais moins nombreux qu'avant la pandémie de Covid-19. Les Français, eux, ont davantage dû se serrer la ceinture. Aussi, dans l'hôtellerie-restauration et les voyages, le clivage s'est creusé entre le luxe-haut de gamme, resté vigoureux, et le milieu de gamme-économique, davantage frappé par la baisse du pouvoir d'achat des familles.
“当炼油厂停产维护时,我们会投资于工业设备。我们将 Gravenchon 炼油厂的产能提高了 10 %。我们的目标是满足该地区的市场需求。” 首席执行官 Charles Amyot
仅有 4,8 百万吨原油得到处理(同比增长 28 %)。然而,由于库存持有和套期保值产生的财务费用给损益表的底线带来了压力。此外,在 North Atlantic France 对尚未持有的 North Atlantic Energies 股份进行简化公开收购计划的框架下(无需撤销
股票表现
● 股票业绩
COURS AU 1-10-26 : 84,40 €
52 周波动:-16,60 %
2026 年:94,11 %
● 流动性
日均成交量:14.316
52 周极值:112,10 € / 37,64 €
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VISER LES PLUS AISÉS, UNE TENDANCE LOURDE
Cette tendance, si elle s'est accentuée cette année, n'est pas nouvelle. C'est grâce à sa montée en gamme que le Club Med a pu redresser la barre et suscité des appétits en 2015 (bataille entre l'Italien Andrea Bonomi et le groupe chinois Fosun pour son acquisition). Pierre & Vacances a suivi le même chemin. En se recentrant sur les séjours premium dans des appartements et des cottages rénovés, la société a retrouvé une meilleure rentabilité, ce qui a attiré l'attention de Mubadala Capital (MC), un bras du fonds souverain d'Abu Dhabi. Ils viennent de signer un accord de rapprochement. C'est aussi parce
que Société Fermière du Casino Municipal de Cannes est en pleine forme que la famille Barrière souhaite en reprendre le contrôle total. Enfin, Voyageurs du Monde, dont l'offre sur mesure s'adresse surtout à une clientèle aisée, devrait bientôt sortir de la cote après un rachat par la direction. Le secteur du tourisme à la Bourse de Paris va donc perdre quelques sociétés de qualité, mais il reste attractif et il s'est même enrichi, avec l'arrivée en 2025 de la très belle entreprise italienne Kaleon, qui propose des visites et des séjours enchanteurs sur les îles Borromées (Isola Bella et Isola Madre sur le lac Majeur). Enfin, Accor, le numéro un européen de l'hôtellerie dont la stratégie de prémiumisation se poursuit, pousse ses pions à l'international (Chine et Inde) pour moins dépendre de l'Europe. -S.A.
Depuis le début de l'année, le titre de Groupe SBM, coté à Paris en euros, affiche un gain de 35 %, une des meilleures performances du secteur du tourisme en 2026. Groupe SBM est une valeur d'actifs, la société étant propriétaire de ses hôtels, casinos, thermes, restaurants, bars, immeubles, boutiques, essentiellement situés dans la Principauté. Or la pierre sur le Rocher vaut très cher. En outre, la société dispose du privilège exclusif des jeux, régulièrement renouvelé par le gouvernement princier depuis 1863 (la dernière reconduction s'achèvera le 31 mars 2027). Au bilan, il est inscrit une valeur nette des immobilisations corporelles de 1,3 milliard au 31 mars. Alors que le groupe est en position de trésorerie nette positive à hauteur de 158,5 millions, la valeur d'entreprise ressort à 3,3 milliards, soit 3,3 fois le chiffre d'affaires. Enfin, le titre capitalise 25,7 fois les profits attendus en mars 2028. | Exercice clos le 31 mars | 2026 | 2027 (e) | 2028 (e) | CHIFFRE D'AFFAIRES (EN M€) | 861,6 | 922 | 994 | RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT (EN M€) | 86,6 | 95 | 105 | MARGE OPÉRATIONNELLE | 10 % | 10,3 % | 10,5 % | RÉSULTAT NET PART DU GROUPE (EN M€) | 112,9 | 123 | 135 | BÉNÉFICE NET PAR ACTION (EN €) | 4,60 | 5 | 5,51 | RATIO COURS/BÉNÉFICE (EN NB DE FOIS) | 30,9 | 28,4 | 25,7 | COURS LE 1-10-26 : 142 € ; CB : 3,5 MDS€ ; FP : 1,75 MDS€ ; DETTE NETTE : - 200 M€ ; RATIO D'ENDETTEMENT : - 11 % ; DIVIDENDE 2026 (E) : 2,20 € ; RENDEMENT : 1,6 % ; MNÉMO : BAIN.
Les revenus locatifs de cette foncière à la tête d'un patrimoine de 110 entrepôts ont progressé de 4,7% sur un an lors des neuf premiers mois de 2026, à 166,2 millions d'euros. Cela s'explique surtout par l'effet année pleine des livraisons intervenues en 2025, et accessoirement par l'indexation (+ 0,6%). Les investissements se sont accélérés cette année, pour un montant prévu de 200 millions d'euros – contre 55 millions l'an dernier – avec un rendement locatif supérieur à 6%. Ainsi, Argan a, par exemple, déjà pris livraison de deux entrepôts de 34.000 et de 20.000 mètres carrés pour Ferrero en Normandie, assortis de baux pour dix ans ferme. Et une nouvelle plateforme de 42.000 mètres carrés a été louée à Puma, près de Strasbourg, pour neuf ans ferme. L'objectif de revenus locatifs annuels pour l'exercice 2026 a été légèrement rehaussé, à au moins 222 millions d'euros (+ 4,7% sur un an).
Mais le meilleur est à venir. Les actionnaires sont convoqués le 20 novembre pour approuver une fusion avec la foncière belge WDP (Investir du 25 juillet), dont la capitalisation boursière est bien plus élevée (5 milliards, contre 1,7 milliard pour Argan). En réaction à cette annonce, l'agence Standard & Poor's a ajouté une perspective positive à sa notation (BBB–). Le rapprochement devrait permettre de peser sur le coût de la dette du nouvel ensemble. D'autant plus que WDP a réussi, le 30 septembre, une augmentation de capital de 400 millions d'euros (à 19,40 € par action), « réduisant son degré d'endettement de 4 points, à un peu plus de 37 % », précise Samy Bensaid, directeur des relations investisseurs d'Argan. Un apport d'argent frais bienvenu dans un
« Les revenus seront plus répartis, après la fusion, entre différents pays et clients. »
Samy Bensaid, directeur des relations investisseurs
contexte de hausse des taux, pour financer des investissements identifiés, entre autres, en Allemagne et en Lombardie. Le profil de risque sera largement réduit après la fusion. En effet, alors que la foncière Argan était uniquement présente en France, le portefeuille WDP, estimé à
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COMPORTEMENT DE L’ACTION |
● PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 66,60 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 4,72 % | 2026 : | 0,91 % |
● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 5 % | EVOL. 2026 EST. : | 1 % | 8,5 milliards d'euros fin juin, s'avère très complémentaire, puisqu'il se répartit principalement entre les Pays-Bas (37 %), la Belgique (30,6 %) et la Roumanie (19,4 %), et très peu en France (8,3 %). De plus, le risque locatif sera très dilué. Carrefour est, en effet, de loin le principal preneur chez Argan (27,2 % des loyers), suivi de FM Logistic (7 %), Amazon et Auchan (5 % chacun). Les premiers locataires de WDP sont Ahold Delhaize (5,4 %), Kuehne + Nagel (2,9 %) et Greenyard (2,4 %). Le poids de Carrefour va tomber à moins de 10 %.
ACHETER On peut dès à présent se positionner, dans l'optique d'apporter à l'offre de WDP. Chaque action Argan donnera droit à un dividende exceptionnel de 11 €, au moins en très grande majorité sous forme de remboursement d'apport non imposable (ce sera précisé lors de l'assemblée générale). Ensuite, elle sera échangée contre trois actions WDP. Cotées à Bruxelles et à Amsterdam, elles le seront aussi à Paris. Objectif : 77 € (ARG). Prochain rendez-vous : le 20 novembre, assemblée générale extraordinaire. |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
SOLIDITÉ DU BILAN | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | NS | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 93,57 € |
PART DU CAPITAL DÉTENUE PAR | FAMILLE LE LAN : | 36,55 % | CA ASSURANCES : | 15,84 % | ---
SERVICES INFORMATIQUES Infotel Un objectif de croissance presque doublé
Le relèvement d'objectifs formulé par Infotel, à l'occasion de ses résultats semestriels du 24 septembre, n'a certes pas pris de court les analystes, plusieurs d'entre eux ayant jugé, en marge du point d'activité de mi-août, que le simple maintien des objectifs semblait « conservateur » au vu de la dynamique commerciale, mais l'ampleur de la révision reste à saluer. D'une cible de croissance annuelle encore fixée à 5 %, fin juillet, après un premier semestre record en termes d'activité, l'ESN porte son objectif à 9,5 %. « Le groupe n'apparaît plus uniquement comme une ESN exposée aux grands comptes français, mais comme un acteur capable de transformer ses investissements dans l'IA en gains commerciaux tangibles et en amélioration de la rentabilité », juge Gilbert Ferrand, analyste chez TP Icap Midcap. Le relèvement de l'objectif de croissance et la confiance affichée sur les prochains trimestres traduisent, selon lui, cette évolution.
Infotel a par ailleurs profité de ses résultats trimestriels pour communiquer, pour la première fois, la marge opérationnelle courante (Ebita), attendue cette année. L'objectif est fixé à 9,2 %, ce qui correspondrait à un repli de 30 points de base par rapport à 2025. « Au regard de la marge
● PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 38,95 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 9,42 % | 2026 : | - 7,92 % |
● LIQUIDITÉ | VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : | 4.089 | EXTRÈMES 52 S. : | 44,70 € / 33,50 € | « L'IA constitue désormais un axe stratégique de développement, à la fois dans l'accompagnement de [nos] clients et dans la transformation interne du groupe. Nous intervenons déjà sur des missions à forte valeur ajoutée auprès de clients tels qu'Arkéa, BNP Paribas, la Banque de France ou Enedis. » Michel Koutchouk, directeur général
dégagée au premier semestre [9,1 %, soit 150 points de base de plus que sur le premier semestre 2025] et de la trajectoire du chiffre d'affaires, cet objectif nous paraît conservateur et laisse une marge de manœuvre pour une révision ultérieure », avancent les analystes d'AllInvest Securities. –Q. S.
ACHETER Le spécialiste des systèmes critiques se montre bien positionné pour tirer parti de l'intégration de l'IA chez les grands comptes et dispose d'une situation financière robuste. Un nouveau relèvement d'objectifs à la fin du mois n'est par ailleurs pas à exclure, notamment en matière de rentabilité. Objectif : 52 € (INF). Prochain rendez-vous : le 27 octobre, activité du troisième trimestre. |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
SOLIDITÉ DU BILAN | TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : | 81 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 17,16 € |
PART DU CAPITAL DÊTENUE PAR | B. LAFFORET : | 32,3 % | M. KOUTCHOUK : | 5,81 % | JOSYANE MULLER : | 3 % |
Kaufman & Broad Marges tenues dans un marché en berne
IL NOUS A DIT
Les chiffres restent solides, mais la Bourse n'en tient pas compte : les investisseurs fuient tout ce qui est associé aux taux d'intérêt. Et il est vrai que le marché du logement neuf est sinistré. Il semble aussi que la prime spéculative sur le titre du promoteur se soit dégonflée. Pourtant, le concurrent Promogim pointe toujours à 23,1 % du capital, avec un prix de revient qui serait de 31 €. Lors de la période de neuf mois achevée fin août, les réservations de logements, un indicateur avancé, ont été stables en volume (+ 0,3 %, à 3.771 lots), sur un marché en forte baisse, mais ont reculé en valeur de 9,8 %, à 745,8 millions d'euros TTC. Explication de David Laurent, directeur général délégué : « La part des ventes en bloc, incluant des logements sociaux avec un prix au mètre carré plus bas, a augmenté, ainsi que celle en résidences gérées, où les surfaces sont moindres. »
En tout état de cause, le bénéfice opérationnel courant a progressé de 2,5 %, à 58,2 millions d'euros, grâce à une marge élargie de 0,4 point, à 8 %. Et Kaufman & Broad a confirmé viser pour l'exercice 2026 un chiffre d'affaires comparable à l'an passé, avec une marge stable, proche de 8 %. Faut-il recourir « Le logement est désormais un thème mis en avant par l'ensemble de la classe politique. On peut s'attendre à une reprise du marché post-élection. » Nordine Hachemi, PDG
aux acquisitions pour retrouver la croissance ? Nordine Hachemi, PDG, se montre prudent : « Des acteurs à vendre ont acheté des terrains trop cher. C'est donc trop tard, nous ne sommes pas des magiciens! »-J.-L. C.
ACHETER La chute du cours (- 20 % en un mois) offre un bon point d'entrée pour le moyen terme. Attendu stable à 2,20 €, le dividende n'offre pas moins de 11,4 % de rendement ! La valeur d'entreprise se limite à 3,6 fois le bénéfice d'exploitation 2026 estimé, pour une moyenne historique supérieure à 6 fois. Objectif : 27 € (KOF). Prochain rendez-vous : le 1er février 2027, résultats annuels.
CIS Des progrès importants, mais plus difficiles à reproduire
Catering International Services En f
L'amélioration des performances opérationnelles du spécialiste de la gestion de bases de vie en milieux extrêmes s'observe publication après publication. Les données annoncées à fin juin valident la dynamique en cours avec une marge d'Ebitda de 8,6 %, en progrès de 50 points de base, pour un chiffre d'affaires de 275,2 millions d'euros, en hausse de 16,4 % et de 17 % à taux de change constant. « 2026 est aussi portée par la montée en puissance du contrat en Guinée qui atteint un pic. Nos développements, nos plans de performance et la standardisation de nos process sur les autres périmètres ainsi que nos renégociations tarifaires contribuent à la progression de l'activité et de la rentabilité », informe Yannick Morillon, le directeur général du groupe.
Reste à savoir si CIS est en mesure de poursuivre dans cette voie, ou si un palier n'a pas été atteint. « La dynamique du premier semestre nous offre une belle visibilité pour la seconde partie de l'exercice », note le dirigeant, qui évoque les nouveaux contrats signés au Brésil avec des groupes privés, les plans de performance mis en place, l'uniformisation des process, le repli des frais financiers et son repositionnement sur les grands projets. 2027 devrait néanmoins
«Nous sommes toujours dans une démarche de croissance externe. Mais nous nous sommes imposés comme contrainte que l'opération soit relative, restant focalisés sur la rentabilité.»
Yannick Morillon, directeur général
s'apparenter à une année de consolidation avec la phase de dé mobilisation du site de Simandou qui se traduira par une réduction importante des ouvriers – chinois – sur place. La croissance restera au rendez-vous, mais le rythme sera plus modéré. Yannick Morillon se montre pour autant confiant sur les perspectives à moyen terme : « La transition énergétique s'accentue, les pays producteurs ressortent de leurs cartons des projets et les financements vont se concrétiser dans les mois qui viennent. A nous de nous organiser pour répondre à ces appels d'offres. »—C. S.
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
● PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 19,38 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 34,31 % | 2026 : | - 35,18 % |
VENTE PARTIELLE Depuis que nous sommes revenus à l'achat sur le titre, il a été multiplié par près de 2,5. Il nous semble opportun de prendre une partie de ses bénéfices. Les progrès seront plus lents à court terme (ALCIS). Prochain rendez-vous : le 14 octobre, chiffre d'affaires trimestriel.
ous sommes contents de l'exercice [2025-2026 clos le 30 juin]
« Au regard du contexte politique incertain en France avec l'élection présidentielle à venir, comme à l'international, il serait imprudent de se lancer dans des projets d'envergure. » François Chapon, PDG
dans son ensemble. La seule déception vient de la marge d'Ebitda, qui était attendue proche de 10 % [7,9 % sur l'exercice], mais elle a été affectée par des surcharges liées au renchéressement des coûts de l'énergie. Un retour à un niveau de production et des stocks conformes à nos
一年内下跌 50 %,与此同时,这家正致力于转型为云巨头的软件发行商所发行的债券风险溢价达到了历史最高点。原因在于 Oracle 向一个大型数据中心项目的开发商(资产管理公司 Blue Owl Capital 的一家子公司)发出了不可抗力通知,旨在针对计划于 2028. 投入使用的项目可能出现的延迟进行自我保护。该园区是价值 5000 亿加元的 Stargate 项目的展示窗,该项目还包括 OpenAI 和软银,目前该园区面临一系列监管延迟和当地许可证被拒绝的问题,特别是关于将天然气输送到由 Bloom Energy 提供的燃料电池的天然气管道,且当地居民反对情绪强烈。
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CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
COMPORTEMENT DE L'ACTION
● PERFORMANCE DU TITRE
COURS AU 1-10-26 : 6,26 €
VARIATION 52 SEMAINES : 34,05 % 2026 :
11,39 %
● LIQUIDITÉ
VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : 3.573
EXTRÈMES 52 S. : 8,46 € / 4,53 €
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 10 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 6,18 €
PART DU CAPITAL DÉTENUE PAR
SA LOZÈRE HABITATION : 13 % standards constituent une bonne nouvelle », analyse François Chapon, le PDG de Cogra. Après deux exercices où l'entreprise a
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ
EVOL. MOYENNE (2022-2025) : - 7 %
EVOL. 2026 EST. : 24 %
BNPA
EVOL. MOYENNE (2022-2025) : NS
EVOL. 2026 EST. : NS
INTÉRÊT BOURSIER
● RENDEMENT
DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : 0
RDT 2025 : NUL RDT 2026 EST. : NUL
● VALORISATION ESTIMÉE
PER 2026 : 43,1 FOIS
PER 2027 : 15,3 FOIS
PEA-PME
subi « le retour de bâtons des années post-Covid, marquées par un effet de pénurie engendrant un emballement des prix », le producteur de granulés de bois est redevenu bénéficiaire, avec un résultat d'exploitation de 0,54 million d'euros, contre une perte opérationnelle de 4,8 millions un an plus tôt, et un profit net de 0,5 million, après un déficit de 4,7 millions. – C. S.
NOTRE CONSEIL
ACHETER L'amélioration des résultats devrait se poursuivre. Objectif : 9 € (ALCOG). Prochain rendez-vous : le 8 octobre, ventes du premier trimestre 2026-2027.
这种条款在能源行业很常见,允许客户推迟某些合同项下的财务承诺。在这种情况下,Oracle 希望在园区投入运营之前,继续向 Blue Owl 支付“减轻后”的租金。
如果这只是一项预防措施,它已引起债权人的警觉。摩根士丹利的分析师认为:“如果另一家领先的超大规模云服务商采取类似行动,可能会对市场产生更大影响,并证明有必要对合同保护条款进行更广泛的重新评估。” -Q. S.
投资标准
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North Atlantic Energies Hautes marges
Premier semestre contrasté pour North Atlantic Energies (ex-Esso), qui annonce un excédent brut d'exploitation multiplié par plus de deux, à 178 millions d'euros, mais un résultat net dans le rouge. Le groupe ,qui exploite la raffinerie de Gravenchon, à Port-Jérôme-sur-Seine, a d'autant plus bénéficié de l'envolée des marges de raffinage
« Quand une raffinerie est à l'arrêt pour maintenance, nous investissons dans l'outil industriel. Nous avons augmenté notre capacité de production de 10 % sur notre raffinerie de Gravenchon. Notre ambition est de répondre à la demande sur le territoire. » Charles Amyot, PDG
que 4,8 millions de tonnes de brut ont pu être traitées (+28 % sur un an). Toutefois, les frais financiers dus au portage et à la couverture de ses stocks ont pesé sur la dernière ligne du compte de résultat. Par ailleurs, dans le cadre du projet d'offre publique d'achat simplifiée par North Atlantic France sur les actions North Atlantic Energies non encore détenues (sans retrait
这一消息受到了市场的积极响应,这家电子芯片设计公司的股价在收盘时上涨 1,7 %。必须说,英伟达股票回购计划这种无与伦比的增长反映了其财务上的繁荣。这家全球市值第一的公司(约 5.000 亿美元)在截至 7 月底的 2027 财年上半年实现了近 700 亿美元的自由现金流。联合创始人兼首席执行官黄仁勋在的一份声明中评论道:“我们的现金生成能力使我们能够投资于推动这一[由 AI 实现的]转型之技术,并将资本返还给股东”,他认为该集团的股票回购计划“反映了[其]对长期机遇的信心”。提醒一点,英伟达还利用其现金储备对 AI 生态系统中的许多公司进行了参股或提供贷款。-A. L. D.
DNCA FINANCE : 1 % obligatoire) au prix de 28,93 € – un niveau jugé très insuffisant par plusieurs actionnaires et par le marché, puisque le titre a coté jusqu'à 112 € –, un expert indépendant a été désigné pour émettre un avis sur les conditions financières de l'opération. Ses travaux sont toujours en cours, selon la société.
ACHETER À TITRE SPÉCULATIF On profitera du recul de l'action pour se placer à titre spéculatif. Objectif : 97 € (NAE). Prochain rendez-vous : le 25 mars, comptes annuels.
这是一项价值 82 亿加元的交易,以股票形式支付。通过收购初创公司 World Labs,AMD 将其价值主张从计算能力扩展到了软件层。该公司由著名研究员 Fei-Fei Li 创立,她曾一度负责谷歌云的人工智能(AI),现成为这家电子芯片设计公司的首席科学家。
机器人。AMD 首席执行官 Lisa Su 向彭博社解释道:“我们收购 World Labs 是为了获得 Fei-Fei 所聚集的顶尖人才”,并明确指出该交易预计将在 2026 年年底前完成。
投资标准
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Equasens Une amélioration des marges qui rassure
Le leader de l'information des pharmacies en France, spécialiste des solutions numériques pour les Ehpad et pour les médecins, avait commencé l'année modestement en affichant une croissance organique de +1,4% (+7,3% en publié), ce qui n'avait pas été apprécié par les marchés. En revanche, l'amélioration notable de la rentabilité au 30 juin a rassuré. Le résultat opérationnel a grimpé de 11,9%, à 23,7 millions d'euros, permettant à la marge opérationnelle de progresser de 80 points de base à 19%. L'action a rebondi de 12% le 28 septembre, mais son recul depuis le début de l'année reste toutefois important (-31%). La progression des revenus récurrents de maintenance et d'abonnement (+4,7% en organique) à forte marge ainsi que la bonne tenue (+3,6%) de la principale division Pharmagest (70% des ventes consolidées ; dans l'information des officines) ont contribué à cette performance.
Le potentiel d'amélioration de la rentabilité reste toutefois important pour le pôle Axigate Link (équipant Ehpad, hôpitaux, domicile) pénalisé par le poids de ses investissements tout comme celui de Medical Solutions mobilisé sur la refonte de son logiciel pour les professionnels de santé dans le cadre de la deuxième vague du Ségur de la santé. Celle-ci devrait monter en puissance au second semestre. La mise en place de nouvelles fonctionnalités logicielles
COMPORTEMENT DE L'ACTION
● PERFORMANCE DU TITRE
COURS AU 1-10-26 : 30,15 €
VARIATION 52 SEMAINES : -24,34 %
2026 : -33 %
● LIQUIDITÉ
VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : 42.227
EXTRÈMES 52 S. : 45,35 € / 28,60 €
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : 32 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 17,40 €
PART DU CAPITAL DÊTENUE PAR
MARQUE VERTE SANTÉ : 66 % réclamées par l'Etat se réalise sous forme de modules communs à différentes divisions (HAD, hôpital, bientôt les médecins), d'où une meilleure marge.
Avec une trésorerie nette de 93 millions d'euros, le groupe, qui a réalisé une seule emplette en 2026, celle de la société de formation santé Erevo, compte poursuivre les acquisitions. Il a, en outre, annoncé le lancement d'Eqwo, un nouveau logiciel de prises de rendez-vous médicaux visant à éliminer les « rendez-vous fantômes » pour les médecins, en réponse à une forte demande de ces derniers. — A. B.
ACHETER Le redressement des marges s'amorce. La récurrence de 45 % des revenus offre de la visibilité et la trésorerie est solide. La valeur est retombée à son prix d'il y a dix ans alors que le groupe a doublé de taille depuis.
Objectif : 40 € (EQS).
Prochain rendez-vous : le 29 octobre, ventes du troisième trimestre.
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 13,3 FOIS | PER 2027 : | 11,6 FOIS | # KBC Une stratégie ambitieuse dans la banque et l'assurance
Le groupe de banque et d'assurances, basé à Bruxelles, dispose de capitaux excédentaires lui permettant de poursuivre ses acquisitions, en Belgique mais aussi en Europe centrale, où la croissance est soutenue.
Solidement implanté en Belgique, au deuxième rang du secteur bancaire dans le pays, derrière BNP Paribas Fortis, KBC dispose d'une base robuste pour son expansion internationale. Après la République tchèque, où il réalise déjà plus d'un quart de ses bénéfices, le groupe a musclé sa filiale en Slovaquie en achetant, mi-janvier, 365. bank pour 708 millions d'euros. La fusion s'est engagée miavril sous la marque unique CSOB, aussi utilisée en République tchèque.
D'autres développements sont possibles dans les deux autres pays d'implantation dans l'est de l'Europe, la Bulgarie et la Hongrie. Selon le bureau d'analyse de Jefferies, le marché sous-estime le potentiel de création de valeur en Europe centrale, où l'enrichissement progressif des ménages soutiendra le développement du crédit.
KBC affiche aussi ses ambitions dans l'assurance-dommages. Le groupe est, pour l'heure, le troisième assureur outre-Quiévrain, derrière Ageas/AG Insurance et Axa Belgium. Il envisage de prendre une participation chez le numéro quatre, Ethias, si sa mise en vente se confirme fin 2026. Les actionnaires, pour 31,66 % du capital chacun, sont l'Etat fédéral (holding SFPIM) et les régions flamandes et wallonnes. La valorisation pourrait atteindre 3 à 4 milliards d'euros pour 100 %.
d'autres opportunités dans l'assurance existent dans les pays où KBC est présent.
Rien n'est joué, car la Wallonie ayant déclaré ne pas être vendeuse, la Flandre ne le serait pas non plus... Seuls les titres de SFPIM seraient proposés, avec d'autres prétendants possibles, comme Ageas. Ethias, basé à Liège avec des bureaux en Flandre, disposait historiquement d'une clientèle publique (communes, hôpitaux, écoles, etc.) et s'est développé auprès des entreprises et des particuliers. En cas d'échec,
La bancassurance est dans l'ADN de KBC, un groupe issu de la fusion, en 1998, entre trois établissements belges, deux banques, Kredietbank et Cera Bank, et un assureur, ABB. Cette double activité permet d'obtenir une plus forte rentabilité sur capitaux propres (16 % annualisés au premier semestre), grâce au compromis danois. Cette dérogation réglementaire permet de « mobiliser les mêmes fonds propres pour les deux activités et a été reconduite pour une longue période », explique Sylvain Perret, analyste chez Alpha-Value. Cela se justifie par le fait que les filiales d'assurance doivent elles-mêmes respecter un ratio de solvabilité exigeant.
A défaut d'une acquisition majeure, KBC redistribuera aux actionnaires ses fonds propres excédentaires. Ces capitaux en réserve sont estimés à plus de 2 milliards d'euros, soit 3,6 % de la capitalisation boursière. Un rachat d'actions serait possible, à moins d'un dividende exceptionnel, comme au titre de 2024 lorsque le ratio de solvabilité avait dépassé 15 %. Il était déjà de 14,4 % fin juin, sachant que les dirigeants visent au moins 13 %. Le besoin de fonds propres est réduit depuis 2025 par des opérations d'assurance de portefeuilles de crédit (SRT, synthetic risk transfer).
Une banque rentable et bien gérée, au bénéfice des actionnaires
Sur le plan opérationnel, KBC bénéficie d'un fort degré de numérisation sur son territoire, avec une densité d'agences physiques plus réduite que dans des pays comme la France. L'assistant numérique Kate permet de traiter 75 % des demandes des clients de la banque, ce qui représente « la charge de travail de plus de 400 commerciaux à temps plein », se félicitait le directeur général, Johan Thijs, lors de la publication des comptes du premier semestre.
Un groupe diversifié sur le plan géographique
Répartition du bénéfice net au 1 $^{er}$ semestre 2026,
hors coûts centraux, en %
Croissance soutenue et profitable
Objectifs entre 2025 et 2028
Revenus Au moins +7,7% par an
Charges Hausse < +4,3% par an
Solidité du bilan
Données au 30 juin 2026, variations sur un an
|
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 125,85 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 22,13 % | 2026 : | 13,12 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,9 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 134,95 € / 98,04 € | ---
« En ce moment, en Europe, l'octroi de crédits pour financer les investissements des entreprises s'accélère »
Se-Ting Frenzel, analyste du secteur bancaire en Europe chez Moneta AM
Dans l'assurance, 28 % des ventes ont été réalisées en ligne sur cette période, avec un objectif de 35 %. Il en résulte pour le groupe un ratio coûts sur revenus annoncé autour de 40 % cette année (-3 points en deux ans) et à moins de 38 % en 2028. Les marchés où KBC est présent sont aussi répu-
● BNPA | EVOL. MOYENNE (2024-2027) : | 10 % | EVOL. 2026 EST. : | 11 % | tés pour leur faible degré de risque de défaillance des emprunteurs. Lors du semestre écoulé, le coût du risque de crédit s'est pourtant envolé en apparence de 50 %, à 231 millions d'euros. Cela s'explique par l'abondement à hauteur de 88 millions de la réserve pour incertitudes géopolitiques et macroéconomiques contre une reprise de 5 millions un an
plus tôt. Portée à 188 millions, elle représente désormais 65 % du coût du risque avéré de l'année 2025. Sans cette précaution, les dotations auraient reculé de 10 %, pour se limiter à 0,11 % des encours de prêts.
Se-Ting Frenzel, analyste du secteur bancaire chez Moneta AM, pointe un risque spécifique, celui
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : NS
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 65,19 €
CONSUS DES ANALYSTES
A 43%
C 47%
V 10%
d'une « émission par la Belgique d'obligations d'Etat à taux élevés, qui viendrait attirer les dépôts à vue des clients, comme c'était arrivé il y a quelques années, avec un effet négatif sur la marge d'intérêt ». En attendant, l'experte relève « une hausse assez importante de cette marge et une concurrence encore bénigne sur les dépôts ». De fait, elle a grimpé de 18,7 % au premier semestre, à presque 3,5 milliards d'euros, mais ne pèse que 52 % des revenus, qui sont diversifiés.
En tout cas, les objectifs 2026 ont été relevés après la publication des comptes à fin juin, et un rehausse- ment des objectifs à moyen terme est probable le 11 février 2027, lors de la publication des résultats annuels. Pour l'heure, les revenus sont attendus en hausse de 11 % en 2026, nettement au-dessus de l'objectif de 7,7 % sur la période 2025-2028, avec des charges bien contenues (+ 7,7 % en 2026 et + 4,3 % sur 2025-2028). Une belle dynamique de croissance rentable. – J.-L. C.
ACHETER Le dividende est attendu en hausse de 24,5 %, à 6,35 € au titre de 2026 (dont un acompte de 1 € détaché le 4 novembre). Le rendement est confortable, avec une politique de distribution raisonnable (entre 50 % et 65 % des bénéfices, y compris les coupons aux obligations subordonnées).
Objectif : 155 € (KBC, à Bruxelles).
Prochain rendez-vous : le 12 novembre, résultats trimestriels.
La marge d'intérêt des banques bénéficie d'un écart significatif entre taux courts et taux longs. Néanmoins, la hausse des taux peut inciter les clients à placer leurs liquidités, alors que les dépôts à vue constituent une ressource gratuite. En outre, une partie des prêts est financée par des émissions obligataires. Surtout, des taux élevés freinent les investissements et pèsent sur la demande de crédits. Dans ce contexte, pour une banque, avoir une activité d'assurance significative accroît la récurrence des revenus. Fin juin, KBC a réalisé 21,9 % de son bénéfice net dans ce domaine. Rares sont les établissements à ce niveau, à part Crédit Agricole SA, chez qui cette activité atteignait 23,7 % du bénéfice net fin juin. Société Générale se situait à 6,3 % et BNP Paribas à 8,8 % du résultat avant impôts des pôles opérationnels.
Les banques traditionnelles sont, par ailleurs, confrontées à la montée en puissance de la fintech britannique Revolut. Fondée en 2015, elle évolue d'une simple application de paiement à une banque de plein exercice collectant de l'épargne et accordant des prêts. Comptant 75 millions de clients dans le monde, elle est valorisée une centaine de milliards d'euros. Numériser la relation client est donc une priorité, tandis que les agences sont boudées. Société Générale dispose d'un atout avec BoursoBank, uniquement en France. L'heure est aussi au déploiement de l'IA et des agents autonomes. Les cas d'usage sont nombreux pour les banques, à la tête d'une grande masse de données.
Le secteur est animé par quelques opérations de fusions et acquisitions initiées par les banques italiennes. UniCredit cherche à prendre le contrôle de Commerzbank pour la rapprocher de sa filiale allemande HVB. Sa concur-
Un retard boursier qui s'est accentué
rente italienne Intesa Sanpaolo a lancé une offre sur Banca Monte dei Paschi di Siena, laquelle a réussi à racheter Mediobanca. La valorisation des banques est fortement corrélée à la rentabilité des fonds propres tangibles (hors actifs incorporels), qui s'est améliorée. Les décotes sur l'actif net tangible ont donc disparu. Intesa Sanpaolo se paie 2,3 fois cette valeur comptable, UniCredit et Banco Santander, 2 fois, et les banques françaises seulement 1 fois. En matière de capitalisation boursière, l'espagnole Banco Santander est largement en tête (185 milliards d'euros), suivie des italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo (126 et 118 milliards). En France, seule BNP Paribas dépasse les 100 milliards.
J.-L. C.
NOTRE AVIS SECTEUR
ATOUT La marge d'intérêt est soutenue par l'écart entre les taux courts et longs.
RISQUE Le ralentissement économique peut gonfler les créances douteuses à provisionner.
VALORISATION Une cherté justifiée par rapport à ING
La capitalisation boursière correspond à 11,6 fois le bénéfice net 2027 estimé, au-delà du multiple de 10,5 fois appliqué à la banque néerlandaise ING (à laquelle on compare souvent KBC), avec des croissances bénéficiaires attendues similaires. Le cours représente 2,08 fois l'actif net tangible estimé à 60,71 € par action fin 2026. ING se paie là encore un peu moins cher (1,73 fois, pour des fonds propres tangibles attendus à 17,49 € par titre), mais sa rentabilité 2026 estimée est nettement moindre (14,8 %, contre 16,9 % pour KBC), selon le consensus FactSet des analystes. Nous préférons donc KBC, qui dispose en outre d'une plus grande marge de manœuvre pour la croissance externe, des rachats d'actions ou un dividende exceptionnel, grâce à un ratio de solvabilité de 14,4 % fin juin, contre 13,1 % pour ING. | Exercice clos le 31-12 | 2025 | 2026 (e) | 2027 (e) | CHIFFRE D'AFFAIRES (EN M€) | 12.200 | 13.660 | 14.720 | RÉSULTAT OPÉRATIONNEL (EN M€) | 4.907 | 5.480 | 6.110 | RÉSULTAT NET PART DU GROUPE (EN M€) | 3.568 | 3.955 | 4.555 | BÉNÉFICE NET PAR ACTION (EN €) | 8,54 | 9,47 | 10,91 | RATIO COURS/BÉNÉFICE (EN NB DE FOIS) | 14,8 | 13,3 | 11,6 | COURS LE 1er-10 : 125,8 5 € ; CB : 52.772 M€ ; FP : 25.518 M€ ;
虽然截至 6 月底拥有 60 亿欧元的稳健订单量(一年前为 54 亿欧元),且其中还不包括几项正在敲定的合同,但该集团对本财年仍持谨慎态度。其预计收入在 3,9 和 42 亿欧元之间,Ebitda 在 430 到 4.5 亿之间,这些水平与上一财年公布的数据接近。诚然,不确定的地缘政治和经济环境以及能源成本(Danieli 同时也生产钢材)并不支持过度乐观。但这家意大利工程公司所处的市场前景广阔。全球钢铁制造商将逐步实现钢铁生产的绿色化,这将支撑对其公认技术的需求。此外,得益于欧盟采取的措施,欧洲钢铁生产商的环境已显著改善。—— C. S.
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Notre choix à l'international
Par Arthur
Le Denn
La publication des résultats du quatrième trimestre de Micron Technology, clos le 3 septembre, vient mettre un terme à une année exceptionnelle. Le fabricant américain de puces mémoire a fait état, le 30 septembre, d'un chiffre d'affaires de 54,2 milliards de dollars entre juillet et septembre, largement supérieur aux 51,3 milliards qu'attendait le consensus FactSet et en hausse de 79 % sur un an.
Micron Tech. Résultats record et contrats sécurisés
Le bénéfice net par action a grimpé à 33,42 \$, quand le consensus tablait sur 31,72 \$. La hausse des prix, causée par la quasi-pénurie de mémoire dans le cadre de l'expansion des centres de données spécialisés dans l'intelligence artificielle (IA), a soutenu la marge brute ajustée, ressortie à 86,8 % au lieu des 86,2 % anticipés. Si les résultats étaient supérieurs aux attentes, c'est aussi le cas des prévisions pour le trimestre en cours, qui se terminera fin novembre. Micron a annoncé que son chiffre d'affaires devrait s'établir à 61,5 milliards de dollars, soit plus que les 57 milliards attendus jusqu'alors. Le bénéfice net par action devrait, pour sa part, se situer autour de 38,15 \$, contre une prévision de 35,50 \$ jusqu'ici.
A noter que le groupe de Boise (Idaho) a prévenu que la hausse des rémunérations octroyée à ses collaborateurs, dans la lignée de celles accordées par ses rivaux sud-coréens Samsung et SK Hynix, pèsera légèrement sur sa marge brute, qui devrait, selon lui, ressortir à 86,3 % au premier trimestre de son exercice fiscal 2027, contre une précédente projection de 86,7 %. Le directeur des opérations du
groupe, Manish Bhatia, a révélé que l'impact le plus important concernera le trimestre en cours, qui constituera, selon lui, le point bas pour la marge brute. L'activité n'est, quoi qu'il en soit, pas sur le point de faiblir. Le PDG, Sanjay Mehrotra, a fait savoir, lors d'une conférence aux analystes, que « la demande de l'industrie a encore augmenté [en variation trimestrielle] et les conditions d'offre et de demande devraient être encore plus tendues en 2027 et en 2028 que cette année ». Et pour cause : Micron avance avoir sécurisé 26 contrats de long terme, pour un montant total de 32 milliards de dollars et avec des échéances jusqu'en 2031, et que 75 % de sa capacité de production est d'ores déjà réservée pour l'an prochain. Des chiffres qui ont achevé de convaincre les investisseurs, particulièrement exigeants à l'égard des valeurs qui tirent profit de l'essor de l'IA, de la solidité de l'activité à moyen terme : le titre de la société a bondi de 3% à Wall Street le 1 $^{er}$ octobre, au lendemain de la publication.
在国防支出方面,西班牙并非德国。尽管如此,与所有北约欧洲成员国一样,西班牙在过去两年中也加入了重新武装的竞赛。在比利牛斯山另一侧,这一模式同样依赖于军事预算的增加以及工业的重新动员。Moneta AM 的金融分析师 Pierre Le Treize 解释道:“西班牙希望发展其国防工业,需要在不同领域拥有冠军企业:在海军领域有 Navantia,在航空领域有空中客车西班牙公司(Airbus Espagne),而因德拉系统公司则成为了陆地和空间领域的国家冠军。它的历史是一个非常快速的形象转变过程。”
● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | STABLE | EVOL. 2026 EST. : | 811 % | ACHETER Complémentaires avec les processeurs graphiques dans les usages d'IA, les puces mémoire avancées sont très recherchées et leur prix devrait rester élevé à moyen terme dans un contexte de quasi-pénurie. Le titre, qui se paie 6,4 fois les bénéfices attendus en 2027, est faiblement valorisé.
Objectif : 1.300 \$ (MU, au Nasdaq).
Prochain rendez-vous : en décembre, résultats du premier trimestre. |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
PERFORMANCE DU TITRE |
SOLIDITÉ DU BILAN | COURS AU 1-10-26 : | 1097,39 $ | TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : | 24 % | VARIATION 52 SEMAINES : | 502,47 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 120,64 $ | 2026 : | 284,50 % |
CONSENSUS DES ANALYSTES |
VOLATILITÉ | A 95% | BÊTA 52 S. : | 1,9 FOIS | C 4% | EXTRÊMES 52 S. : | 1255 $ / 179,61 $ | V 1% | ---
但与其他国防集团一样,问题的关键在于合同的执行情况。“该公司目前处于一个过渡阶段,拥有庞大的订单量和良好的可见度。获得订单是关键的第一步,但现在的挑战在于工业化。然而,对于一家曾经的电子设备制造商,且从未制造过装甲车来说,这并非易事,因此风险并非为零,”皮埃尔·勒特雷兹(Pierre Le Treize)评价道,尽管这位分析师补充说,“目前还没有出现任何负面信号”。
Oracle La force majeure invoquée sur un vaste projet
L de 50 % sur un an et, simultanément, la prime de risque sur les obligations émises par l'éditeur de logiciels qui poursuit sa mue vers un géant du cloud a atteint un sommet historique. La cause, l'avis de force majeure invoqué par Oracle à l'attention du promoteur d'un immense projet de centre de données, une filiale du gérant d'actifs Blue Owl Capital, afin de se protéger contre un éventuel retard dans sa mise en service prévue en 2028. Vitrine du projet Stargate à 500 milliards de dollars incluant également OpenAI et SoftBank, ce campus se heurte à une série de retards réglementaires et de refus de permis locaux, notamment sur le gazoduc devant acheminer le gaz jusqu'aux piles à combustible fournies par Bloom Energy, sur fond de forte opposition des populations locales.
Courante dans l'énergie, cette disposition permet aux clients de reporter certains engagements financiers contractuels. En l'occurrence, Oracle souhaiterait continuer à verser un loyer « allégé » à Blue Owl tant que le campus n'est pas opérationnel.
S'il s'agit donc d'une mesure de prévention, celle-ci a alerté les créanciers. « Une action similaire de la part d'un autre hyperscaler de premier plan aurait probablement une plus grande portée pour le marché et justifierait une réévaluation plus large des protections contractuelles », avancent les analystes de Morgan Stanley. -Q. S.
SOLIDITÉ DU BILAN | COURS AU 1-10-26 : | 138,07 $ | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | 216 % | VARIATION 52 SEMAINES : | - 52,23 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 10,5 $ | 2026 : | - 29,16 % |
CONSENSUS DES ANALYSTES |
VOLATILITÉ |
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BÊTA 52 S. : |
1,8 FOIS | A 80% | C 18% | EXTRÊMES 52 S. : | 322,54 $ / 114,50 $ | V 2% | RESTER À L'ÉCART Le titre reste relativement cher au vu de la situation financière d'Oracle, la plus fragile parmi les hyperscalers (ORCL, à New-York). Prochain rendez-vous : le 18 novembre, assemblée générale. |
然而,上半年的业绩缓解了担忧,且在许多企业上调目标的同时,估值有所回落,提供了价格更合理的入场机会,尽管加速生产节奏仍面临诸多挑战(供应链、能源成本等)。在股市上,投资者对该行业的兴趣可能会在未来几个月再次受到检验,因为虽然法德装甲车制造商 KNDS 的上市计划由于估值下降而推迟,但可能会出现新的候选者:据彭博社报道,因德拉系统公司(Indra Sistemas)的前负责人、EM & E 的首席执行官 Angel Escribano 正考虑将其这家国防与安全技术公司推向市场。– D. T.
Nvidia Un programme de rachats d'actions de 235 milliards de dollars
Le record qu'Apple avait établi en 2024, en consacrant 110 milliards de dollars au rachat de ses propres actions, est battu. Fort du trésor de guerre accumulé avec l'essor de l'intelligence artificielle (IA), depuis quatre ans, Nvidia a annoncé, lundi 28 septembre, que son conseil d'administration l'autorisait à y consacrer une enveloppe de 150 milliards de dollars. De quoi porter son programme à un total de 235 milliards d'ici à la fin de son exercice fiscal 2028, en janvier de la même année.
La communication a été bien accueillie par le marché, le titre du concepteur de puces électroniques ayant terminé la séance en hausse de 1,7 %. Il faut dire que cette augmentation sans équivalent du programme de rachats de titres de Nvidia traduit sa prospérité financière. La première capitalisation boursière mondiale (environ 5.000 milliards de dollars) a dégagé un flux de trésorerie disponible de près de 70 milliards de dollars sur le premier semestre, clos fin juillet, de son exercice 2027. « Notre génération de trésorerie nous donne la capacité d'investir dans les technologies qui font progresser cette
transformation [permise par l'IA] et de restituer du capital aux actionnaires», a commenté dans un communiqué le cofondateur et PDG, Jensen Huang, estimant que le programme de rachats d'actions du groupe « reflète [sa] confiance dans les opportunités de long terme ». Pour rappel, Nvidia a aussi utilisé sa trésorerie pour prendre des participations ou faire des prêts à de nombreuses sociétés de l'écosystème de l'IA.-A. L. D.
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COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 230,86 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | 23,30 % | 2026 : | 23,79 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,8 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 236,54 $ / 164,27 $ |
SOLIDITÉ DU BILAN | TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES: | 35% | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION: | 13,01$ |
CONSENSUS DES ANALYSTS | A | 96% | C | 3% | V | 1% | ---
ACHETER L'action se traite encore peu cher, de l'ordre de 15 fois les bénéfices attendus en 2028, au vu de la constance de la société dans l'excellence. Objectif : 280 \$ (NVDA, au Nasdaq). Prochain rendez-vous : fin novembre, résultats trimestriels.
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 25,2 FOIS | PER 2027 : | 15 FOIS | C'est une opération à 8,2 milliards de dollars, payée en actions. En rachetant la start-up World Labs, AMD étend sa proposition de valeur de la puissance de calcul aux couches logicielles. Cette société a été fondée par la chercheuse de renom Fei-Fei Li, qui, un temps chargée de l'intelligence artificielle (IA) dans le cloud de Google, devient directrice scientifique du concepteur de puces électroniques.
robots. « Nous rachetons World Labs pour avoir accès aux talents de premier plan que Fei-Fei a réunis », a expliqué à Bloomberg la patronne d'AMD, Lisa Su, précisant que la transaction devrait être finalisée d'ici à la fin de l'année 2026.
Ces chercheurs doivent, en effet, aider le groupe à adapter ses puces pour répondre aux besoins des futurs programmes d'IA. Fondée en 2024, World Labs avait levé 1 milliard de dollars en février dernier, notamment auprès d'AMD et de son rival Nvidia... qui a probablement inspiré cette acquisition. Le numéro un mondial des processeurs graphiques, dont les revenus et les fonds propres explosent depuis l'irruption de l'agent conversationnel ChatGPT fin 2022, utilise son trésor de guerre pour soutenir l'écosystème de l'IA... et s'emparer de pépites, comme la librairie de modèles de langage en libre accès Hugging Face début septembre. — A. L. D. |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 615,73 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | 275,42 % | 2026 : | 187,51 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,2 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 639 $ / 163,14 $ | ---
ACHETER Les derniers résultats ont confirmé l'intérêt des gestionnaires de centres de données pour les puces du groupe, Nvidia peinant à répondre à la demande. Objectif : 750 \$ (AMD, au Nasdaq). Prochain rendez-vous : en novembre, résultats trimestriels.
CM-AM 指数美国 500 (FR0010004085) 的主要优势在于其具备 PEA 资格。因此,它提供了受欢迎的地理多样化,并允许投资者接触全球主要的金融市场。
📄 Original Section
SpaceX Une mise en orbite atteinte, et prometteuse
uatorze essais et environ vingt-cinq minutes, c'est le temps qu'il aura fallu à SpaceX pour réussir à
placer son lanceur géant Starship en orbite autour de la Terre. L'étage supérieur de l'appareil a réalisé deux orbites avant d'amerrir, puis de plonger dans l'océan Pacifique, l'étage inférieur de la fusée est retombé dans le golfe du Mexique. Une performance suivie en direct par plus de 1,8 million de personnes dans le monde.
L'appareil a dû écourter ce test en raison d'un problème avec l'un de ses six moteurs Raptor, mais l'essentiel y était : atteindre l'orbite et déployer 26 satellites Starlink, l'entreprise de télécommunications par satellites d'Elon Musk. Ces derniers, qui se sont connectés avec succès au réseau de communication, selon l'entreprise texane, s'ajoutent aux plus |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 148,07 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | NS | 2026 : | - 8 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,9 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 225,64 $ / 104,83 $ | CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : 1%
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 2,99 \$
CONSENSUS DES ANALYSTES
A: 75%
de 11.000 satellites de la constellation basse orbite déjà en place. Mais ils sont de nouvelle génération V3 et permettront d'accroître fortement la capacité de la constellation, et ses revenus. Le directeur financier de SpaceX, Bret Johnsen, a qualifié cette mission de « vol générateur de revenus » pour l'entreprise, selon Bloomberg. « Nous prévoyons une augmentation très rapide des revenus générés par les communications Starlink grâce au satellite
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | NS | PER 2027 : | NS | V3 », avait également déclaré Elon Musk en août, ajoutant que ces satellites offrent « plus de dix fois les capacités du satellite V2, et nous en lancerons dix fois plus ». Pour la suite, SpaceX doit encore parvenir à récupérer les éléments du lanceur à chaque vol pour le rendre réutilisable. La mission de Starship est d'installer les V3 en orbite et, surtout, à terme, de placer jusqu'à un million de futurs satellites qui serviront de centres de données pour l'intelligence artificielle en orbite terrestre. Pour le bureau d'analyse financière de Citi, ce quatorzième vol a constitué une étape importante vers une valorisation de l'action SpaceX à 900 \$, voire plus, ce qui valoriserait l'entreprise à environ 12.200 milliards de dollars ! « Nous pensons que les capacités de lancement inégalées de SpaceX représentent l'avantage concurrentiel fondamental qui sous-tend tous les autres aspects de son activité », a estimé le directeur de la recherche de Citi, John Godyn, dans une note à ses clients, rapporte Dow Jones. Le bureau vise 200 \$ sur le titre pour la fin de l'année. – D. T.
ACHETER Un pari sur la dynamique de croissance que devrait afficher le groupe au cours des prochains trimestres, et des potentiels bénéfices à compter de l'année 2027. Objectif : 185 \$ (SPCX, au Nasdaq).
Accenture Une publication (enfin) saluée à sa juste valeur
Le soulagement exprimé jeudi 1 $^{er}$ octobre par le marché, à la lecture des résultats annuels d'Accenture, s'est avéré à la hauteur des craintes formulées par les investisseurs quant à la pérennité du modèle économique du champion mondial des services numériques depuis l'émergence de l'IA. Après avoir ouvert en hausse de plus de 20 %, le titre a clôturé la séance sur un gain de 15,8 %, soit la deuxième meilleure performance journalière depuis son introduction en Bourse, il y a un quart de siècle.
Accenture doit ce violent rebond à un dernier trimestre plus dynamique qu'espéré par les analystes, le chiffre d'affaires s'inscrivant à 18,7 milliards de dollars entre juin et août, en hausse de 7% à changes constants et près de 700 millions au-dessus du consensus. Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, les revenus progressent de 6 %, à 74,2 milliards, pour des réservations de 84,5 milliards (+ 5 %), soit un ratio book-to-bill proche de 1,14 – de bon augure pour les exercices à venir.
Mieux encore, ces réservations émanent, pour une large part, des grands comptes, la directrice générale, Julie Sweet, soulignant que 141 clients avaient réservé pour plus de 100 millions de dollars de services sur le seul dernier trimestre, un record. « L'IA a servi de moteur de croissance », s'est encore réjouie la dirigeante, selon qui ces résultats « reflètent la confiance continue que nos clients nous accordent pour les aider à se réinventer et à créer de la valeur ». Pour l'exercice entamé en septembre, le groupe vise entre 3 % et 6 % de croissance à changes constants, ainsi qu'une progression plus marquée (entre 6 % et 9 %) de son bénéfice net ajusté par action, en données Gaap. La marge opérationnelle devrait, quant à elle, s'établir entre 15,9 % et 16,1 % sur
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COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 212,30 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | - 12,89 % | 2026 : | - 20,87 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,3 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 291,09 $ / 118,15 $ | SOLIDITE DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 69 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 48,94 \$
CONSENSUS DES ANALYSTES
A : 41%
les douze mois à venir, soit entre 50 et 70 points de base de mieux que sur l'exercice 2026.
Accenture a, par ailleurs, déclaré prévoir de restituer au moins 9,5 milliards de dollars en numéraire à ses actionnaires au cours de son exercice fiscal 2027, ce qui passera par une augmentation de 5 % du dividende trimestriel, à 1,71 \$ par action, offrant un rendement de 3,2 % au cours de clôture du 1 $^{er}$ octobre. – Q. S.
ACHETER Cette publication conforte notre avis positif sur le dossier. Nous misons donc sur une poursuite du rebond entamé mi-juin, sur fond de redémarrage du marché et de ratios de valorisation encore dégradés, le titre se traitant moins de 9 fois l'Ebitda attendu en 2027.
La Française Carbon Impact Floating Rates (FR0012890333) 在所有市场环境下均表现出色。该基金投资于短期债券,3 年年化波动率仅为 0,7 %,5 年最大回撤为 4,5 %,提供了极佳的收益 / 风险比,将尤其吸引最谨慎的投资者。
📄 Original Section
McDonald's Des recettes à revisiter pour continuer à séduire
I semble loin, le temps où McDonald's caracolait au plus-haut historique, à 341,75 \$... C'était, pourtant, il y a seulement sept mois. Depuis, le titre du géant américain de la restauration rapide a fondu de près d'un tiers, à 232 \$, son niveau le plus bas depuis quatre ans. Pour les investisseurs qui misaient sur la réactivité de l'enseigne en cette période de trading down, où le consommateur se met en quête du meilleur rapport qualité-prix, l'annonce d'une stagnation de la fréquentation dans les principaux marchés – les revenus n'ont augmenté que de 0,8 % à restaurants comparables lors du deuxième trimestre aux Etats-Unis – a été dure à avaler. « L'une des choses dont j'ai parlé à notre équipe, c'est que nous devons cesser de qualifier cet environnement de difficile, pour simplement dire que c'est l'environnement », a déclaré Chris Kempczinski, le PDG, sur CNBC. Parmi les griefs : des prix jugés élevés, donc. « Je pourrais aller chez Texas Roadhouse [chaîne de steakhouses] à la place [de McDonald's] et vivre une expérience assise avec ma famille, ce n'est pas tellement plus cher », estime Jacob Aiken-Phillips, de Melius Research.
Le groupe prévoit 8,5 milliards de dollars de soutien à ses franchisés sur dix ans, dont 5 milliards d'ici à 2030, sous forme d'allégements de loyers et d'aides financières. Les rénovations pourraient coûter au moins 1,2 million en moyenne par restaurant, mais générer, une fois réalisées, un gain d'efficacité de 250 points de base, soit 100.000 \$ de flux de trésorerie en plus par an et par établissement aux Etats-Unis. Le groupe va lancer une offre adaptée aux personnes ayant un traitement amaigrissant, du type GLP-1, et moduler son programme de fidélité. Les 220 millions de membres actifs dans le monde génèrent environ 30 % des revenus et se rendent 2,5 fois plus souvent au restaurant, il faut donc les chouchouter, et reconquérir les 150 millions de membres inactifs. Le consensus FactSet table, pour la période 2025-2028, sur 2,6 % de croissance annuelle moyenne des ventes, contre 3,7 % sur 2021-2025, mais sur un profit net amélioré de 5,3 % par an. – C. P.
ACHETER Malgré un récent parcours boursier décevant, la valeur, qui distribue régulièrement un dividende en hausse, a sa place dans un portefeuille, d'autant qu'on sait le management agile pour s'adapter. En outre, le titre se paie 16,7 fois le bénéfice à fin 2027, contre une moyenne de 27 fois sur cinq ans. Objectif : 300 \$ (MCD, à New York). Prochain rendez-vous : le 22 octobre, résultats à neuf mois
Danieli Des marchés plus sévères, mais des fondamentaux solides
Les relations entre les marchés et Danieli sont devenues plus tumultueuses. La découverte d'un groupe atypique à l'activité peu connue mais porteuse a laissé place à la réalité du terrain et aux turpitudes de l'exécution de grands projets, et sur un plan boursier d'une forme d'enthousiasme à plus de sévérité.
C'est dans ce contexte que les résultats au titre de l'exercice 2025-2026 (clos le 30 juin), mitigés en raison notamment de provisions exceptionnelles, et les prévisions, jugées neutres, ont été accueillis par une chute du cours de 15,4 %, le 28 septembre. Le groupe d'ingénierie transalpin paie aussi une communication défaillante incompatible avec son nouveau statut de valeur moyenne recherchée. Rien de dramatique pour autant, et les fondamentaux restent inchangés.
Sur la base d'un chiffre d'affaires de 3,83 milliards d'euros, en repli de 9 %, l'Ebitda est resté quasi stable au cours de l'exercice écoulé, à 439 millions, tandis que le résultat opérationnel a été ramené à 220,8 millions, contre 303,1 millions un an auparavant en raison de charges non récurrentes passées à cause de retards et de problèmes techniques sur plusieurs projets complexes. Le montant n'a pas été communiqué, mais certains analystes le chiffre à 94 millions. Le résultat net, lui, est ressorti à 230,4 millions, en progrès de 4 %.
Bien que disposant d'un carnet de commandes solide, à 6 milliards d'euros à fin juin, contre 5,4 milliards un an plus tôt, qui n'inclut pas plusieurs contrats en cours de finalisation, le groupe se montre néanmoins prudent pour l'exercice en cours. Il table sur des revenus compris entre 3,9 et 4,2 milliards d'euros et sur un Ebitda de 430 à 450 millions, des niveaux proches de ceux qui ont été publiés pour l'exercice écoulé. Il est vrai que le contexte géopolitique et économique incertain et les coûts de l'énergie – Danieli produit aussi des aciers – ne plaident pas pour un excès d'optimisme. Mais le marché sur lequel évolue l'ingénieriste italien est prometteur. Les sidérurgistes mondiaux vont progressivement verdir leur production d'acier, ce qui soutiendra la demande pour ses technologies, unanimement reconnues. De plus, l'environnement s'est sensiblement amélioré pour les producteurs d'acier en Europe, grâce aux mesures mises en place par l'Union européenne. – C. S.
Pour stimuler ses ventes et (re)séduire les ménages à faibles revenus, McDonald's va déployer sa nouvelle stratégie Next, destinée à améliorer la qualité, l'accueil, le rapport qualité-prix, l'innovation et l'efficacité opérationnelle.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 231,83 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | - 22,86 % | 2026 : | - 24,15 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,3 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 341,75 $ / 229,61 $ |
● SOLIDITÉ DU BILAN | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | NS | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | NS |
ACHETER Le marché est devenu plus sévère à l'égard du titre, rançon du succès. Mais Danieli reste bon marché, en capitalisant à peine 14,6 fois les bénéfices estimés pour 2027. Objectif abaissé à 65 € (DAN, à Milan). Prochain rendez-vous : fin octobre, assemblée générale.
Indra Sistemas Une nouvelle phase s'ouvre pour le champion espagnol de la défense
Après une première période de conquête et un début de consolidation du secteur, le champion national désigné par Madrid doit passer à l'exécution et prouver que sa valorisation est justifiée.
L'Espagne n'est pas l'Allemagne en matière de dépenses de défense. Pour autant, comme tous les membres européens de l'Otan, elle s'est lancée dans la course au réarmement depuis deux ans. De l'autre côté des Pyrénées, le schéma s'appuie aussi sur une hausse des budgets militaires et sur la remobilisation de son industrie. « L'Espagne voulait développer son industrie de défense et avait besoin de champions dans les différents domaines : dans le naval, il y avait Navantia, dans l'aérien, Airbus Espagne, et Indra Sistemas est devenu le champion national du terrestre et du spatial. Son histoire est celle d'un changement de profil très rapide », explique Pierre Le Treize, analyste financier chez Moneta AM.
Cette transformation a été rendue possible par des acquisitions et particulièrement par le gain de très nombreux contrats auprès de l'Etat. Le groupe madrilène a très largement bénéficié de la montée en puissance des programmes spéciaux de modernisation (PEM), y compris de contrats pourtant promis à des concurrents espagnols. En 2025, il a ainsi signé pour 13,8 milliards d'euros de contrats pour des véhicules terrestres, des radars, des satellites, des drones, de la cyberdéfense, et a reçu 1,6 milliard d'euros de prépaiements au premier semestre 2026.
La société, auparavant connue pour être la première entreprise de services du numérique (ESN) du pays, réalisait, fin juin, plus de la moitié de son résultat d'exploitation dans la défense, pour un tiers de ses revenus et près de 60 % de son carnet de commandes. Les services informatiques, Minsait, pesaient 48 % du chiffre d'affaires, avec presque 75 % des salariés du groupe, mais pour 28 % seulement de l'Ebit. A cela s'ajoutent l'espace (6 % du chiffre d'affaires et 1 % de l'Ebit) depuis le rachat de l'opérateur de satellites civils Hispasat et de sa filiale militaire Hisdesat en 2025, la gestion du trafic aérien (ATM) et l'électronique pour le ferroviaire (Mobility), des activités historiques.
Surtout, Indra affichait un car-net de commandes de 20,5 milliards d'euros (doublé en un an), dont 11,7 milliards pour la défense et 2,8 milliards pour l'espace. Cette transformation a été appréciée du marché
– d'autant que la valorisation des autres groupes européens commençait parallèlement à interpeller – et le cours de l'action a ainsi été multiplié par 3,7 depuis novembre 2024.
Mais comme pour les autres groupes de la défense, la question est celle de l'exécution des contrats. « La société se situe maintenant dans un entre-deux, avec un important carnet, une belle visibilité. Avoir les commandes était le premier pas important, mais l'enjeu est maintenant industriel. Or quand on a été un électronicien, qu'on n'a jamais fabriqué de véhicules blindés, ce n'est pas si évident, le risque n'est donc pas nul », juge Pierre Le Treize, même si « pour l'instant il n'y a aucun signal négatif », poursuit l'analyste.
Autre incertitude, après le départ forcé en avril de l'artisan de la transformation, Angel Escribano – qui détenait, avec son frère Javier, 14 % du capital d'Indra Sistemas qu'ils ont cédés depuis –, le rapprochement envisagé avec Escribano Mechanical & Engineering (société également détenue par ces deux frères) a été abandonné, faisant naître des interrogations sur la stratégie, dont une grande partie reposait sur de la croissance externe.
En revanche, s'il a été un temps question de se séparer de Minsait, la préoccupation sociale a sans doute prévalu – le gouvernement espagnol est le premier actionnaire du groupe avec 28 % du capital – et une partie des activités liées aux logiciels, à l'intelli-
Un changement de profil en faveur de la défense qui devrait se poursuivre
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COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 59,40 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 57,23 % | 2026 : | 22,37 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,9 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 66,15 € / 37,78 € | CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
gence artificielle (IA) et à la cyber ont été regroupées dans une entité baptisée IndraMind, considérée comme une activité essentielle. « La direction a déjà cédé des activités à faible valeur ajoutée, comme la filiale de consulting BPO, sur la conviction que l'IA érodera les services traditionnels. C'est la bonne décision, et elle est en cours », estime Aneeka Gupta, la directrice de la recherche chez WisdomTree, selon qui « l'argument en faveur du maintien du reste de l'activité tient à IndraMind, dont les revenus sont de plus en plus tirés par la cybersécurité et la cyberdéfense, avec une ambition de 1 milliard d'euros d'ici à 2030 ». Pour la responsable de la recherche, « le poids [des services traditionnels] sur la valorisation [de l'action] n'en est pas moins réel et quantifiable. Une sortie complète de Minsait est perçue par le marché comme un catalyseur de hausse plutôt que comme une nécessité. » |
Le groupe vise, cette année, 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires (le double de 2021) et plus de 700 millions d'Ebit (la marge passerait de 7,5 % à 10 %). A moyen terme, cependant, les perspectives sont moins claires, « le marché connaît les grandes lignes stratégiques : le groupe veut se développer dans le terrestre, dans les munitions, le spatial, et il veut renforcer sa plateforme d'IA. Mais on ne sait pas exactement où il veut aller en matière d'objectifs », estime l'analyste de Moneta AM. La précédente direction visait 10 milliards d'euros de revenus d'ici à 2030. Indra Sistemas, qui avait laissé planer le doute sur le
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
● SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 29 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 9,82 €
● CONSENSUS DES ANALYSTS
A 74 %
C 26 %
V 0 %
maintien de sa journée investisseurs, l'a fixée au 25 novembre prochain.
Côté valorisation, pour Aneeka Gupta, « le titre a surperformé, mais il partait d'une décote et n'en a comblé qu'une partie – il s'agit d'une revalorisation, passant de bon marché à raisonnable, et non à cher ». D'autant que, « l'historique boursier propre d'Indra est en grande partie celui d'une société de services informatiques. L'activité valorisée en 2026 – électronique de défense, intégration de systèmes terrestres, maîtrise d'œuvre spatiale, gestion du trafic aérien – est un actif différent, avec une structure de marge et un multiple différents. Comparer le PER actuel à sa propre moyenne sur cinq ans mesure la transition, pas la survvalorisation », souligne la responsable de WisdomTree, qui tempère néanmoins, « le marché suppose une exécution sans accroc de la montée en cadence du Dragon [véhicule blindé pour l'armée espagnole], des allocations PEM 2026, et des intégrations d'Hispasat et d'ITP Aero. Tout dérapage sur ces éléments, ou toute dilution de marge liée à des acquisitions en dehors du cœur de l'électronique de défense, laisserait peu de marge de sécurité aux multiples ». |
ACHETER Nous restons acheteurs, compte tenu des ratios de valorisation encore raisonnables et pour jouer la poursuite de la croissance des bénéfices du groupe.
Grandes gagnantes en Bourses en 2025, les valeurs de la défense ne seront sans doute pas en haut des podiums cette année. Certains investisseurs doutent de leur capacité à transformer leurs carnets de commandes record en bénéfices, tandis que la guerre en Iran, et la nouvelle tournure de la guerre en Ukraine ont entraîné une rotation interne au secteur, des munitions vers la défense aérienne, de la guerre conventionnelle à la guerre hybride. Mais si les ratios se sont tassés, le fond n'a pas changé.
Pour Aneeka Gupta, la directrice de la recherche chez Wisdom-Tree, « le réarmement européen [est] l'un des rares cycles de capital véritablement structurels offerts aux investisseurs aujourd'hui – non pas un thème dicté par l'actualité, mais une réallocation des dépenses souveraines sur dix ans, adossée à des engagements dans le cadre de traités, des autorisations d'achat pluriannuelles et des carnets de commandes signés ».
Mais, pour la directrice, « un investisseur qui misait sur le thème “obus et chars” en 2024 pourrait avoir raison sur la direction, mais tort sur les valeurs. Une exposition diversifiée, pondérée par les revenus, constitue une réponse raisonnable à cela. » Pondération et sélection, donc, d’autant que « la défense européenne compte parmi les segments les plus chers et les plus convoités du marché européen, et cet engouement amplifie les corrections, indépendamment des fondamentaux », poursuit-elle.
Toutefois, les résultats du premier semestre avaient rassuré et, alors qu'un grand nombre
d'entreprises ont relevé leurs objectifs, les valorisations se sont tassées offrant une entrée à prix plus raisonnable même si les défis de l'accélération des cadences restent nombreux (supply chain, coûts de l'énergie, etc.). En Bourse, l'appétit des investisseurs pour le secteur pourrait de nouveau être jaugé dans les prochains mois, puisque si l'introduction en Bourse du fabricant franco-allemand de véhicules blindés KNDS a été repoussée au regard de la baisse des valorisations, un nouveau candidat pourrait être tenté : selon Bloomberg, l'ancien patron d'Indra Sistemas, Angel Escribano, PDG de EM & E, envisagerait d'introduire la société de technologies de défense et de sécurité. – D. T.
Si le titre se paie sous les 21 fois les bénéfices attendus pour 2026, ce ratio tombe au-dessous des 18 fois pour 2027 et à 15 fois pour 2028, intégrant une forte croissance attendue des bénéfices sur l'exercice en cours. Cette valorisation se situe plutôt sous la moyenne du secteur, mais le groupe, en pleine mutation, ne doit pas décevoir dans la transformation de l'important carnet de commandes en chiffre d'affaires et surtout en bénéfices. | Exercice clos le 31-12 | 2025 | 2026 (e) | 2027 (e) | CHIFFRE D'AFFAIRES (EN M€) | 5.457 | 7.000 | 7.950 | RÉSULTAT D'EXPLOITATION(EN M€) | 517 | 715 | 860 | MARGE OPÉRATIONNELLE | 9,4 % | 10,2 % | 10,8 % | RÉSULTAT NET PART DU GROUPE (EN M€) | 436 | 490 | 590 | BÉNÉFICE NET PAR ACTION (EN €) | 2,47 | 2,80 | 3,37 | RATIO COURS/BÉNÉFICE (EN NB DE FOIS) | 24 | 21,2 | 17,6 | COURS LE 01-10 : 59,40 € ; CB : 10,4 MDS € ; FP : 1,9 MD € ; DETTE NETTE : 0,6 MD € ; RATIO D'ENDETTEMENT : 29,3 % ; DIVIDENDE 2026 (E) : 0,40 € ; RENDEMENT : 0,6 % ; MNÉMO : IDR, MADRID.
RDV DE LA SEMAINE Elections brésiliennes à suspense
Elections A ne pas manquer, dans la semaine à venir, le premier tour, dimanche, de l'élection présidentielle brésilienne. Elle opposera le président sortant, Luiz Inacio Lula da Silva, et son challenger, Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président et soutenu par Donald Trump. Le pays votera aussi pour renouveler la chambre des députés, un tiers du Sénat, les assemblées législatives des Etats fédérés et les gouverneurs.
Aux Etats-Unis, les investisseurs parcourront avec attention le compte rendu du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale de septembre, qui sera publié mercredi. Il sera instructif, alors que le taux de chômage a augmenté de 0,1 point de pourcentage, à 4,2 %, et que seuls 29.000 emplois nets ont été créés au cours du mois passé. La Banque centrale européenne publiera aussi ses minutes le jeudi. P. W.
\* IL S'AGIT DE LA DATE DE DÉTACHEMENT DU DIVIDENDE, QUI, EN PRINCIPE, EST ANTÉRIEURE DE DEUX JOURS DE BOURSE À LA DATE DE VERSEMENT OU DE MISE EN PAIEMENT DE CE DIVIDENDE. (T) = TRIMESTRIEL. (A) = ACOMPTE. (S) = SOLDE.
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Ce numéro comporte un supplément de 12 pages « La cote »
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Sauf exception, les recommandations sont actualisées au moment du bouclage chaque vendredi à 18h30. Les informations que nous publiens ne sauraient en aucun cas engager notre responsabilité.
Retrouvez tous les jours avant 16 heures sur investir.fr, notre rubrique « A ne pas manquer demain », qui revient dans le détail sur les principaux rendez-vous économiques et financiers qui animeront la séance du lendemain. Cet article quotidien complète l'agenda hebdomadaire que vous avez sous les yeux.
Crédit Mutuel et CIC : une gamme élargie de fonds d'assez bonne qualité
Les deux banques proposent près de 80 OPCVM à leur clientèle de particuliers, dont 14 très bien notés. Cela permet de se constituer une bonne allocation d'actifs.
Derrière Amundi, BNP Paribas – qui a repris récemment les actifs d'Axa Investment Managers – et Natixis, Crédit Mutuel Asset Management est la quatrième plus importante société de gestion française. C'est une filiale du groupe La Française, holding de la gestion d'actifs du Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Ce dernier a pour mission d'être une entreprise responsable, qui œuvre pour une société plus juste et plus durable. Cela explique que 98 % des encours sous gestion sont classés article 8 ou 9 selon la réglementation SFDR, qui concerne les actifs durables.
Les clients particuliers de Crédit Mutuel Asset Management sont ceux des réseaux du Crédit Mutuel et du CIC. Par rapport à notre étude précédente (lire Investir n° 2649 du 12 octobre 2024), l'amélioration est nette, qu'il s'agisse du nombre de fonds proposés ou de leur qualité.
Ainsi, même après élimination des supports dont la valeur liquidative dépasse 10.000 € et qui ne sont donc pas facilement accessibles pour tous les épargnants, l'offre actuelle comporte pas moins de 79 organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) notés par Quantalys Harvest Group, contre seulement 36 précédemment.
En outre, avec 14 OPCVM notés 5 étoiles, 21 notés 4 étoiles, 14 notés 3 étoiles, 17 notés 2 étoiles et 13 notés 1 étoile, la moyenne ressort au niveau légèrement supérieur à la norme de 3,08, contre un décevant 2,72 il y a deux ans. Ce score est d'autant plus honorable que l'offre du Crédit Mutuel-CIC ne contient pas d'ETF, des supports souvent mieux classés que les fonds gérés de façon active, comme on l'a vu dans notre précédent numéro avec l'offre du Crédit Agricole. On remarque toutefois que des fonds indiciels, cousins des ETF, sont proposés.
Au sein des fonds notés 5 étoiles, 6 concernent les actions, 5, le marché monétaire, 2, les placements obligataires et le dernier est un support diversifié. Toutes les grandes classes d'actifs étant représentées, il est possible de procéder à une allocation efficiente.
Nous avons retenu à hauteur de 30 % CM-AM Indiciel Amérique 500, qui procure une exposition au marché directeur de la planète, de 25 % La Française Carbon Impact Floating Rates, axé sur les obligations de la zone euro à court terme, de 20 % La Française Actions €CO2 Responsable, un support d'actions européennes, de 15 % CM-AM Alizés Dynamique, un OPCVM diversifié dynamique, et de 10 % CM-AM Indiciel Japon 225, spécialisé sur les actions japonaises. Notons que CM-AM Indiciel Amérique 500 et CM-AM Indiciel Japon 225 ont pour atout complémentaire une éligibilité au PEA.
Sur la base actuelle de la répartition d'actifs de CM-AM Alizés Dynamique, cela correspond à consacrer 72 % du portefeuille aux actions, un pourcentage un peu élevé, mais la partie obligataire est extrêmement prudente, ce qui équilibre les risques. – PASCAL ESTÈVE
Notre allocation d'actifs pour les clients du Crédit Mutuel et du CIC
CM-AM INDICIEL AMÉRIQUE 500 Cap sur Wall Street dans son PEA
CM-AM Indiciel Amérique 500 réplique l'évolution de l'indice S&P 500, couvert contre le risque de change. Cette caractéristique explique une divergence de performance qui peut être élevée par rapport à la moyenne des fonds d'actions américaines. Ainsi, en 2025, cet OPCVM a battu de 11,1 points (+13,9 %, contre +2,8 %) ses rivaux en raison de la faiblesse du billet vert. Inversement, en 2022, une contre-performance de 5 points avait été constatée (-20,8 %, contre -15,8 %). Le dollar ayant cédé du terrain depuis 3 ans, CM-AM Indiciel Amérique 500 est classé dans le premier quart de sa catégorie sur cette période alors que sur 5 ans, il se situe dans le milieu du classement.
Par rapport à son indice de référence, cet OPCVM a en fait sous-performé de 2,6 points par an sur cette période. En effet, il ne s'agit pas d'un ETF mais d'un fonds classique. Ses frais de gestion (0,9 % par an) sont donc nettement supérieurs. En outre, son éligibilité au PEA engendre des frais supplémentaires en raison du recours aux marchés dérivés. Les premières lignes du S&P 500 sont Nvidia, Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet A et C, Broadcom, Meta Platforms, Micron Technology et Tesla.
Technologiques (38 % de l'indice), financières (12 %), médias (10 %), santé et biens de consommation cyclique (9 % chacun) sont les secteurs les plus représentés.
NOTRE CONSEIL
CM-AM Indiciel Amérique 500 (FR0010004085) a pour atout principal d'être éligible au PEA. Il offre donc une diversification géographique bienvenue et permet de s'exposer au principal marché financier.
C M-AM Indiciel Japon est incontestablement le meilleur fonds d'actions japonaises, comme le prouvent ses classements : 2 $^{e}$ sur 1, 3 et 10 ans, 3 $^{e}$ sur 5 et 8 ans ainsi que cette année. Une telle régularité est exceptionnelle.
De fait, il a battu la moyenne de sa catégorie tous les ans depuis 2020, à la seule exception de 2021. Sur 5 ans, cette surperformance atteint, en moyenne, 11,5 points par an.
Ces résultats exceptionnels ont pour origine une couverture contre le risque de change, très favorable, car le yen s'est nettement déprécié ces dernières années, d'une part, et une gestion indicielle, toujours porteuse dans des marchés haussiers comme cela a été le cas du Kabuto-Cho, d'autre part.
Par rapport à son indice de référence, il a même réussi la gageure de le battre sur 5 ans de 0,6 point par an en moyenne malgré des frais de gestion de 0,9 %.
Advantest, Fast Retailing, Tokyo Electron, SoftBank, Recruit Holdings, TDK, Ibiden, KDDI,
Kioxia Holdings, Fanuc Corporation et Shin-Etsu Chemical sont les principales pondérations d'un indice pondéré comme le Dow Jones par les cours des actions et non par leurs capitalisations boursières. Les actions les plus chères dominent donc.
Eligible au PEA, CM-AM Indiciel Japon 225 (FR0010415448) surperforme nettement lorsque le marché japonais est bien orienté. Mais sa volatilité annualisée élevée (19,4 % sur 5 ans, contre 14,9 % pour la moyenne de sa catégorie) le rend plutôt réservé aux épargnants prêts à prendre un peu de risques.
que brille, puisqu'il est classé dans le premier décile de sa catégorie sur 5 ans. Il figure également dans le premier quart sur 3 et 8 ans.
Ses bons résultats sont dus à une gestion offensive dans un contexte où les marchés d'actions ont été bien plus porteurs que ceux de taux. Ainsi, il est investi à 80 % en actions, conformément à son indice de référence (20 % Bloomberg Euro Aggregate 3-5 Years + 60 % Euro Stoxx 50 + 20 % S&P 500).
Les actions européennes représentant 76 % de la poche actions, elles sont surpondérées par rapport aux valeurs américaines (24 %). Les choix sectoriels sont marqués, avec 32 % consacrés aux financières, 23 % à l'industrie et 22 % aux technologies de l'information.
ASML Holding, SAP, Banco Santander, Schneider Electric, Siemens, UniCredit, Aegon, Safran, Airbus et Nvidia sont les premières lignes de ce fonds. Au niveau obligataire, l'accent est mis sur - CM-AM Alizés Dynamique
Moyenne des fonds diversifiés dynamiques de la zone euro
les emprunts notés BBB (52 %) et A (42 %), avec une préférence pour des titres d'une durée de vie de plus de 7 ans (61 %). Géographiquement, les obligations européennes (60 %) dominant, devant les américaines (35 %) et les asiatiques (5 %).
CM-AM Alizés Dynamique (FR001400PQGO) ne déçoit dans aucune configuration de marché, mais sa volatilité sur 1 an, très élevée pour sa catégorie (12,2 %, contre 7,5 % pour la norme), le destine en priorité aux épargnants prêts à accepter des fluctuations de cours assez importantes.
La Française Actions €CO2 Responsable est un fonds aux caractéristiques ESG, puisqu'il contribue à la transition vers une économie bas carbone. Ainsi, son intensité carbone est limitée à 53 tonnes d'équivalent CO₂ par million d'euros de revenus, contre 103 tonnes pour son univers d'investissement.
Ces contraintes environnementales ne l'empêchent pas d'être bien classé au sein des fonds d'actions européennes, avec un classement dans le premier décile sur 3 ans. Sur cette période, il a battu en moyenne de 5,3 points par an la catégorie.
Au niveau sectoriel, l'industrie (40 % du portefeuille) domine nettement, devant les financières (20%), les technologies de l'information ainsi que les services publics (12 % chacun). Géographiquement, la France (28 % du fonds), l'Allemagne (27%), l'Espagne et les Pays-Bas (11 % chacun) sont les plus représentés. ASML Holding, Siemens, Schneider Electric, Siemens Energy,
BBVA, Knorr-Bremse, Bawag Group, Elia Group, Prysmian et Nordex sont les premières lignes d'un portefeuille au sein duquel les quatre premières lignes ont été allégées cet été.
La Française Actions €CO2 Responsable (FR0010834390) surperforme nettement dans les marchés très haussiers. Ainsi, il a gagné 33,7 %, contre 14,7 % pour la moyenne en 2025. En revanche, il déçoit dans les baisses (- 16,4 %, contre - 13,9 % en 2022) et est crédité d'une volatilité annualisée sur 5 ans de 16,4 %, contre 12,7 % pour la norme. Il s'adresse donc plutôt aux audacieux.
LA FRANÇAISE CARBON IMPACT FLOATING RATES Un fonds obligataire défensif et ESG
La Française Carbon Impact Floating Rates est un fonds d'obligations de la zone euro qui filtre les émetteurs sélectionnés en fonction de critères ESG. Ils sont, en particulier, analysés sous l'angle de leur compatibilité avec la transition énergétique. Le fonds s'engage également à avoir une moyenne pondérée des émissions de gaz à effet de serre du portefeuille par euro investi au moins 50 % inférieure à celle de l'indicateur de référence.
Malgré ces conditions drastiques, ce fonds est classé dans le premier décile des fonds d'obligations court terme de la zone euro sur 1, 3, 5 et 8 ans. Il a battu tous les ans depuis 2021 la moyenne de sa catégorie, avec un bonus annuel
moyen de 1,4 point sur 5 ans. Le fonds est investi actuellement à 64 % sur des emprunts à taux variable et à 30 % sur des titres à taux fixe. Les obligations bien notées de la zone euro (42 % du portefeuille) dominant, devant leurs rivales américaines (25 %), avec couverture du risque de change, et le haut rendement européen (11%).
La notation moyenne est de BBB et le taux de rendement à maturité de 4,2%. Les échéances 2029 (23% de la poche obligataire) et 2028 (21%) sont les plus représentées.
La Française Carbon Impact Floating Rates (FR0012890333) surperforme dans toutes les configurations de marché. Investi sur des obligations courtes et doté d'une volatilité annualisée sur 3 ans de seulement 0,7 % et une baisse maximale de 4,5 % sur 5 ans, il offre un excellent couple rendement/risque et séduira tout particulièrement les plus prudents.
Le stockage devenu un maillon fort de la filière électrique
La montée en puissance des renouvelables, la perspective d'une demande de courant en forte croissance et la chute des prix font des batteries un équipement incontournable pour les énergéticiens et les opérateurs de réseaux.
e gaz et le pétrole peuvent être stockés, pas les électrons, avait-on coutume de dire. L'affirmation n'était déjà pas tout à fait juste autrefois, elle l'est nettement moins désormais. En accumulant ou en libérant de l'eau, les barrages et les ins-
tallations de pompage-turbinage étaient déjà un moyen ancien de gérer la production de courant. Mais si ces technologies hydrauliques ont pour avantage d'être décarbonées, elles ont pour inconvénient, entre autres, leur sensibilité au climat et leur inadaptation à une production électrique de plus en plus décentralisée avec l'essor des énergies renouvelables.
Le stockage sous forme d'hydrogène vert a suscité des espoirs, y compris en Bourse, avant de se révéler long et surtout très coûteux à mettre en œuvre. Ce sont les BESS, pour battery energy storage systems, qui se sont imposés, ces champs de batteries logées dans des conteneurs alignés comme les baraquements d'une caserne et souvent couplés à une centrale solaire ou éolienne.
Si ces complexes dits « hybrides » dénaturent le paysage, ils ont pour atout d'être construits rapidement et à des coûts désormais attractifs. « Le prix des batteries a été divisé par dix depuis dix ans. Elles ne nécessitent plus de subventions pour être rentables », fait remarquer Christopher Franquet, le PDG et fondateur d'Entech, le petit spécialiste français du stockage.
10月2日周五,投资者惊讶地发现美国9月份仅创造了29.000个就业岗位,远低于市场预期的90.000个以及8月份的133.000个。但很快,这变成了好消息:美联储在10月27 和 28 日的会议结束后可能不会提高利率。-C. P.
📄 Original Section
PROJETS RENTABLES
Les performances des batteries, de plus, vont croissant, et rapidement : « Il y a dix ans, on met-tait dans un conteneur de quoi restituer quelques dizaines de kilowattheures. Aujourd'hui, on peut aller jusqu'à 600 mégawattheures (MWh) », précise encore Christopher Franquet. En effet, Engie a annoncé en début d'année un projet de centrale photovoltaïque en Inde, d'une capacité de 200 MW et associée à un parc de batteries pouvant stocker puis distribuer jusqu'à 600 MWh ou six heures d'électricité verte. De quoi assurer un courant « propre » 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à une collectivité, un industriel ou un data center. Outre qu'il pallie l'intermittence des renouvelables, le stockage devient un maillon indispensable à la gestion d'un réseau électrique, selon le schéma complet détaillé ci-contre (publié sur le site Internet de TotalEnergies). En Europe comme aux Etats-Unis, ces infrastructures de transport (la haute tension) et de distribution (aux clients finaux) de l'électricité sont vieillissantes. Elles ont donc un besoin impératif d'être modernisées, renforcées, voire développées pour absorber la montée en puissance des énergies renouvelables et l'augmentation de la demande de courant, dopée par l'électrification de nos économies ainsi que par l'essor de l'intelligence artificielle et de ses centres de données dévoreurs d'électrons (lire notre dossier Réseaux dans Investir du 15 août).
De 30.000 térawattheures (TWh) aujourd'hui dans le monde, la consommation électrique pourrait grimper à 75.000 TWh en 2050, selon les projections de l'Agence internationale de l'énergie, la part des renouvelables passant, dans le même temps, de 20 % à plus de 50 %. La panne géante d'électricité en avril 2025 en Espagne, où une défaillance des réseaux a plongé la péninsule Ibérique dans le noir, a marqué les acteurs de la filière. Or le stockage par batteries permet de réguler la tension électrique entre les heures où les renouvelables produisent à plein et les périodes de soleil ou de vent faible ou nul, qui ne correspondent pas forcément aux moments de consommation des électrons.
On oscille alors entre deux risques : le black-out et des prix du courant négatifs, susceptibles d'entraîner un « écrêtement » de la production électrique (alors réduite ou arrêtée avant d'être injectée sur le réseau). « Il y a une demande très forte en France et à l'étranger d'équipements pour équilibrer les réseaux », constate donc le PDG d'Entech, qui accompagne certains opérateurs de réseaux.
Soucieuse d'optimiser la production électrique sur le continent, devenue un enjeu de souveraineté, mais aussi d'abaisser et de stabiliser les prix, l'Union européenne (UE) a présenté une feuille de route le 26 juin. Les besoins de stockage sont estimés à 200 gigawatts (GW) en 2030, soit presque quatre fois plus que les 55 GW en service au début de cette année. Ce cadre implique une accélération du déploiement des équipements, portant à 45 GW les capacités à mettre en œuvre sur 2026-2028, contre 12 GW durant la seule année 2025.
La volonté de l'UE est aussi de réduire le recours aux centrales à gaz (énergie carbonée et non locale) durant les pics de consommation et de favoriser les renouvelables, grâce au stockage : il devra assurer 10 % de la demande, contre 5 % en 2025.
Ce plan ainsi que les investissements massifs annoncés sur plusieurs années par les opérateurs de réseaux européens (lire Investir du 15 août) créent un environnement très favorable pour les acteurs du stockage. Le seul réseau de transport d'électricité en France compte mettre 100 milliards d'euros sur la table de 2025 à 2040.
Nous vous présentons, dans ce dossier, six entreprises cotées, illustrant la diversité des profils dans cette filière montante du stockage par batteries. Celle-ci compte des géants de l'énergie, dont Engie qui vient du gaz et TotalEnergies du pétrole, mais aussi des développeurs spécialisés, Entech et l'espagnol Grenergy Renovables, ou encore STIF, un petit équipementier français partenaire des fabricants de batteries. On déplorera que, parmi ces derniers, seul Saft, filiale de TotalEnergies, soit européen. Ses concurrents sont américain (Tesla) et surtout chinois (CATL, BYD, etc.).
On peut également regretter le récent parcours boursier de ces valeurs (hors TotalEnergies), victimes, après de belles hausses toutefois, de l'envolée des taux d'intérêt, voire du « risque France ». On verra donc la batterie à moitié chargée, en profitant de valorisations assagies pour se placer sur un secteur appelé à une forte croissance dans la durée.
—DOSSIER RÉALISÉ PAR CÉCILE LE COZ
Un univers varié grâce au profil des entreprises, à leur taille et à leurs métiers |
Société (mnémo) |
Chiffre d'affaires en M€ |
Ebitda en M€ |
Résultat net en M€ |
Résultat par action en € |
Ratio dette nette/Ebitda(en nbre de fois) |
Ratio cours/bénéfice2027 (e) (en nbre de fois) |
Capitalisationboursière(en M€)le 1-10-2026 |
Cours (en €)le 1-10-2026 |
Conseil→objectif | 2025 | 2026 (E) | 2025 | 2026 (E) | 2025 | 2026 (E) | 2026 (E) | 2027 (E) | ENGIE (ENGI) | 71.944 | 74.850 | 14.733 | 15.250 | 3.827 | 5.200 | 2,04 | 2,12 | 3,8 | 10,6 | 57.268 | 22,52 | A → 29 € | ENTECH (ALESE) | 75,9 | 136 | 4,4 | 10 | 0,7 | 3,5 | 0,24 | 0,34 | 1,2 | 29,3 | 146,7 | 9,96 | A → 13 € | GRENERGY RENOVABLES (GRE) | 1.070 | 900 | 201 | 245 | 87 | 102 | 3,57 | 4,41 | 4,6 | 15,8 | 2.080,6 | 72,80 | A → 95 € | STIF (ALSTI) (*) | 90,5 | 110 | 20,6 | 18 | 11,8 | 7 | 1,75 | 1,36 | 1,5 | 14,7 | 102,4 | 19,95 | V | TOTALENERGIES (TTE) | 178.050 | 186.183 | 33.633 | 47.677 | 11.617 | 22.553 | 10,10 | 8,89 | 0,4 | 8,3 | 166.307 | 74,51 | A → 93 € | VOLTALIA (VLTSA) | 587,8 | 600 | 211 | 212 | -128,1 | -82 | -0,62 | 0,08 | 12,4 | 54,5 | 512,5 | 4,36 | E | (\*) Le cours de STIF est celui du vendredi 2 octobre à 15 heures, compte tenu du violent décrochage intervenu à l'annonce de la perte du contrat avec Tesla et de l'abaissement des objectifs qui s'est ensuivi. A : acheter, V : vendre, E : rester à l'écart.
Le stockage, chez Engie, c'est historiquement l'hydroélectricité. L'énergéticien exploite plus de 20 gigawatts (GW) de capacités installées dans dix pays, dont la France où ses barrages assurent 25% de la production hydroélectrique, à travers la Compagnie nationale du Rhône et la Société hydroélectrique du Midi. Fin 2025, ces infrastructures représentaient 31 % des capacités mondiales d'Engie dans les renouvelables, et le stockage, 11 %, via le pompage-turbinage de l'eau (un procédé historique) et les batteries. Ces technologies vont contribuer aux objectifs du groupe en matière d'électricité verte : un total de 95 GW de capacités en 2030, contre 57,2 GW fin 2025.
Engie ne détaille plus sa cible pour le stockage mais, lorsqu'il a repris en 2023 Broad Reach Power, une affaire développant des projets aux Etats-Unis, l'énergéticien avait dit viser 10 GW en 2030, ce qui devrait être dépassé. Après un été actif en acquisitions de projets (Pologne, Roumanie, Espagne...), de chantiers (Belgique, Portugal) et d'inaugurations de sites (Ecosse, Pays-Bas), Engie revendique déjà 10,7 GW en opérations et en construction. En janvier a aussi été inauguré l'un des plus grands parcs de batteries d'Europe, à Vilvoorde en Belgique, soit 320 conteneurs pouvant stocker 200 mégawatts (MW) d'électricité et la restituer au réseau pendant quatre heures. Il est piloté à 100 % par des algorithmes, illustration « des systèmes plus complexes » que les énergéticiens doivent désormais développer pour « avoir le bon électron au bon endroit », selon Catherine MacGregor, la directrice générale, qui s'exprimait le 16 juin devant la presse.
ACHETER Le stockage fait partie des priorités d'Engie. Après une baisse de 17 % le trimestre passé, l'action est peu chère et sert, de plus, un rendement d'environ 6 %. Objectif : 29 € (ENGI).
TotalEnergies est la dernière major encore engagée dans la production d'électricité et les énergies renouvelables. Elles devront représenter 20 % de son mix énergétique en 2030, puis 25 % en 2035, au prix de 4 milliards d'investissements annuels de 2027 à 2032, selon les cibles données le 28 septembre (lire page 5).
Le stockage y a sa place, et sous deux formes. Tout d'abord, Total-Energies contrôle depuis 2016 le fabricant de batteries Saft, présent dans 18 pays et doté de 16 sites de production. Forte d'un chiffre d'affaires de 1,4 milliard de dollars (devise de publication du groupe) en 2025, cette filiale est organisée en quatre pôles, dont l'un fournit des systèmes de stockage pour les énergies renouvelables et la stabilité des réseaux électriques.
S'appuyant sur l'offre et l'expertise de Saft, TotalEnergies nourrit des ambitions comme opérateur, visant de 5 gigawattheures (GW) à 7 GW de capacités installées en 2030, principalement en Europe et aux Etats-Unis, selon son site Internet. Il s'agit de pallier l'intermittence des centrales solaires du groupe, dont ses deux parcs du Texas, et de développer du stockage seul, notamment sur les plateformes industrielles de la compagnie (Dunkerque, Carling et Grandpuits en France). Mais TotalEnergies opère aussi un parc de 27 conteneurs de batteries Saft à Dunkerque permettant de distribuer du courant en continu à plus de 200.000 habitants. Ailleurs en Europe, le groupe est actif en Belgique et en Allemagne, où il développe des projets en direct ou par la société Kyon Energy, acquise en 2024.
ACHETER TotalEnergies reste la seule major à investir dans l'électricité et les renouvelables, en synergie avec sa filiale Saft pour développer des projets de stockage. Objectif : 93 € (TTE).
Voltalia, le producteur d'électricité verte contrôlé par la famille Mulliez, est engagé dans plusieurs technologies. Selon le plan de redressement présenté en 2025 par le nouveau directeur général Robert Klein, le stockage reste une priorité, soit associé à des centrales solaires ou éoliennes, soit seul par un parc de batteries.
Sur 2,9 gigawatts (GW) de capacités installées fin 2025, toutes technologies comprises, le groupe en opérait 2 % dans le stockage par batteries, avec des sites en Guyane française et au Royaume-Uni, dans la région de Bristol. La construction de ce parc de Hallen, d'une puissance de 32 mégawatts (MW) (soit 16 modules de 2 MW), a été lancée en 2021 dans un souci de stabilisation du réseau électrique britannique face à la montée en puissance rapide outre-Manche des énergies intermittentes.
En Ouzbékistan, un pays « qui anticipe les problèmes de réseaux », selon Robert Klein, et qui est devenu prioritaire pour le groupe, Voltalia construit le complexe hybride d'Artemisya, associant un parc éolien et du stockage, l'un et l'autre d'une capacité de 100 MW, soit sensiblement plus que le site (solaire) de Sainte-Anne en Guyane.
Enfin, Voltalia et Entech (pour intégrer les batteries) ont été retenus en tandem en avril 2025 pour la construction d'un site couplant centrale solaire (la plus grosse d'Afrique de l'Ouest) et stockage en Casamance, là aussi pour adapter le réseau de cette région du Sénégal à l'injection d'électrons intermittents.
RESTER À L'ÉCART La perspective d'un résultat net positif cette année a été remise en question début septembre et suspendue pour 2027, le groupe étant dans l'incertitude concernant le calendrier des cessions d'actifs de 300 à 350 millions d'euros prévues pour réduire la dette (VLTSA).
Le fonctionnement d'un système de stockage d'électricité (dit BESS)
Ils convertissent la tension et le courant pour permettre de connecter les batteries (basse tension) aux réseaux électriques (moyenne à haute tension).
«N ous sommes un Petit Poucet du stockage, mais un acteur
reconnu en France. Nous sommes très agiles, c'est ce qui fait notre force. » C'est ainsi que Christopher Franquet, son PDG, décrivait le 24 septembre (lors des comptes semestriels) l'entreprise qu'il a fondée en 2016 à Quimper.
« Actuellement, c'est le stockage qui nourrit notre croissance », a ajouté le dirigeant, présentant le groupe « comme un intégrateur de solutions complètes ». Il peut développer des parcs solaires couplés à des batteries pour un énergéticien connu ou du stockage seul pour un opérateur de réseaux, tel le français RTE.
« Pour chaque projet, nous savons exactement quelle batterie sélectionner », précise le dirigeant, reçu récemment à bras ouverts en Chine par les grands fournisseurs. « Nous avons aussi les logiciels pour piloter l'ensemble ». Les projets étant « de plus en plus complexes et importants », Entech s'est associé à Eiffage dans une coentreprise pour répondre aux gros appels d'offres. Commence maintenant un nouveau chapitre : « Nous avons aujourd'hui l'Europe comme projet », annonce Christo pher Franquet. Entech, bien placé pour profiter du plan de l'Union européenne, vient d'ouvrir un bureau à Paris (aussi pour élargir son bassin de recrutement) en vue de faciliter les contacts à l'international, mais le groupe breton va également accompagner ses clients à l'étranger. Il construit déjà avec Voltalia au Sénégal un parc solaire associé à des batteries. Les objectifs de – forte – croissance ont été confirmés le 24 septembre : un chiffre d'affaires de plus de 130 millions d'euros cette année, supérieur à 300 millions en 2029 et, à cet horizon, une marge d'Ebitda de 20 % à 25 %.
NOTRE CONSEIL
ACHETER Le groupe est un quasi-spécialiste du stockage, avec une offre complète et de grands clients. Il se structure pour aborder l'international.
L'Espagne est une terre de pionniers pour ce qui est des renouvelables. Après Iberdrola qui a pris le virage des électrons verts dès 2001, Grenergy Renovables, créé en 2007, s'impose comme l'un des rares spécialistes du stockage par batteries. Il est coté depuis 2015 à Madrid où il capitalise un peu plus de 2 milliards d'euros, bien plus qu'Entech. Si Grenergy détient un portefeuille photovoltaïque de 12 gigawatts (GW), en opération et en projet, son activité principale consiste à développer et à exploiter des parcs de batteries, pour une capacité de 71 GW.
La société associe ses compétences dans des projets couplant solaire et stockage, comme en Atacama au Chili où elle a inauguré en juin, près de la ville minière de Maria Elena, un complexe hybride intégrant le plus grand site de stockage du continent américain avec 6.240 batteries logées dans 624 conteneurs. Il doit assurer une électricité en continu à la population, favoriser la décarbonation de l'industrie, se poser en partenaire des centres de données et consolider un réseau soumis à des extrêmes climatiques. Grenergy a investi 2,8 milliards de dollars au Chili, son premier marché (l'espagnol y est depuis 2012), et compte y dépenser encore 2 milliards dans les deux ans. Outre l'Amérique du Sud, le groupe opère aux Etats-Unis et renforce sa présence en Europe. En mai, il a porté à 3,7 milliards d'euros le montant des investissements prévus par son plan 2026-2028. Ils seront partiellement contrebalancés par des cessions d'actifs de 800 millions, déjà engagées.
ACHETER Pour qui souhaite se placer plus précisément dans ce maillon du stockage, le groupe espagnol est un candidat idéal, d'autant que le cours a plongé de plus de 45 % depuis le pic de mai.
la permis au chiffre d'affaires, à la rentabilité et au cours de Bourse de STIF de s'envoler dans l'année et demie qui a suivi l'introduction en Bourse de l'entreprise familiale angevine, fin 2023. Mais c'est aussi par Tesla qu'est arrivé le violent plongeon, de près de 60 %, de l'action le 2 octobre. Le groupe américain, en effet, ne va plus acheter; à compter de 2027, les panneaux de STIF protégeant les conteneurs à batteries contre le risque d'explosion. José Burgos, le PDG de la société, ignore quel procédé Tesla compte utiliser pour sa prochaine génération d'équipements : « La communication a toujours été difficile », a reconnu le dirigeant, doutant d'avoir été supplanté par un de ses concurrents, peu nombreux.
C'est en 2022 que STIF a adapté au stockage électrique son système anti-explosion pour l'industrie. Le groupe produisait depuis près de quarante ans de petits équipements métalliques (godets, raccords, etc.) pour la manipulation des produits pondéreux. Partis alors de zéro, les panneaux consacrés aux système de stockage d'énergie par batterie (BESS) ont assuré 46 % du chiffre d'affaires au premier semestre 2026, les fabricants chinois (sur lesquels la direction compte beaucoup, désormais) étant aussi devenus clients. « Tesla nous a permis de grandir et de nous faire connaître », admet José Burgos. Après un bon premier semestre, le chiffre d'affaires est estimé cette année à 110 millions d'euros (contre 35 millions en 2023, à l'entrée en Bourse), avec une contribution – très profitable – de 28 % de Tesla. Il doit descendre à 100 millions en 2027.
VENDRE La perspective d'un arrêt des ventes à Tesla a cueilli à froid le marché. Malgré le décrochage du cours, nous préférons vendre l'action qui risque de rester sous pression à court terme. Nous avions conseillé des ventes partielles plusieurs fois alors qu'elle s'envolait vers son record de 2025 et elle reste gagnante par rapport au prix d'introduction de 6,50 € (ALSTI).
n montgolfière, on ne lutte pas contre le vent. On change d'altitude pour trouver le courant qui mène dans la bonne direction. Il en va de même pour l'avenir de l'huma-
nité, et l'intelligence artificielle (IA) en fait partie. La durabilité est l'un des terrains où ce choix se joue déjà. L'IA peut nous mener à davantage d'efficience. Mais elle peut aussi nous conduire dans la direction inverse.
À la première altitude, l'IA permet de faire mieux avec moins : équilibrer un réseau électrique intelligent, en intégrant davantage de sources intermittentes pour les distribuer au bon moment là où elles sont nécessaires, en stockant le surplus et en anticipant les besoins ; optimiser les trajectoires aériennes, maritimes et terrestres ; augmenter les
rendements, détecter les fuites d'eau, gérer une économie circulaire. Ce n'est pas de la science-fiction. Nombre d'innovations utilisent déjà l'IA pour réduire la consommation des bâtiments, accueillir plus de renouvelables sur les réseaux ou concevoir des projets de décarbonation. Ici, l'IA accélère l'efficience, surtout si la chaleur fatale des centres de données est utilisée pour chauffer des villes. Mais il existe une autre altitude. L'IA est un formidable bras de levier : elle peut démultiplier notre capacité à soigner, à comprendre, à économiser les ressources et à résoudre des problèmes, au même titre que nos excès et nos vulnérabilités. Davantage de contenus produits sans nécessité, de véhicules autonomes roulant à vide, de calculs et de modèles sollicités sans réelle valeur ajoutée. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la consommation électrique mondiale des centres de données pourrait ainsi plus que doubler d'ici à 2030, pour atteindre environ 945 térawattheures. Il devient donc essentiel de rendre ces infrastructures beaucoup plus éfficientes – en énergie, en eau, en refroidissement et en récupération de chaleur –, un chantier auquel s'attache déjà la Fondation Solar Impulse. Et ce que l'IA multiplie ne se mesure pas seulement en kilowattheures. Elle peut aussi augmenter la désinformation, les deep-fakes, les cyberattaques, la manipulation politique ou la surveillance abusive. La même puissance qui peut nous aider à résoudre nos problèmes peut aussi en accélérer la propagation. On peut aller très vite dans la mauvaise direction. En ballon, nous avons des météorologues qui étudient les vents et conseillent au pilote la meilleure altitude. Je me rappelle quand les miens m'avaient mis en garde : « Veux-tu voler vite dans la mauvaise direction, ou lentement dans la bonne ? »
C'est ce qu'il manque actuellement dans notre société. Car au final, ce n'est pas de l'IA qu'il s'agit mais de la sagesse ou de la folie de l'humanité et de la gouvernance qui sera mise en place. Parce que, derrière la direction que prendra l'IA, se joue la place que nous voulons laisser à l'être humain dans les décisions qui engagent son avenir : sécurité, démocratie, culture, travail, répartition des pouvoirs. Encore faut-il que nous gardions le temps et la capacité de décider. Certains des géants de l'IA, comme OpenAI et Anthropic, appellent à ralentir et à réguler. Mais la logique géopolitique pousse à accélérer : Donald Trump rejette ces appels, au nom de la compétition technologique avec la Chine. La course est effrénée, alors même que nous n'avons pas collectivement décidé où elle doit nous mener. L'itinéraire le plus rapide n'est pas forcément le plus judicieux, ni le plus sûr. Nous en sommes exactement au même point qu'en 1945, quand Oppenheimer proposa au président américain de négocier avec les Soviétiques l'abandon du développement de la bombe H. Truman, le président, refusa, disant que cela allait pousser les Américains à prendre du retard dans leur défense. Si un seul protagoniste adopte la bonne altitude, mais pas les autres, il perdra sa place de leader. Il faut que tous acceptent, et c'est aujourd'hui plus qu'illusoire dans notre monde fragmenté.
Une lueur d'espoir existe. Avec sa convention-cadre sur l'intelligence artificielle et les droits de l'homme, la démocratie et l'État de droit, le Conseil de l'Europe a ouvert la voie au premier traité international juridiquement contraignant sur l'IA. Un principe essentiel : la puissance technologique doit rester soumise aux règles que nos sociétés se donnent collectivement. De manière à garantir un contrôle humain lorsque nos droits, notre sécurité ou notre démocratie sont en jeu. Il ne s'agit pas de ralentir le vent, mais de choisir l'altitude. La puissance est technologique ; le cap doit rester humain. Si nous partons dans la mauvaise direction, ce ne sera pas la faute de l'IA, ce sera la nôtre !
Le groupe a relevé ses prévisions de croissance à l'horizon 2030 lors d'un séminaire investisseurs à Singapour. La marge, en particulier, va franchir un palier important. PAGE 10
Le fabricant américain de mémoire a fait état de résultats record au quatrième trimestre et a annoncé que les trois quarts de ses capacités de production sont réservées pour 2027. PAGE 17
La valorisation du géant de l'optique est revenue au niveau qui était le sien avant le lancement des lunettes connectées, qui dynamisent pourtant sa croissance. P. 11
Le laboratoire français a annoncé un élargissement de son partenariat avec la biotech américaine Regeneron et la fin du litige avec cette dernière. P.10
La compagnie britannique tire avantage non seulement de ses activités d'exploitation du pétrole, mais surtout de ses raffineries et de ses activités de trading. P. 6-7
Le concessionnaire des aéroports parisiens devrait être particulièrement pénalisé par le projet de hausse des taxes sur les infrastructures de transport. P.12
Depuis que nous sommes revenus à l'achat du titre, il a été multiplié par près de 2,5 fois. Il nous semble opportun de prendre une partie de ses bénéfices alors que les progrès seront plus lents à court terme. P. 14
Le fondeur taiwanais accélère l'expansion de sa capacité de production en 2 nanomètres. Cette gravure, la plus fine actuellement proposée, permet de fabriquer les puces qui servent aux usages d'intelligence artificielle. C'est à la demande de deux importants clients, Apple et Nvidia, que TSMC passe la seconde. Sa capacité mensuelle devrait atteindre 120.000 wafers d'ici à la fin 2026, dépassant les prévisions (90.000).
Le conflit au Moyen-Orient a perturbé les activités du voyagiste au premier semestre. Les ventes ont augmenté de 1,9 %, à 323,4 millions, mais le bénéfice net a reculé de 20 %, à 4,6 millions, compte tenu de charges supplémentaires engagées. Par ailleurs, l'offre des dirigeants à 180 € sera ouverte du 28 octobre au 10 novembre.
CONSERVER Il y a peu de chances d'une surenchère. On peut conserver jusqu'à l'ouverture de l'offre. Nous étions à l'achat depuis longtemps, y compris à 58 € pendant le Covid en mai 2020.
Sale temps pour la mode. De la tête aux pieds. Spartoo ne dira pas le contraire. L'enseigne de vente en ligne de chaussures a vu son chiffre d'affaires reculer de 4,8 %, à 57 millions d'euros, lors des six premiers mois de 2026, et son excédent brut d'exploitation basculer dans le rouge (- 0,6 million). La génération de cash, à l'inverse, est restée satisfaisante et la dette nette s'est allégée, à 4,3 millions d'euros. Cela n'a pas convaincu la Bourse, où le titre campe au-dessous de 1 €.
Le chocolatier suisse a abaissé, le 29 septembre, son objectif de croissance organique pour 2026, pour la deuxième fois cette année. En cause, la hausse des prix et la chaleur qui freinent la demande pour ses produits. Le groupe table désormais sur une croissance organique de son chiffre d'affaires qui devrait être au mieux de 2 % en 2026, contre une prévision antérieure de 4 % à 6 % et bien en deçà des attentes du consensus. Le cours a perdu près de 10 % en séance.
Le fabricant de produits de contraste est au fond du trou. Il a affiché une chute de 33 % de son Ebitda au premier semestre et son résultat opérationnel est tombé dans le rouge (- 18 millions). La perte nette atteint 32 millions, plombée par des coûts supplémentaires liés au plan de remise en conformité du site industriel américain de Raleigh. La dette nette s'est encore alourdie à 356 millions d'euros et la société négocie son refinancement. Le directeur financier, Jérôme Estampes, a annoncé sa démission.
Le Cac 40 a essuyé une nouvelle semaine de forte baisse, plombé par les tensions sur les prix de l'énergie et le marché obligataire. Le taux d'emprunt de la France à dix ans a frôlé 5 %.
'embellie – si tant est qu'on puisse l'appeler ainsi – aura été de courte durée. Après une timide reprise de 0,16 % lors de la de 0,16 % lors de la semaine qui s'est achevée le 25 septembre, le Cac 40 a bien vite retrouvé le chemin de la déprime. En repli hebdomadaire de 2,24 % – le septième depuis la mi-août –, le baromètre a fini à 7.897,19 points, après avoir enfoncé deux seuils, les 8.000 points mercredi 30 septembre, et, dès le lendemain, les 7.900. Une piètre performance, au sein de laquelle s'insère une baisse de 4,4 % de l'indicateur en septembre, dont la réputation de mois peu porteur en Bourse a été confirmée. Les causes sont identifiées : la situation tendue au Moyen-Orient, le niveau élevé des cours du brut – le Brent se traite autour de 100 \$ à la veille du week-end – et l'inflation. En septembre, l'indice des
Cac 40 sur la semaine
prix à la consommation s'est hissé à 3,8 % sur un an dans la zone euro, en forte hausse par rapport à août (+3,2%), et, si d'aucuns se félicitent de l'absence d'effets de second tour (contagion aux salaires), la Banque centrale européenne, elle, voit son équation se compliquer. L'institution est coincée entre les prix de l'énergie, sur lesquels elle n'a aucune prise, et les tensions obligataires, qui durcissent les conditions de financement. Car le marché obligataire est tout aussi perturbé que celui des actions. C'est un niveau inégalé depuis 2002 : le taux d'emprunt de la France à dix ans a atteint près de 5 %. Paris doit rémunérer sa dette à un taux supérieur à celui de l'Italie, de l'Espagne ou de la Grèce !
Vendredi 2 octobre, les investisseurs ont eu la mauvaise surprise d'apprendre que les Etats-Unis n'ont créé que 29.000 emplois en septembre, très loin des 90.000 attendus par le marché et des 133.000 du mois d'août. Mais, rapidement, cela s'est transformé en bonne nouvelle : la Réserve fédérale pourrait ne pas relever ses taux d'intérêt à l'issue de sa réunion des 27 et 28 octobre. -C. P.
On espérait une reprise technique. Elle n'est pas venue. L'impasse au Moyen-Orient, les tensions sur le brut et l'obligataire ont pesé sur les indices, dont le Nasdaq. La valorisation des acteurs de la tech est, en effet, très corrélée à l'actualisation de leurs revenus futurs.
Le reflux du baril de Brent à 104 \$, après que l'Arabie saoudite a partiellement rétabli un oléoduc contournant le détroit d'Ormuz, n'a pas permis au Cac 40 de relever la tête en clôture. L'indice avait pourtant tenté plusieurs incursions dans le vert en séance.
L'étau dans lequel est enfermé Paris l'a entraîné sous les 8.000 points à l'issue de la dernière séance de septembre, qui confirme sa réputation de mois défavorable à la Bourse. Le Cac 40 a cédé 4,4 % dans la période, pénalisé aussi par l'élargissement du spread OAT-Bund.
Mêmes causes, mêmes conséquences : la place de Paris a commencé le mois d'octobre dans le rouge, s'enfonçant sous les 7.900 points, alors que le gouvernement français, en quête d'argent, a dévoilé un budget 2027 qui a crispé de nombreux acteurs économiques.
Les pétroliers préparent une année stratosphérique
L'année 2026 restera dans les annales des multinationales du pétrole comme un millésime exceptionnel. L'envolée des prix du pétrole et du gaz, doublée d'un très haut niveau de marge de raffinage, favorise les groupes intégrés sur toute la chaîne de valeurs, comme BP, ExxonMobil, Shell ou Total-Energies. Les cash-flows générés serviront à réduire l'endettement, à investir pour préparer l'avenir et surtout à soigner le retour à l'actionnaire, avec de généreux dividendes et des plans de rachats d'actions de plus en plus musclés.
Les efforts pour développer les énergies renouvelables ne sont plus aussi stratégiques pour les groupes anglo-
saxons, qui donnent désormais la priorité aux énergies fossiles plus rentables. La Bourse a pris en compte cet environnement porteur, les titres affichant de beaux scores depuis le début de l'année. Les perspectives demeurent favorables à moyen terme pour ces géants de l'énergie, compte tenu des tensions toujours fortes à la fois sur le marché pétrolier et gazier et sur les capacités de raffinage, très inférieures à la demande.
Même si l'augmentation des flux en provenance du Moyen-Orient devait conduire à une détente des cours du brut au-dessous des 100 \$, un retour vers les 60 \$ du début de l'année n'est pas attendu rapidement. – PAGES 6 ET 7
L'envolée des commandes du groupe de défense, soutenu par la volonté de Madrid de créer un champion national, a tiré l'action. Il doit dorénavant confirmer sa stratégie et transformer son carnet en bénéfices pour asseoir son statut et sa valorisation. PAGE 19
Palaces, casinos, thermes, restaurants étoilés, immeubles de prestige... les actifs de Monte-Carlo Société des Bains de Mer prospèrent sur le Rocher depuis 163 ans. L'ultra-luxe séduit de plus en plus une clientèle, qui apprécie l'extrême personnalisation des propositions d'hébergement, de jeux, de bien-être ou de divertissement. Le cash-flow abondant permet de financer les centaines de millions nécessaires aux innovations, aux rénovations et au maintien d'un service d'exception. Pour étendre son empire au-delà de la Principauté, Groupe SBM pousse désormais ses pions sur les mers et va relancer un palace à Courchevel. Après deux exercices record, le nouvel opus se présente bien. PAGE 13
Offre valable jusqu'au 31/12/26 soumise à conditions. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte des risques de perte en capital. Be invested = Soyez investis
La montée en puissance des énergies renouvelables ainsi que la nécessité d'adapter des réseaux de transmission à une consommation électrique appelée à croître fortement ont rendu indispensable le développement du stockage par batteries. La multiplication de ces parcs de conteneurs est favorisée, de plus, par la chute du prix des équipements, divisé par dix en une décennie.
Cet essor profite à tout un écosystème d'entreprises grandes ou petites, énergéticiens ou équipementiers, dont beaucoup sont cotés en Bourse. Leur parcours haussier a été interrompu cet été par leur sensibilité aux taux d'intérêt, mais ce marché offre des perspectives de croissance des chiffres d'affaires et des bénéfices généralement prometteurs. PAGES 22 ET 23
Le gouvernement souhaite abaisser à 3.000 € le plafond de l'abattement de 10 % sur les revenus des retraités, contre 4.439 € actuellement. Une mesure qui permettrait d'économiser 1,4 milliard d'euros.
Taux ou (trop) tard, le drame de la dette française
La France est aujourd'hui « l'homme malade » de la zone euro. Cela se traduit par l'envolée des taux d'intérêt à long terme qui affaiblit encore une situation budgétaire dégradée et qui pèse sur les marchés.
C'était en 2009. A peine sortie de la crise financière des subprimes, la plus grave depuis celle de 1929, l'Europe jouait les prolongations et basculait dans la crise grecque. La quasi-faillite de l'Etat grec, qui reconnaissait avoir truqué ses comptes et affichait en réalité un déficit public de 12,7 %, faisait basculer la zone euro dans une tempête obligataire. On raillait alors les pays du Club Med aussi affublés de l'acronyme moqueur de PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne – Spain, en anglais) pour la mauvaise gestion de leurs finances publiques. La France, ni aussi cigale que les pays d'Europe du Sud ni aussi fourmi que les nations d'Europe du Nord, passait entre les gouttes, bénéficiant d'une situation centrale, géographiquement comme financièrement.
Dix-sept ans plus tard, tout est chamboulé. Le Sud est devenu vertueux : en 2025, l'Italie a affiché un déficit public de 3,1 %, l'Espagne, de 2,4 %, et la Grèce et le Portugal ont enregistré un excédent ! En Europe du Nord, les Pays-Bas ou le Danemark sont toujours d'excellents élèves, et même si l'Allemagne laisse légèrement filer son déficit, repassant au-dessus du seuil symbolique des 3 % (le fameux critère de Maastricht) au premier semestre, les finances continuent d'y être bien tenues et, surtout, le pays a de la marge, avec une dette publique représentant 64 % du PIB.
Et la France ? Il ne faut plus parler de pays du Club Med pour désigner les maillons faibles de l'Europe mais du Parc Astérix. Notre pays est l'irré- ductible Gaulois qui dépense sans compter. Le déficit public français de 2026, initialement prévu à 4,7 %, a été révisé à 5,1 %, puis à 5,4 %, et le projet de loi de finances pour 2027 table sur un déficit de 5 % faute de véritables mesures d'économies. Ce chiffre risque de gonfler au fil des discussions parlementaires, le gouvernement étant obligé de céder sur certains points s'il veut se donner une (petite ?) chance de voir son budget adopté. Avec un tel déficit, et un stock de dettes de 3.600 milliards d'euros (119,1 % du PIB), l'Etat français émettra l'an prochain pour 340 milliards d'euros de nouveaux emprunts, soit 28 milliards de plus que cette année. Surtout, la charge de la dette, c'est-à-dire le montant des intérêts payés par l'Etat en intégrant aussi les administrations publiques locales et de sécurité sociale... va s'envoler dans un contexte de remontée des taux : elle devrait bondir de 12 milliards en un an pour atteindre en 2027, selon les prévisions, 91,2 milliards !
Une envolée du spread avec l'Allemagne au cours des derniers jours
somme des deux, reste supérieure aux taux longs. En France, où les prix ont augmenté sur un an de 3 % en septembre et où la croissance est attendue par la Banque de France à 0,4 % cette année et à 0,9 % en 2027 (le gouvernement table sur 1 % dans son budget), la situation est totalement différente (3,9 % de croissance nominale dans le meilleur des cas, contre des taux à 10 ans proches de 5 %). Cela tient à la prime (on devrait plutôt parler de déprime...) de risque qui affecte la dette française en raison de sa situation budgétaire, on l'a vu, mais aussi économique, sociale, politique. Les marchés mesurent cette prime au travers du spread (écart de taux) à 10 ans entre le Bund allemand, la référence dans la zone euro, et l'OAT française. Jusqu'en juin, cet écart évoluait autour de 60 points de base (0,6 %) avant de s'envoler depuis un mois. Poussé par le contexte particulier de cette fin de semaine (présentation du budget, émission mensuelle d'OAT, publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis) il a atteint 160 points, vendredi en milieu de journée, niveau inconnu depuis 2012, avant de retomber à 140 points en fin de séance... et il reste encore sept mois avant le second tour de l'élection présidentielle.
—RLEBAILLY@INVESTIR.FR
Risque Quand les taux montent les obligations baissent. Il faut donc être très vigilant sur ces actifs et se concentrer sur les durées très courtes, peu sensibles à l'évolution des taux. Les fonds en euros, qui offrent une garantie du capital et misent sur le portage (conservation de l'obligation jusqu'à l'échéance) bénéficient, eux, de cette hausse des rendements.
Contagion Les sociétés endettées en général et les secteurs qui le sont structurellement (foncières, utilities...) et les financières en particulier sont automatiquement sanctionnées quand les taux remontent même si beaucoup de grands groupes avaient pris la précaution de se refinancer l'an dernier ou en début d'année. Il faut donc alléger le poids de ces secteurs dans les portefeuilles.
La hausse des taux est un mouvement mondial poussé par la remontée de l'inflation due, en grande partie, à l'envolée des prix du pétrole consécutive à la situation au Moyen-Orient. Mais il s'y ajoute des facteurs plus structurels, tels le fort endettement des Etats qui rend les investisseurs plus exigeants pour prêter à un emprunteur étatique qui devient moins sûr, et la concurrence, du côté des émetteurs, des géants de la tech qui augmentent la demande de capital et font donc monter les prix. Depuis le début de l'année, le rendement du T-Bond à 10 ans américain est passé de 4,12 % à 5,34 % pulvérisant la barre des 5 % que l'on décrivait, il y a quelques semaines encore, comme une cote d'alerte. En France, l'obligation assimilable du Trésor (OAT) n'a fait que frôler, à 4,99 %, vendredi, ce seuil symbolique.
Diversification Les sociétés trop franco-françaises devraient souffrir dans les prochains mois. Pour ceux qui n'ont pas suivi nos précédents conseils d'internationalisation des portefeuilles d'actions, il est encore temps de le faire. Au sein des valeurs françaises, il faut privilégier les groupes pour lesquels la part de l'activité et des profits réalisée en France est faible.
Mais, et c'est là toute la différence, aux Etats-Unis, si l'on additionne une inflation à 3,4 % et une croissance économique attendue autour de 2,4 % cette année et l'an prochain, la croissance du PIB nominal, qui est la
« Il vaut mieux raisonner sur l'écart entre l'OAT et son équivalent allemand »
KEVIN THOZET, GÉRANT ET MEMBRE DU COMITÉ D'INVESTISSEMENT DE CARMIGNAÇ
Pourquoi le marché obligataire français se tend-il maintenant ?
Il y a plusieurs façons d'aborder ce sujet. A l'image d'une obligation dont la maturité est fondante, l'horizon politique français se raccourcit à mesure que l'élection présidentielle de 2027 approche. Les marchés financiers regardent toujours devant eux, mais ils se projettent rarement au-delà de six à neuf mois. Les échéances présidentielles et législatives entrent donc dans le radar des investisseurs. Et puis il y a la présentation
du budget. Beaucoup d'investisseurs internationaux, et nationaux d'ailleurs, avaient identifié cette date. Ensuite la trajectoire de la France est relativement contrastée ou en opposition à ce qui se passe ailleurs. Le ministère des Finances a revu à la baisse ses perspectives de croissance pour l'année, alors que, dans le même temps nos voisins – l'Allemagne, l'Espagne, même le Royaume-Uni – se sont prêtés au même exercice mais en révisant à la hausse leurs prévisions de PIB. Le pays connaît un problème de dette publique qui dépasse le pic du Covid, avec un déficit toujours supérieur à 5 %, mais aussi un problème de croissance. Cette dichotomie-là joue contre nous.
Par ailleurs, le phénomène de remontée des taux d'intérêt est global et généralisé. Et la France est, clairement, le mauvais élève de la classe, le pays où il y a les déficits budgétaires les plus importants en zone euro et le niveau d'endettement parmi les plus élevés. A cette situation s'ajoutent des parlements de plus en plus fragmentés ou polarisés.
La France est de facto la plus exposée à tous les facteurs qui poussent les taux mondiaux plus haut. Dans le jargon financier, on dit qu'elle possède un delta élevé. Un exemple : quand les taux allemands montent, les taux français montent encore plus. Enfin, il existe une forme de dynamique auto-entretenue. L'ampleur des déficits renchérit le coût de la dette qui à son tour creuse les déficits.
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Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
Est-ce qu'il existe un niveau d'alerte ? Oui, et il est déjà dépassé. Quand les taux s'élèvent autant, se pose la question de la soutenabilité de la dette. En d'autres termes, même si le déficit budgétaire s'oriente vers zéro, si les taux d'intérêt payés sur la dette, le stock
et la nouvelle dette contractée croissent à un rythme plus élevé que le PIB nominal, le poids de la dette rapportée à la richesse produite va mécaniquement gonfler. C'est ce qu'on appelle l'effet boule de neige. C'est ce qui se passe en France. Jusqu'où les taux peuvent-ils grimper ? Pas évident de le dire en absolu, il vaut mieux raisonner sur l'écart entre l'OAT et son équivalent allemand. Ce qu'on appelle la prime de risque, le fameux spread, ce surcroît de rémunération par rapport au taux d'emprunt de référence en Europe. Historiquement, les problèmes arrivent quand les spreads des pays les plus exposés remontent entre 150 et 250 points de base. La situation ne peut alors plus être considérée comme un simple épiphénomène français. La hausse des primes de risque payées par la France sur sa dette a un effet de contagion, sur le secteur bancaire, et les autres pays européens (Espagne, Italie...).
Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ?
Elles sont déjà très visibles sur le marché obligataire – sur deux ans, une obligation française avec une maturité de dix ans délivre une performance négative de moins 10 % – et sur les marchés d'actions avec la contre-performance du Cac 40. Depuis le début de l'année, il affiche une perte de 3 % environ, là où des indices d'actions européens sont en hausse de 8 %. Et c'était également le cas l'an dernier. Une des conséquences de cette moindre attractivité des actions françaises se retrouve aussi dans les performances des valeurs bancaires, qui ont sous-performé leurs homologues européennes.
—PROPOS RECUEILLIS PAR C. S.
« Le risque pays s'est aggravé, comme le traduisent les CDS France »
« Le risque pays s'est aggravé, comme le traduisent les CDS France »
MATTHIEU DE CLERMONT, DIRECTEUR DES INVESTISSEMENTS ASSURANCE D'ALLIANZ GI
Pourquoi le marché obligataire français se tend-il maintenant ?
Français se tend-il maintenant ?
La tendance s'est accélérée ces derniers jours, mais le mouvement a commencé cet été aux Etats-Unis, lorsque la Fed a donné la priorité à la lutte contre l'inflation. Le marché s'est alors mis à anticiper une remontée de ses taux, ce qui s'est confirmé en septembre, entraînant à la hausse tous les taux dans le monde.
Ensuite, le problème de la France est sa trajectoire budgétaire. Avec l'annonce que les objectifs de croissance ne seront pas tenus, a ressurgi le paradigme de la soutenabilité de la charge de la dette.
Le contexte politique local laisse penser qu'il faudra du temps avant que le déficit public revienne à 5 % du PIB. Les mesures annoncées jeudi dans le cadre du budget 2027 ne semblent pas suffisantes pour inverser la trajectoire, ce que le marché intègre déjà. D'ailleurs, la courbe des taux s'est fortement aplatie. Cela signifie que le risque pays s'est fortement aggravé, comme le traduisent les CDS France, le coût de l'assurance contre le risque de défaut, passés de 40 points de base mi-septembre à 80 points vendredi matin.
Les inquiétudes, ensuite, se sont propagées aux autres pays de la zone euro. Il y a eu, jeudi, un débouclement de positions de portage carry trades, certains investisseurs ayant financé des achats de dette française ou périphérique, ou de crédit, par des positions de financement à plus faible coût sur les actifs allemands. Quand la volatilité devient trop élevée, les intervenants doivent sortir car le coût du risque le devient aussi.
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Jusqu'où les taux de l'OAT dix ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
Jusqu'où les taux de l'OAT dix ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
C'est plus le spread avec les taux allemands qui est à surveiller. Il était de 145 points de base vendredi matin. La prime de risque se situe plus à ce niveau-là. Il y a eu, jeudi, une adjudication de 12 milliards d'euros de la part de France Trésor, qui s'est plus ou moins bien passée. Tant que le pays a une capacité d'intervention sur les marchés, même s'il emprunte plus cher, cela constitue un élément de soutien, mais la prime de risque va rester importante.
Les investisseurs attendent des éléments concrets sur la réduction du déficit et un budget voté. Mais après la présidentielle, très probablement suivie de législatives, rien ne dit qu'il y aura un gouvernement doté d'une majorité susceptible de faire passer des réformes. La période de taux exceptionnellement bas aurait pu constituer une fenêtre favorable pour accélérer certaines réformes structurelles et améliorer durablement les équilibres budgétaires.
Pour limiter ses coûts d'emprunt et l'augmentation de la charge de laette, le Trésor conserve une certaine flexibilité dans son profil d'émission, notamment via les maturités plus courtes.
Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ? Une crise obligataire serait catastrophique. Nous sommes toutefois très loin d'une crise de solvabilité, mais ce qui s'est passé cette semaine en France n'est pas une bonne nouvelle pour la zone euro.
Le risque est devenu un peu plus systémique et s'est étendu à cette dernière. Le marché veut peut-être pousser la Banque centrale européenne à réagir, mais je pense qu'il est un peu trop tôt pour cela. Elle dispose de tous les outils pour ralentir la hausse des taux d'intérêt, mais leur activation, généralement conditionnée à certains critères, pourrait provoquer une réaction de panique de la part des investisseurs.
De plus, les bilans des entreprises industrielles et des banques sont aujourd'hui très solides, très résilients. Elles ont la capacité à court terme d'amortir les hausses de taux, même si les établissements bancaires sont une des courroies de transmission avec l'économie réelle.
Mon maître mot, aujourd'hui, dans ce contexte, est de gérer nos portefeuilles en veillant à une extrême diversification entre les classes d'actifs.
\- PROPOS RECUEILLIS PAR C. L C.
« Les taux à 10 ans pourraient monter jusqu'à 5,5 % »
« Les taux à 10 ans pourraient monter jusqu'à 5,5 % »
THOMAS GIUDICI, DIRECTEUR DE LA GESTION OBLIGATAIRE
CHEZ AURIS GESTION
Pourquoi le marché obligataire français se tend-il maintenant ?
Nous avons l'impression que les investisseurs se sont réveillés en septembre alors que les problèmes étaient pourtant déjà bien identifiés. Cela s'inscrit dans un contexte de hausse des taux généralisée dans le monde, et d'un momentum négatif alimenté, d'une part, par les interrogations croissantes sur la soutenabilité des déficits publics, et, d'autre part, par des chiffres macroéconomiques meilleurs que prévu. En outre, dans l'Hexagone, la prime de risque s'accroît. Au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'élection présidentielle, le stress augmente, d'autant que l'impasse politique rend impossible une réduction crédible du déficit public.
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Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépas-ser ?
Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépas-ser ?
Nous ne sommes déjà plus très loin de la barre des 5 %. Elle devrait être testée rapidement par les marchés. On annonçait cette barre comme symbolique aux Etats-Unis et les 5 % ont été dépassés sans problème particulier. A mon avis, on pourrait aller, en cas de stress, jusqu'à 5,5 % en raison du risque politique et des incertitudes budgétaires. Des nouvelles positives dans les prochains mois semblent peu probables. La pression va donc perdurer sur la dette française, avec un écart par rapport au Bund allemand qui pourrait atteindre 150 points de base, voire 200 points de base dans un cas extrême. A l'approche de l'élection, des mouvements de panique sont possibles, car de plus en plus d'investisseurs étrangers détiennent de la dette hexagonale. La question est de savoir à partir de quel moment la Banque centrale européenne (BCE) interviendrait et à quelles conditions. Au-delà du risque français, la tendance reste haussière sur les taux longs en l'absence d'éléments favorables, car l'équilibre entre l'offre et la demande s'est détérioré : le financement des déficits publics est désormais en concurrence avec les lourds investissements dans le domaine de l'intelligence artificielle.
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Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ?
Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ?
La sous-performance massive des actions françaises se poursuivrait, avec une mise sous pression des banques. Des efforts budgétaires supplémentaires seraient nécessaires pour financer des intérêts d'emprunt de plus en plus élevés (65 milliards en 2025 et 90 milliards estimés en 2027). Ces efforts pèseront sur la croissance économique qui est déjà une des pires en Europe. Le risque extrême serait une contagion au reste de l'Europe, avec à la clé une hausse du dollar par rapport à l'euro et surtout une intervention de la BCE pour soutenir la dette française et garantir la stabilité de la zone euro. Bien évidemment, des mesures drastiques pour la France seraient alors à mettre en œuvre. Je n'anticipe cependant pas un tel soutien tant que l'écart avec le Bund ne se rapprochera pas des 200 points de base.
CHRISTIAN BITO, VIÇE-PRÉSIDENT DE SWISS LIFE GESTION PRIVEE
Pourquoi le marché obligataire français se tend maintenant?
La première cause ne concerne pas que la France, elle est mondiale : les taux montent sous l'influence de multiples facteurs : l'inflation, la hausse des taux directeurs des banques centrales, la croissance économique dopée par des investissements massifs (l'intelligence artificielle, les data centers) consommateurs de capitaux, les dépenses de défense qui pèsent sur les déficits. Les déficits budgétaires ne reculent dans aucun grand pays en 2026. Les propositions pour le budget français de 2027 ne rassurent pas les marchés pour deux raisons. Les mesures ne sont pas encore suffisamment radicales pour réduire le déficit structurel et l'absence de majorité au Parlement rend même incertaine leur adoption.
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Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
Jusqu'où les taux de l'OAT à 10 ans peuvent-ils monter ? Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser ?
Deux facteurs majeurs poussent les taux à la hausse en France : l'inflation et les déficits. L'inflation est la conséquence directe des problèmes géopolitiques internationaux. Bien entendu, un cours du baril de pétrole à 150 \$ aggraverait la situation. Cependant, il est probable qu'une nouvelle escalade ne se produise pas.
La France souffre de l'incertitude sur la composition de la future majorité. La prime de risque demandée par les investisseurs a fait monter les taux de notre dette d'Etat au plus haut de la zone euro. Néanmoins, les discours et propositions de nombreux candidats évoluent vers plus de rigueur budgétaire. La hausse des taux aura certainement comme effet de nous pousser vers des choix politiques qui les feront baisser. Nous ne devrions donc probablement pas connaître des variations de l'amplitude de la Grèce en 2012, car la prise de conscience de notre problème de déficit et d'endettement est enclenchée dans notre débat politique.
De plus, la Banque centrale européenne (BCE) dispose d'un outil dit antifragmentation qui lui permettrait d'intervenir en achetant la dette d'un Etat de la zone euro dont les taux s'éloigneraient trop de l'ensemble des pays et surtout de la référence des taux de l'Allemagne. Cet outil n'a été utilisé que pour l'Italie en 2022. Installés sur cette première expérience, nous pourrions pronostiquer son enclenchement si les taux français à dix ans s'écartaient de 2 % de plus que les taux allemands, soit, sur les niveaux du 2 octobre, si nos taux, qui cotent 4,97 % alors que les taux allemands sont à 3,47 %, montaient à 5,4 %. Le marché teste probablement cette résistance, mais la possibilité que la BCE puisse intervenir pointe ce qui est peut-être le seuil qui ne sera pas dépassé par rapport au niveau des taux allemands.
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Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ?
Quelles seraient les conséquences d'une crise obligataire en France pour l'économie et les marchés ?
La hausse des taux est un frein à la croissance économique. De plus, le poids de l'endettement de l'Etat français empêchera de contrecarrer cet effet par des programmes de relance. Il faut néanmoins prendre en compte l'impact de la hausse des taux sur l'épargne. Des rendements plus attractifs séduisent les prêteurs de capitaux. Dans leurs décisions d'achat de dette à moyen-long terme, l'investisseur apprécie la rentabilité attendue de son placement par rapport à l'inflation qu'il subira sur la durée de l'obligation.
-PROPOS RECUEILLIS PAR C. L. C.
RÉSULTATS SEMESTRIELS 2026
RETOUR DE LA CROISSANCE ORGANIQUE
FORTE PROGRESSION DES RÉSULTATS ET DU FREE CASH-FLOW
OBJECTIFS REVUS À LA HAUSSE POUR 2026
| En Millions d'Euros | Juin 2025 | Juin 2026 | Variation | Chiffre d'affaires | 2 084,1 | 2 109,2 | + 1,2 % | • France | 718,3 | 749,6 | + 4,4 % | • International | 1 365,8 | 1 359,5 | - 0,5 % | Résultat Opérationnel d'Activité | 152,1 | 187,3 | + 23,2 % | En % du chiffre d'affaires | 7,3 % | 8,9 % | Résultat Opérationnel | 124,7 | 158,3 | + 26,9 % | En % du chiffre d'affaires | 6,0 % | 7,5 % | Résultat net part du Groupe | 82,6 | 113,8 | + 37,8 % | En % du chiffre d'affaires | 4,0 % | 5,4 % | Free Cash flow | 78,4 | 104,3 | + 33,0 % | En % du chiffre d'affaires | 3,8 % | 4,9 % | Effectif | 57 900 | 58 700 | ACTIVITÉ À FIN JUIN 2026 : + 1,2 %
Au premier semestre la croissance de l'activité s'établit à +1,2 % : +4,4 % en France, -0,5 % hors de France.
À périmètre et change constants, la croissance est de +1,6 % (+3,3 % en France et +0,8 % hors de France).
Alten a renoué avec la croissance organique dès le second trimestre 2026 grâce à une activité plus dynamique qu'anticipé.
L'activité s'améliore dans l'ensemble des géographies, la plupart en progression organique, y compris l'Allemagne. Seuls le Benelux et les Nordics sont toujours en recul de plus de 5 %.
La croissance de l'activité a accéléré dans les secteurs de l'Aérospatial, de la Défense / Sécurité / Naval, du Ferroviaire et dans une moindre mesure de l'Energie. La décroissance ralentit dans les autres secteurs.
Le résultat opérationnel d'activité s'établit à 187,3 M€, en hausse de 23 % par rapport à juin 2025.
La marge opérationnelle d'activité progresse donc fortement, de 7,3 % du CA en juin 2025 à 8,9 % du CA en juin 2026. Elle augmente tant en France qu'à l'international.
L'amélioration de la marge dans plusieurs géographies en difficulté l'an passé, des gains de productivité sur projets, ainsi que la baisse sensible des SG&A engagée depuis plusieurs semestres ont permis à la marge opérationnelle d'activité du Groupe de progresser fortement.
Le résultat opérationnel s'élève à 158,3 M€, en hausse de 27 % par rapport au premier semestre 2025 (124,7 M€). Il comprend 12,3 M€ de paiements en actions, 6,7 M€ de dotations aux amortissements d'actifs incorporels d'acquisitions, 12,5 M€ de coûts non récurrents (principalement constitués de coûts de restructuration et d'honoraires sur acquisition), et 2,6 M€ de plus-value de cession.
Après la prise en compte du résultat financier (+ 3,2 M€), de la charge d'impôts (47,7 M€), et de la quote-part des sociétés mises en équivalence (- 0,1 M€), le résultat net part du Groupe s'élève à 113,8 M€ et représente 5,4 % du chiffre d'affaires, en hausse de 38 % par rapport à juin 2025.
La marge brute d'autofinancement (hors IFRS16) s'est établie à 180,7 M€ (8,6 % du CA). Le besoin en fonds de roulement augmente de 31,6 M€ conséquence de la croissance organique et de l'augmentation saisonnière du DSO.
L'impôt payé est de 36,8 M€, les Capex restent faibles (8,1 M€ soit 0,4 % du CA).
En conséquence, le free-cashflow s'élève à 104,3 M€ soit 4,9 % du CA en hausse sensible de 33 %. Après prise en compte des investissements financiers nets (73 M€), des dividendes payés (51,5 M€), du programme de rachat d'actions (65 M€) et des autres flux de financement (+ 7,9 M€), la trésorerie nette s'établit à + 313 M€ à fin juin 2026.
ALTEN dispose donc d'une capacité d'investissement significative (gearing : - 14,0 %).
Ce semestre a confirmé l'amélioration de l'activité constatée depuis le dernier trimestre 2025, en particulier dans les secteurs Aérospatial & Défense, en forte progression.
Même si l'environnement macroéconomique et géopolitique reste incertain, à contexte inchangé, ALTEN revoit à nouveau à la hausse ses perspectives pour l'année 2026. La croissance organique, à données constantes, devrait être comprise entre 1,7 % et 1,9 %.
La marge opérationnelle d'activité sera supérieure à celle de 2025 et devrait s'établir à 9,2 % environ en 2026.
PROCHAINE PUBLICATION : ACTIVITÉ DU 3 $^{ème}$ TRIMESTRE 2026, le mardi 27 octobre 2026
Pour toutes informations : www.alten.com/investisseurs / Contact journalistes : alten@hopscotch.fr
France. La dette publique a atteint 3.595,5 milliards d'euros à la fin juin 2026, soit 119 % du PIB. C'est un record depuis 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Un budget 2027 peu crédible et dangereux pour la viabilité des finances publiques
Un budget 2027 peu crédible et dangereux pour la viabilité des finances publiques
Le gouvernement veut réduire le déficit public à 5 % du PIB, un objectif jugé aléatoire par les experts. Les entreprises et les ménages seront mis à contribution, notamment par des hausses d'impôts et des réductions de niches fiscales.
Se situera-t-il à 4,7 % ? Ou bien à 5 % ? Cela sera 5,4 % du PIB si tout va bien d'ici à la fin de l'année. Il s'agit évidemment de l'objectif de déficit public français pour 2026. Tout au long de l'année, la cible a été révisée en hausse au fil de la dégradation de l'activité économique et des finances publiques. Et pour 2027 ? Le gouvernement, qui vient de présenter sa copie budgétaire, s'engage sur 5 %. Cet objectif est-il crédible ? Non. Les années passées ne permettent pas de croire à la réalisation d'un tel déficit public. La dette est
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CADRAGE MACROÉCONOMIQUE Des perspectives discutables
CADRAGE MACROÉCONOMIQUE Des perspectives discutables
Risque évident de dérapage budgétaire. C'est le message adressé au gouvernement par Amélie de Montchalin, présidente du Haut Conseil des finances publiques depuis février et ancienne ministre du Budget dans les gouvernements Bayrou et Lecornu. Ce mélange des genres peut surprendre. Comment un ancien « artisan » des budgets passés peut-il critiquer la copie actuelle alors que ce denier est pour une part la résultante des lois de finances passées ? La même critique avait été formulée à l'encontre de Pierre Moscovici avec raison. Sur le fond, les critiques de l'institution semblent très largement justifiées, notamment sur le plan économique. Les hypothèses sont très optimistes. La prévision de croissance de 1 % est loin d'être évidente, car elle suppose un rebond de l'activité. L'environnement international ne plaide pas pour. L'hypothèse faite par Bercy d'un cours moyen du baril de pétrole de 80 \$ paraît optimiste. En général, les économistes ont tendance à penser que la meilleure prévision des prix des matières premières est la dernière cotation. Or le baril de Brent s'échangeait vendredi à plus de 100 \$.
Enfin, en l'absence de majorité à l'Assemblée nationale, le gouvernement devra faire des concessions. Elles auront un coût. Sinon, une loi spéciale s'appliquera, et certaines économies tomberont de fait.
devenue incontrôlable sous l'effet de la hausse des rendements obligataires (voir l'illustration). Le taux à dix ans a atteint près de 5 %, un record depuis 2002, en raison en partie du contexte géopolitique mais aussi de la perspective de l'élection présidentielle de mai 2027. Les experts sont ainsi très prudents (lire p. 2 et 5). Les hypothèses économiques paraissent, elles aussi, hasardeuses, notamment la croissance économique attendue à 1 %, après 0,5 % cette année (voir l'encadré).
Le gouvernement, pour atteindre sa cible, a présenté une série de mesures pour un total de 43 milliards d'euros (17 milliards d'euros de nouvelles hausses d'impôts et de cotisations et 26 milliards d'euros de modération des dépenses), auxquelles s'ajoute la montée en charge de mesures de redressement prises en 2026 et antérieurement, amenant l'ensemble à 54 milliards d'euros en 2027. Il ne faut donc pas s'étonner que les prélèvements obligatoires soient encore orientés à la hausse, à 44,2 % du PIB contre 43,9 % en 2026, notamment grâce
à un coup de rabot sur certaines niches fiscales. Les exonérations de cotisations patronales seront limitées (3,7 milliards de moindres dépenses). Une nouvelle taxe sur les produits « transformés, emballés », contenant des sucres ajoutés et des additifs, est proposée. La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises (5 milliards) est maintenue. Le Medef chiffre à près de 20 milliards d'euros les nouveaux prélèvements et taxes touchant les entreprises. Une mauvaise nouvelle pour la croissance et l'emploi.
Les recettes nettes de l'Etat continueront donc à augmenter, même faiblement, à 392,4 milliards d'euros (après 391,3 milliards). Cela n'empêchera pas le déficit de l'Etat de continuer à se dégrader ! Le solde général sera déficitaire de 156,4 milliards l'an prochain, après 137,2 milliards prévu cette année et 124,2 milliards en 2025. Les ménages ne seront pas épargnés (p. 5) : les recettes de l'impôt sur le revenu (IR) augmenteront de 5,7 milliards, pour atteindre 102,5 milliards, celles de la TVA de 7,3 milliards (107 milliards) et celles issues des accises sur les énergies s'apprécieront de 1,9 milliard, à 23,5 milliards, en plein choc énergétique. Les recettes fiscales des entreprises reculeront (de 1,8 milliard à 58,5 milliards pour l'impôt sur les sociétés) malgré les ponctions supplémentaires annoncées, prouvant une fois encore que trop d'impôt tue l'impôt. L'impossibilité de réduire au moins le déficit de l'Etat ne peut que renforcer les doutes des investisseurs.
Evidemment, il fallait à Bercy trouver des recettes pour financer les dépenses publiques qui, quoi qu'en disent les gouvernements qui se succèdent, ne cessent de progresser. Les économies annoncées sont, en effet, exprimées toujours en tendance par rapport à ce qui aurait été réalisé sans mesures d'économies. Mais, au final, elles sont bien en augmentation de 20 milliards l'an prochain (à 548,9 milliards), soit peu ou prou le même rythme qu'en 2026 (+ 26,3 milliards).
Evidemment, la charge financière de la dette poursuivra sa flambée de quelque 10 milliards pour s'établir à 72,9 milliards du fait de la hausse des coûts des emprunts d'Etat, ce qui complique évidemment la tâche du Premier ministre. Et ce n'est qu'un début. Elle dépasse très largement les budgets cumulés de la Justice et de la Sécurité (respectivement 11 et 18,2 milliards). Le projet de loi de finances pour 2027 acte aussi une croissance des crédits de la Défense, de 57 à 63,4 milliards. Le comportement agressif de la Russie à l'encontre des pays de l'Otan en Europe justifie évidemment cette évolution, qui s'inscrit dans une programmation budgétaire de plusieurs années.
Pour limiter la dérive de l'ensemble des dépenses publiques – pas uniquement celles de l'Etat – prévue de 1.662,5 à 1.691 milliards, la progression des dépenses de fonctionnement des collectivités locales sera contenue au rythme de l'inflation, soit un effort de 5,4 milliards d'euros en tendance. Les dépenses sociales continueront, elles, de progresser au-dessus de l'inflation, mais le gouvernement compte toutefois réduire le déficit de la Sécurité sociale de 21,8 milliards en 2026 à près de la moitié en 2027, soit 12,7 milliards d'euros (lire ci-dessous).
PHILIPPE WENGER
Les finances publiques sont contraintes par le coût de la dette
DÉPENSES PUBLIQUES
La Sécurité sociale et les collectivités locales en première ligne
La Sécurité sociale et les collectivités locales en première ligne
Le gouvernement étant incapable de réduire le déficit budgétaire de l'Etat, il se tourne vers la Sécurité sociale et vers les collectivités locales pour tenter de réduire le déficit public vers son niveau de... 2025. L'effort est toujours moins difficile lorsque ce sont les autres qui le font.
Ainsi, Matignon estime à 22,6 milliards d'euros le déficit spontané
de la Sécurité sociale pour 2027. Sans mesures correctrices, il s'aggraverait chaque année pour atteindre 26,8 milliards en 2030, malgré les économies déjà annoncées cette année. Le projet de loi de finances prévoit maintenant de ramener le déficit à 12,7 milliards. Il serait donc divisé par deux. Il faut employer le conditionnel, car l'effort est tout relatif sachant que les dépenses de Sécurité sociale continueront d'augmenter de 18 milliards (dont près de 6 milliards pour la santé et autant pour les retraites), soit une hausse de 2 %. Cela ne sera donc pas la disette.
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LES COLLECTIVITÉS LOCALES DOIVENT FREINER LEURS DÉPENSES
LES COLLECTIVITÉS LOCALES DOIVENT FREINER LEURS DÉPENSES
Concernant les collectivités locales, leurs dépenses de fonctionnement continueront à augmenter à un « niveau cohérent avec l'inflation anticipée » l'an prochain, peut-on lire dans le document de presse. L'effort demandé aux collectivités locales est réparti de « manière équitable entre tous les échelons et modulé selon les capacités financières de chaque collectivité », poursuit le ministère de l'Economie et des Finances. Les petites communes seront ainsi très largement
Comptes de la sécurité sociale | En Mds€ | 2026 | 2027 | Maladie | -12,5 | -7,8 | Accidents du travail et maladies professionnelles | -1,3 | -1,5 | Famille | +0,3 | +1,6 | Vieillesse | -8 | -4,8 | Autonomie | -0,3 | -0,2 | Total | -21,8 | -12,7 | exonérées des efforts demandés ainsi que les collectivités, fragiles financièrement. Les collectivités ultramarines ne seront pas concernées. Pour finir, l'ensemble des dépenses devait être stable (fonctionnement plus investissement) pour atteindre 329,3 milliards d'euros, peu ou prou le niveau de 2026.-P.W.
Fiscalité, épargne, retraites : préparez-vous au changement
Fiscalité, épargne, retraites : préparez-vous au changement
Le budget 2027 prévoit un effort de 43 milliards d'euros pour réduire le déficit à 5 % du PIB. Fiscalité, épargne et retraites sont au cœur des réformes.
e gouvernement a présenté son projet de budget pour 2027 en Conseil des ministres le $1^{\text{er}}$ octodes ministres le 1 $^{er}$ octobre. Il prévoit un effort de redressement de 43 milliards d'euros pour contenir le déficit à 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % prévu pour 2026. Si le Premier ministre a écarté toute « hausse généralisée d'impôts », l'exécutif entend augmenter les recettes fiscales : les prélèvements obligatoires atteindront 44,2 % du PIB, contre 43,9 % en 2026, surtout grâce à la réduction de certaines niches fiscales. Ces mesures doivent passer devant l'Assemblée nationale et le Sénat avant de pouvoir entrer en vigueur au 1 $^{er}$ janvier 2027. Ces versions du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 présentées par Bercy seront probablement profondément transformées après avoir été analysées par le Parlement. Retrouvez ci-dessous ce que le gouvernement a prévu pour votre épargne et votre patrimoine.
Le barème de l'impôt sur le revenu est indexé sur l'inflation, soit + 2,1 %. La première tranche imposable démarre à 11.844 € de revenu par part. Selon Bercy, cette indexation évite une hausse d'impôt de près de 4 milliards d'euros pour 20 millions de ménages et l'entrée dans l'impôt d'environ 500.000 foyers. PLF, art. 2
L'abattement de 10 % sur les pensions de
retraite est plafonné à 3.000 € par foyer au lieu de 4.439 €. Ce resserrement du cadre devrait se traduire par un rendement de
1,4 milliard (sur les 5,5 milliards totaux de l'effort demandé aux retraités). PLF, art. 3
Les pensions totales inférieures à 1.260 € sont revalorisées au niveau de l'inflation. PLFSS
Au-dessus, la
revalorisation
pourra être
inférieure à l'inflation par décret. Le gouvernement se réserve la possibilité de mettre en place un second seuil à 2.000 €. Cette mesure devrait permettre de réaliser une économie de 4,1 milliards en 2027 (3 milliards pour la Sécurité sociale + 1,1 milliard pour le budget de l'Etat, net de CSG). PLFSS
Majoration de pension pour enfants (MPE). A compter du 1 $^{er}$ juillet 2027, la MPE sera transformée en montant forfaitaire identique pour les hommes et les femmes, uniquement pour les nouvelles pensions liquidées (pas de rétroactivité).
La contribution différentielle sur les hauts revenus reste applicable de la législation actuelle.
modèle de l'assurance-vie » en réservant son régime fiscal de faveur aux contrats traditionnels. Il met ainsi en place un régime différentiel pour les contrats patrimoniaux sur mesure, qui verront les capitaux versés au décès soumis aux droits de succession classiques. PLF, art. 6
apportait ses titres à son holding bénéficiait d'un report d'imposition sur sa plus-value. Ce report s'effaçait définitivement s'il transmettait ensuite les titres du holding par donation ou succession. Le texte propose que la transmission à titre gratuit mette fin au report : l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux sur la plus-value deviennent exigibles. Le paiement pourra être étalé sur cinq ans, moyennant des garanties. La même règle s'appliquera aux contribuables partis à l'étranger qui relèvent de l'exit tax. Selon Bercy, les plus-values placées en report ont doublé entre 2021 et 2023, pour atteindre 34 milliards, concentrées sur les 0,01 % des foyers les plus aisés. La mesure est rétroactive aux transmissions réalisées depuis le 1er octobre 2026. PLF, art. 5
DONATIONS
Le gouvernement prévoit deux mesures
exceptionnelles et temporaires (du 1 $^{er}$ janvier au 30 juin 2027), indépendantes des règles en vigueur pour les transmissions. Sont concernés les dons de sommes d'argent en pleine propriété à un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant ou, à défaut, un neveu ou une nièce, âgé de 18 à 50 ans (aussi connu sous le nom don Sarkozy):
\- un relèvement de la limite du montant des dons de sommes d'argent ouvrant droit à une exonération de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) à 50.000 €, contre 31.865 € tous les quinze ans actuellement, pour les dons de sommes d'argent consentis en pleine propriété au profit d'un enfant, d'un petit-enfant, d'un arrière-petit-enfant ou, à défaut d'une telle descendance, d'un neveu ou d'une nièce ou, par représentation, d'un petit-neveu ou d'une petite-nièce ;
pour les montants dépassant l'abattement, une réduction à 6 % des DMTG pour les dons de sommes d'argent consentis au profit d'un enfant, d'un petit-enfant, d'un arrière-petit-enfant ou, à défaut d'une telle descendance, d'un neveu ou d'une nièce ou, par représentation, d'un petit-neveu ou d'une petite-nièce, dans la limite de 100.000 € par donateur et donataire. PLF, art. 4
TRANSMISSION
D'ENTREPRISE
modifier:
Le pacte Dutreil est préservé : le gouvernement s'engage à ne pas le fer.
Le nouveau pacte Papin vise à faciliter la reprise des TPE et des PME, notamment par leurs salariés. Il prévoit un suramortissement des investissements réalisés entre 2027 et 2029 par les entreprises reprises : 30 % pour les PME et 60 % pour les TPE. Pour les reprises par les salariés, l'abattement fixe sur la plus-value du cédant qui part à la retraite est doublé. Les droits d'enregistrement sur les cessions de fonds de commerce, de clientèle et de parts sociales sont alignés sur ceux, plus bas, des cessions d'actions. Les salariés repreneurs doivent avoir travaillé au moins cinq ans dans l'entreprise au cours des dix dernières années. Ils doivent aussi s'engager à conserver les titres et à diriger ou exploiter l'entreprise pendant cinq ans. PLF, art. 10
IMMOBILIER
LMNP. Le gouvernement veut resserrer
les critères du régime de location en meublé non professionnelle pour le faire converger avec le régime fiscal du dispositif Jean-brun. « Le dispositif Jeanbrun est plus vertueux que le dispositif LMNP, puisqu'il est conditionné en matière de loyers et en matière de construction et de rénovation. Jus-qu'à présent, le dispositif LMNP était moins vertueux que le Jean-brun, mais il était plus généreux. C'est un petit peu paradoxal », précise-t-on à Bercy. Mais le cabinet du ministère de l'Economie se
Négatif
veut rassurant : « ce n'est pas du tout la fin du LMNP, c'est un resserrement pour le rapprocher du bénéfice associé au Jeanbrun, un dispositif plus vertueux. »
\- L'amortissement déductible des loyers sera plafonné à 2,5 % par an, dans la limite de 7.000 € par foyer fiscal.
\- Pour les meublés de tourisme, le plafond sera de 1,5 % et 5.000 €.
Les résidences étudiantes, les résidences seniors avec services, les Ehpad et les établissements de soins de longue durée sont exclus du plafonnement.
\- Les amortissements en report accumulés avant 2027 resteront déductibles jusqu'en 2036, mais dans la limite de la moitié du bénéfice imposable.
\- A partir de 2027, les amortissements non déduits seront définitivement perdus.
Ce coup de rabot s'ajoute à la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value de revente, en vigueur depuis la loi de finances pour 2025. PLF, art. 7
Le PLF propose la mise en place d'un prêt à taux zéro « famille ». Cette mesure serait ouverte à tous les ménages ayant un enfant à naître ou né il y a moins de trois ans, y compris s'ils ont déjà bénéficié d'un PTZ. Le dispositif ne serait disponible qu'une seule fois par ménage et sous conditions de ressources. Le plafond annuel de dépense du PTZ (2,1 milliards), inchangé depuis 2016, est par ailleurs supprimé. PLF, art. 7
MaPrimeRé-
nov' est recent-
rée sur la
rénovation d'ampleur, et l'aide est conditionnée à la décarbonation du chauffage.
Contrairement aux idées reçues, les Français gagnent plus, mais paient proportionnellement moins d'impôts sur le revenu (IR) qu'en 2017, constate le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), institution associée à la Cour des comptes, dans sa dernière étude consacrée à l'IR et à ses réductions et crédits d'impôt. La note commandée par l'Assemblée nationale a été présentée aux députés le 30 septembre, la veille de la publication du projet de budget 2027 par le gouvernement. C'est la première d'une série de publications qui devraient servir à nourrir les débats autour de l'examen du PLF et du PLFSS.
Le document révèle que, entre 2017 et 2024, le revenu fiscal moyen des foyers a progressé de 23,2 %, plus vite que l'inflation (+18,4%). Dans le même temps, le taux moyen d'imposition est passé de 7 % à 6,7 % du revenu fiscal de référence (RFR), sous l'effet de la réforme du système d'imposition de 2020 (la première tranche du barème est passée de 14 % à 11 %). L'instauration du prélèvement forfaitaire unique en 2018 a aussi joué dans cette évolution. Selon le CPO, ce sont les revenus du capital qui ont tiré la hausse des revenus, tandis que les revenus les plus modestes ont progressé moins vite que les prix.
Autre constat du CPO, l'IR reste progressif mais seulement jusqu'à un certain niveau de revenus. Les classes moyennes, entre le 4 $^{e}$ et le 8 $^{e}$ décile, acquittent environ 2 % de leur RFR. Le taux grimpe ensuite à 7 % pour le 9 $^{e}$ décile, 13 % pour les 10 % les ménages aisés, et 19,4 % pour les 1 % les plus riches. Ces derniers sont pourtant ceux dont l'imposition a le plus baissé depuis 2017 : – 3,6 points. Au sommet de la pyramide, l'impôt redevient dégressif. En découpant le 1 % des foyers les plus aisés en millièmes, c'est-à-dire en tranches de 0,1 % des foyers fiscaux, le taux arrive à son sommet au troisième millième, avant de redescendre. A partir de ce niveau les dividendes et les plus-values mobilières pèsent plus lourd. Ainsi, une fois les réductions et crédits d'impôt actés, les 10 % des foyers les plus aisés supportent 74 % de l'IR, et les 1 % les plus riches 33 %.
Les réductions et crédits d'impôt ont une part essentielle dans ces évolutions. Plus de 14 millions de foyers déclarent au moins un crédit d'impôt, et 12,5 millions ont vu leur impôt diminuer.
Afin de limiter les abus, il existe en France un plafonnement global des niches fixé à 10.000 € par foyer. Mais, il connaît de nombreuses exceptions. Les dons, le dispositif Malraux ou les investissements dans les jeunes entreprises innovantes en sont exemptés. Cela mène à des inégalités notables devant l'impôt constate le CPO. En effet, environ 13.300 foyers assujettis à l'impôt sur la fortune immobilière, donc détenteurs d'un patrimoine immobilier net de plus de 1,3 million d'euros, n'ont payé aucun impôt sur le revenu en 2024. Près de 200 foyers ont réduit leur IR de 220.000 € en moyenne grâce à un cumul de ces dispositifs, et en premier lieu la réduction d'impôts pour dons (130.000 € en moyenne). – M.-C. C.
Croissance maîtrisée et amélioration de la rentabilité
Villers-lès-Nancy - Extrait du communiqué publié le 28/09/2026 à 08h00 CEST | Compte de résultat simplifié S1 (M€) | Publié S1 2025 | Publié S1 2026 |
Variation /publié | Chiffre d'affaires | 116,0 | 124,5 | 8,5 | +7,3% | EBITDA Courant | 29,8 | 33,3 | 3,5 | +11,9% | Résultat Opérationnel Courant (ROC) | 21,1 | 23,7 | 2,5 | +11,9% | Résultat Net | 18,1 | 20,0 | 1,9 | +10,5% | Résultat Net (Part du Groupe) | 17,3 | 19,0 | 1,7 | +9,9% | \- Chiffre d'affaires S1 2026 de 124,5 M€ (+7,3%) : croissance portée par l'acquisition d'Erevo et les intégrations de Novaprove et du fonds de commerce DIS, hausse de +1,4% à périmètre comparable
■ Revenus annuels récurrents (ARR) de 111,1 M€ au 30/06/26, en hausse de +8,8%, avec une solide composante organique
EBITDA Courant de 33,3 M€ (+11,9%), soit une augmentation de la marge d'EBITDA à 26,8% contre 25,7% au S1 2025
■ Résultat Opérationnel Courant de 23,7 M€ (+11,9%) : taux de rentabilité en amélioration à 19,0% contre 18,2% au S1 2025, porté par un mix produits favorable, une bonne maîtrise des charges et des acquisitions relatives
■ Résultat Net en progression de +10,5% à 20,0 M€
Trésorerie nette renforcée à 93,2 M€ au 30/06/26 (+9,6 M€ vs. 31/12/25)
Denis SUPPLISSON, CEO d'Equasens, déclare : « Les solides performances commerciales et financières du premier semestre 2026 témoignent de la capacité d'exécution du Groupe associée à une gestion optimisée des coûts et des ressources financières. Nos récentes acquisitions, et en particulier celle d'Erevo, contribuent déjà favorablement à nos résultats, tandis que les Divisions Pharmagest et Axigate Link confirment la solidité de la dynamique organique. Dans un contexte d'attentisme sur plusieurs de nos marchés, et de mutation de certaines offres historiques, nous continuons à conforter notre position de leader des solutions numériques en santé en Europe. Cette dynamique s'appuie sur des relais de croissance clairement identifiés : l'intégration de l'IA dans nos logiciels métiers, notre offre de cloud souverain en santé et le référencement de nos solutions dans le cadre de la Vague 2 du Ségur du numérique en santé ».
Frédérique SCHMIDT, Directrice financière d'Equasens, ajoute : « La progression de la rentabilité du Groupe au cours du premier semestre 2026, et ce dans un contexte exigeant, confirme la solidité du positionnement d'Equasens et de son modèle économique fondé sur la récurrence des revenus, avec un ARR de 111,1 M . En parallèle, la génération élevée de cash nous permet de poursuivre notre politique d'investissement tout en nous laissant la possibilité de sécuriser nos achats ».
Retrouvez l'intégralité du communiqué sur www.equasens.com
Ce nouveau choc pétrolier fait le miel des compagnies énergétiques, présentes sur toute la chaîne de valeur du pétrole et du gaz. Elles affichent des bénéfices record et soignent leurs actionnaires.
Quand le cours du baril va-t-il durable-ment repasser au-dessous des 100 \$ ? A cette question, nombre d'experts répondent qu'il va encore falloir patienter. Alors que la guerre entre la Russie et l'Ukraine s'éternise (l'invasion russe a eu lieu le 24 février 2022),
l'espoir de voir le conflit au Moyen-Orient prendre fin rapidement est bien mince. Certes, l'Arabie saoudite a pu réparer son oléoduc Est-Ouest et des navires circulent à nouveau dans le détroit d'Ormuz, mais les exportations en provenance de cette zone stratégique sont loin d'être revenues à leur niveau d'avant le déclenchement des hostilités en février dernier. En outre, les voies de contournement ont montré leur limite, puisque les houthistes essaient de prendre le contrôle du détroit de Bab Al-Mandab au sud du Yémen, un autre couloir de navigation essentiel. Enfin, les blocages et les destructions d'infrastructures qui ont conduit à des restrictions de production dans plusieurs pays du Moyen-Orient ont contraint les grandes puissances à puiser dans leurs réserves, notamment la Chine. Les stocks mondiaux sont donc très bas et il va falloir les reconstituer.
Quant aux prix du diesel et du kérosène, ils pourraient certes s'infléchir dans le sillage du baril de brut si la détente se poursuivait sur le front pétrolier, mais les capacités de raffinage mondiales sont trop faibles pour satisfaire la demande. De nombreuses raffineries ont été frappées au Moyen-Orient et en Russie, ce qui devrait maintenir les prix élevés encore longtemps, selon les experts. Par ailleurs, les Etats-Unis fournissent environ la moitié du gazole importé par l'Union européenne, rendant les menaces de Donald Trump encore plus inquiétantes. Le président américain a en effet prévenu qu'il pourrait interdire les exportations de gazole, afin de garder le précieux liquide pour les Américains.
Ce choc énergétique de grande ampleur, s'il pénalise le tissu industriel et le pouvoir d'achat des consommateurs dans la plupart des pays occidentaux, est une aubaine pour les grandes compagnies énergétiques mondiales. En effet, les majors dites « intégrées » gagnent sur tous les tableaux, c'est-à-dire à la fois dans l'exploitation des gisements, le trading du pétrole, du gaz et des produits, le raffinage, la chimie et la vente dans les stations-service. Que toutes les planètes soient alignées n'est pas si fréquent, la division amont (exploration-production) étant souvent à l'avant-scène par rapport à l'aval (raffinage-distribution). A l'issue du premier semestre, les grands producteurs ont annoncé des profits record, et l'exercice 2026 figurera dans les annales comme un opus exceptionnel.
Les flux de trésorerie disponible stratosphériques engrangés vont permettre à ces géants de continuer d'investir, mais de façon mesurée. La discipline reste à l'ordre du jour. Le blocus du détroit d'Ormuz a montré qu'il était nécessaire de moins dépendre du Moyen-Orient et d'accélérer davantage dans le gaz naturel liquéfié. Les campagnes d'exploration qui ont déjà permis des découvertes hors de cette zone, comme en Indonésie, au Guyana et au Suriname, ou en Namibie seront poursuivies. Les dépenses d'intelligence artificielle, non chiffrées spécifiquement, ont pour but d'améliorer la sécurité, d'augmenter le débit des puits, et de réduire les coûts. La manne financière permettra aussi d'améliorer la solidité des bilans. Toutes les firmes ont réduit leur ratio d'endettement net sur fonds propres. Par ailleurs, l'actionnaire, qui reste au cœur des préoccupations des dirigeants, est gâte, avec d'un côté des dividendes rehaussés et de l'autre des programmes musclés de rachats d'actions.
Enfin, cette nouvelle crise énergétique pointe la nécessité absolue de moins dépendre des énergies fossiles et de davantage développer les solutions bas carbone. Mais, force est de constater qu'entre les déclarations des politiques et la réalité, le fossé est immense. Sous la pression de leurs actionnaires, les grands producteurs mondiaux, tels BP, Shell ou ExxonMobil, ont réduit la voilure dans le solaire et l'éolien, des énergies renouvelables dont la rentabilité est moins élevée que celle des hydrocarbures.
—SYLVIE AUBERT
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Une situation encore tendue mais de nouvelles découvertes
Quand pensez-vous que les cours du pétrole vont atteindre les 60 \$ d'avant le conflit ?
Pas tout de suite. Si l'on regarde les marchés à terme, ils anticipent de 73 \$ à 74 \$ en 2027 et 70 \$ en 2029, avec une hypothèse de normalisation de la situation au Moyen-Orient. Selon le consensus, la situation ne va pas se débloquer rapidement et le flux ne reviendra pas comme avant la guerre. Il devrait y avoir un contrôle du détroit, par les Iraniens avec Oman, on ne sait pas. Ce passage par Ormuz devrait s'améliorer mais restera compliqué. Le détournement hors de cette voie va s'accélérer, mais les flux resteront bridés.
Les manières de contourner le détroit d'Ormuz n'ont-elles pas leurs limites ?
Vous avez raison, la plus grosse facilité pour exporter le brut en évitant le détroit, c'est le pipeline Est-Ouest de l'Arabie saoudite, qui peut évacuer jusqu'à 7 millions de barils par jour (capacité maximale), mais on a vu que cette infrastructure a pu être attaquée. Il a été stoppé pendant plusieurs jours. Il a été réparé et il redevient opérationnel. Ce pipe approvisionne les raffineries sur la mer Rouge, mais les exportations de l'Arabie saoudite à partir du port de Yanbu n'ont pas encore pleinement repris. On s'aperçoit pourtant que l'industrie pétrolière est assez résiliente et réactive, malgré ces attaques sur les infrastructures. Elle arrive à réparer ou à trouver des solutions de contournement. On craignait des opérations d'interruption interminables et finalement, le système a été assez vite rétabli. Les exportations pourraient repartir dans les prochaines semaines. Reste le problème des houthis. Ils ont pris le contrôle du détroit de Bab Al-Mandab et ils interdisent le passage aux navires saoudiens. C'est une situation explosive, car les houthis se développent au Yémen et ils font pression pour que l'Arabie saoudite n'intervienne pas. Cela reste un point chaud qui peut encore perturber le marché pétrolier. Parmi les nouvelles plus rassurantes, Ormuz est moins bloqué qu'avant. Les exportations totales du Golfe aujourd'hui oscillent entre 13 et 14 millions de barils par jour (brut plus produits), soit près de la moitié du niveau d'avant la guerre. Le transit direct par Ormuz se situe à 6-7 millions de barils par jour.
La hausse du prix des produits pétroliers ne tient-elle pas surtout à un problème mondial de raffinage ?
Ce conflit a d'abord touché les prix du brut, mais la crise est en train de se déplacer vers les produits pétroliers. Les capacités de raffinage sont insuffisantes. Depuis plusieurs années, les investissements ont été réduits et la marge de sécurité s'est amoindrie.
Avant la guerre, le raffinage était en surcapacité par rapport au marché. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. La Chine, un gros raffineur qui fournit une bonne partie des produits pétroliers dans toute l'Asie et en Europe, n'a plus été approvisionnée normalement en pétrole du Moyen-Orient. Elle a donc réduit ses importations et a ralenti le fonctionnement de ses raffineries. L'autre problème, c'est l'impact de la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Les attaques de drones ukrainiens sur les raffineries russes ont réduit la production de produits pétroliers et en particulier de diesel. Ce produit est le plus utilisé pour le transport et pour l'industrie. C'est le nerf de la guerre de la production pétrolière. C'est pourquoi, en dehors de la Chine, les autres raffineries mondiales tournent à pleine capacité. Et ces capacités sont limitées. Où en est-on de l'offre et de la demande pétrolière mondiale ?
Selon les derniers scénarios de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande en 2026 devrait baisser de 2,5 millions de barils par jour et l'offre mondiale devrait se réduire de 5,6 millions de barils par jour. Au total, la demande en 2026 devrait se monter à 102,4 millions de barils par jour et l'offre totale à 100,8 millions. Le marché sera donc déficitaire cette année, c'est-à-dire qu'il faudra puiser dans les stocks. En revanche, selon l'AIE, en 2027, la demande serait de 105 millions de barils par jour et l'offre serait plus élevée, à 108,7 millions. En effet, si la situation actuelle se normalisait, la production pourrait remonter très vite. Et cette hausse sera d'autant plus rapide qu'il y a beaucoup de pays qui veulent rattraper le manque à gagner durant le conflit, en particulier le Qatar, le Koweït, l'Irak ou les Emirats arabes unis. Ils sont prêts à produire très fort et très vite.
Et les stocks mondiaux, où en est-on ? Ils sont très bas, n'est-ce pas ?
On garde encore un matelas, mais il a baissé assez fortement. Au début de l'année, on était à 8,3 milliards de barils. Et actuellement, on est tombé à 7,8 milliards. On est à peu près au niveau de 2023. Ce niveau n'est pas inquiétant, à condition d'avoir une activité normale. Si l'on continue avec les blocages, là, cela pourrait devenir plus grave.
Est-ce que la guerre a changé quelque chose dans l'influence mondiale de l'Opep?
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a perdu en parts de marché. Il existe aussi des dissensions au sein de l'Opep. Par exemple, les Emirats arabes unis ont claqué la porte au printemps (sortie effective le 1er mai). Les Emirats arabes unis ont une velléité de produire beaucoup plus. C'est pareil pour l'Irak. Or, aujourd'hui, ce dernier doit respecter un quota autour de 4,4 millions de barils par jour. Ce problème va s'amplifier après la guerre parce qu'il y aura forcément beaucoup d'investissements à faire pour les réparations, la reconstruction, mais également pour construire des pipelines, des terminaux, ou des voies d'exportation et ou d'importation. Ces dépenses, il va falloir les financer. Donc, je pense que tous ces pays vont vouloir engranger le plus de revenus possible.
—PROPOS RECUEILLIS PAR S. A.
TOTALENERGIES
Résultats conformes à court terme, visibilité à long terme
Résultats conformes à court terme, visibilité à long terme
Les planètes sont alignées pour les compagnies intégrées, dont TotalEnergies fait partie : toutes leurs activités, de la production au raffinage en passant par la vente de produits finis, profitent de l'environnement actuel où les cours du pétrole et du gaz, les marges de raffinage, et les prix de vente à la pompe sont au sommet. La compagnie française en profite largement à court terme. Cela dit, l'objectif de la journée investisseurs du 28 septembre à New York était de démontrer que TotalEnergies pouvait afficher, sur le long terme, croissance et rentabilité, synonymes d'un excellent retour aux actionnaires. Les commentaires des analystes financiers à l'issue de la réunion montrent qu'ils ont été convaincus.
Il fallait en premier lieu prouver que le groupe pouvait maintenir, voire accélérer son rythme de production : de fait, il a été confirmé que, jusqu'en 2030, la production de pétrole et de gaz allait croître de 3 % par an en moyenne et que grâce à une progression de 20 % dans l'électricité, la croissance globale d'énergie ressortira à 4 %. Audelà de 2030, la direction a fait des projections, qui ont agréablement surpris. Compte tenu de la diversité géographique de son portefeuille existant (Irak, Ouganda,
Qatar, Angola, Suriname, Brésil) et des projets validés (Namibie, Nigeria, Libye, Malaisie, Mozambique, etc.), qui lui assurent des réserves prouvées sur les douze prochaines années, un plateau de production de 3 millions de barils d'équivalent pétrole par jour (Mbep/j) pourra être maintenu jusqu'en 2035. En nettoyant son portefeuille d'actifs, la compagnie a pour objectif de ne conserver que les gisements aux coûts de production les plus bas, soit à moins de 5 \$ par bep. Cette ambition repose sur des investissements nets compris en moyenne entre 2027 et 2032 entre 14 et 17 milliards de dollars (dont environ 4 milliards dans les éner-
gies bas carbone et 1 milliard dans l'exploration de pétrole et de gaz).
Le groupe souhaite aussi monter en puissance dans sa division Integrated Power (électricité et renouvelables), car il veut que l'électricité représente 25 % de son mix énergétique en 2035. Il est donc essentiel d'en améliorer la rentabilité. Le cash-flow libre de cette branche est attendu à l'équilibre cette année et positif en 2027. C'est un plus par rapport aux autres majors qui ont réduit leurs ambitions de transition énergétique. En effet, si les activités hors pétrole-gaz et gaz naturel liquéfié (GNL) affichent un meilleur retour sur investissement (12 % de ROACE à 2030), les cash-flows futurs résisteront mieux à une chute des prix du baril.
Ainsi, à partir de l'hypothèse d'un baril de Brent à 80 \$, la direction, attend, au global, une augmentation de son cash-flow libre d'environ 10 milliards de dollars entre 2025 et 2030. Quant à la rentabilité des capitaux investis, elle devrait atteindre 17 % à 18 % en 2030 avec un baril à 80 \$, et s'établir entre 13 % et 14 % dans le scénario d'un brut à 60 \$.
Ces prévisions opérationnelles optimistes ont de quoi rassurer les actionnaires, d'autant que le groupe souhaite continuer à leur consacrer 40 % de son cash-flow, tout en leur promettant une hausse de 5 % par an du dividende (moyenne entre 2026 et 2030). Au sujet des rachats d'actions, la compagnie va les porter de 1,5 milliard de dollars au deuxième trimestre 2026, à une fourchette de 2 à 2,5 milliards au premier trimestre 2027.-S.A.
NOTRE CONSEIL
ACHETER La démonstration de solidité et de visibilité a été convaincante. Le titre a déjà en partie intégré les belles perspectives, mais il reste un peu de chemin compte tenu de sa faible valorisation, à 8,6 fois les profits estimés en 2027, contre 15 fois pour Exxon-Mobil.
Objectif : 93 € (TTE).
Prochain rendez-vous : le 26 octobre, résultats du troisième trimestre.
La petite compagnie pétrolière Maurel & Prom, dont la société nationale indonésienne Pertamina détient 71 % du capital, fait feu de tout bois pour diversifier ses productions. Elle est présente dans le pétrole et le gaz naturel, et ses gisements se répartissent sur plusieurs continents, notamment l'Afrique, avec le Gabon, la Tanzanie et l'Angola, et l'Amérique du Sud, avec la Colombie et le Venezuela.
Les événements au Moyen-Orient lui sont évidemment favorables. Plusieurs actions stratégiques majeures ont récemment modifié son profil. Avec le produit de la vente (soit 490 millions de dollars) de sa participation de 20 % dans la firme pétrolière nigériane Seplat Energy (elle lui versait essentiellement des dividendes), la société a récemment procédé à une importante acquisition en Colombie, où elle va doubler de taille. Maurel & Prom a acquis les actifs de Gran Tierra et elle entre en Equateur, un nouveau pays pour elle. Le portefeuille acheté représente 29.026 barils par jour (b/j) et 144 millions de barils de réserves prouvées et probables, avec l'objectif de porter la production à 44.000 b/j en 2030. Toujours en Colombie, l'achat de la licence Sinu-9 a été finalisé et une campagne de forage est en cours.
Par ailleurs, sa présence au Venezuela avait suscité des inquiétudes compte tenu des derniers événements politiques dans le pays, mais le groupe a obtenu l'autorisation de poursuivre ses activités, et les ventes de brut ont repris.
En Tanzanie, deux puits ont été mis en production et une campagne d'exploration est en cours sur le puits d'exploration Kasa-1X.
Enfin, en Angola, le forage sur le bloc 3/05 se poursuit.
A l'issue du premier semestre, pour une production de 37.890 barils d'équivalent pétrole par jour (bep/j), l'Ebitda a grimpé de 63 %, à 227 millions de dollars, et le bénéfice net a bondi de 78 % pour atteindre 191 millions. De plus, le flux de trésorerie disponible a progressé de 21 %, à 77 millions de dollars, et le bilan fait ressortir une position de trésorerie nette positive de 257 millions. Nous attendons un bel opus en 2026, ce qui devrait permettre le versement d'un dividende plus important.—S. A.
ACHETER À TITRE SPÉCULATIF Avec la vente de Seplat Energy, qui offrait des dividendes réguliers, le profil de la société est devenu plus risqué (nombreuses campagnes d'exploration en cours). Mais les profits 2026 seront substantiels et la chute du titre offre une porte d'entrée.
Objectif : 9,20 € (MAu).
Prochain rendez-vous : le 22 octobre, chiffres du troisième trimestre.
La guerre au Moyen-Orient a bouleversé la donne pour ExxonMobil aussi. La compagnie américaine a indiqué en juin dernier qu'elle avait perdu 10 % de sa production, celle qui est issue de ses gisements au Moyen-Orient. De plus, les chaînes d'approvisionnement de produits pétroliers ont été bouleversées, ce qui a induit des coûts supplémentaires.
Toutefois, ces points négatifs ont été largement compensés par les gains supplémentaires générés, ce qui s'est traduit par des résultats record, soit 14,5 milliards de dollars de profits et 23,5 milliards de dollars de flux de trésorerie opérationnel. Les opérations de raffinage aux Etats-Unis, avec des taux d'utilisation des capacités maximales, ont rarement rapporté autant. Jamais la société n'avait produit autant de diesel qu'au deuxième trimestre pour répondre aux besoins du marché. Même explosion des bénéfices dans ses divisions Produits chimiques et Produits de spécialité. Quant à la branche Amont (exploration-production), la division reine, elle a délivré d'excellents résultats parce que le groupe a diversifié géographiquement ses productions. Au Guyana, il est monté en puissance, en produisant 900.000 barils par jour à des conditions de rentabilité plus élevées que prévu, si bien que le retour sur investissement est intervenu avec deux ans d'avance. Dans le Bassin permien, 1,8 million de barils d'équivalent pétrole par jour (bep/j) ont été extraits, un niveau inédit.
Par ailleurs, grâce à l'intelligence artificielle, ses opérations sur le terrain vont être nettement améliorées et les coûts réduits. Les objectifs du groupe sont d'économiser 20 milliards de dollars (en cumulé entre 2019 et 2030), ce qui passera aussi par une réorganisation en interne, plus centralisée (le siège social a été transféré au Texas). Les investissements sont prévus autour de 27 à 29 milliards en 2026 et ensuite entre 28 et 32 milliards par an jusqu'en 2030. Enfin, contrairement à BP, les rachats d'actions figurent au programme du retour à l'actionnaire, aussi bien que le dividende. Les premiers pourraient culminer à 20 milliards de dollars par an et il est prévu d'augmenter le second de 4 % chaque année.-S. A.
NOTRE CONSEIL
ACHETER EN BAISSE Le consensus FactSet est à « surpondérer » et non à « acheter », car le titre a déjà bien grimpé (+ 35 % cette année) et se paie 15 fois les profits attendus en 2027, ce qui est assez élevé. D'où notre conseil d'achat en baisse vers 145 \$ (XOM, aux Etats-Unis).
Prochain rendez-vous : le 23 octobre, comptes du troisième trimestre.
Une fois n'est pas coutume, Shell a réussi à dépasser les prévisions des analystes lors de la présentation de ses comptes semestriels à fin juin grâce à sa branche aval et à ses activités de trading de pétrole et de gaz. Les investisseurs avaient sous- estimé les profits tirés des raffineries du groupe. Ses unités tournent à plein régime et délivrent des produits finis aux prix gonflés par une demande très largement supérieure à l'offre. La chimie, souvent le parent pauvre du secteur, a également brillé, avec des profits au plus haut depuis 2021. Quant aux activités de négoce, elles ont profité de la fermeture du détroit d'Ormuz.
Ainsi, ces gains de l'aval ont largement compensé le manque à gagner dû à la chute de 31 % des volumes de production de la division Gaz intégré au Moyen-Orient (la région représente environ 20 % de sa production totale), ses infrastructures au Qatar ayant été endommagées par des frappes. Ainsi, le bénéfice net du groupe (hors éléments exceptionnels) au deuxième trimestre a grimpé de
42 %, à 9,8 milliards de dollars, contre 8,9 milliards attendus par les analystes.
Cette manne va servir à réduire l'endettement, le taux de dettes nettes sur fonds propres étant revenu à 19 %, contre 26 % en 2025. Elle a permis également de prolonger le programme de rachats d'actions de 3 milliards de dollars sur les trois mois à fin juin (19 $^{e}$ trimestre de suite à ce niveau). Quant aux investissements, ils resteront maîtrisés dans une fourchette de 24 à 26 milliards de dollars par an. Les perspectives à moyen terme demeurent excellentes. Wael Sawan, le directeur général, ne s'est pas lancé dans le petit jeu des pronostics sur le prix du brut. Il a déclaré, lors de la conférence sur les résultats à mi-année, vouloir se concentrer sur ce qu'il peut maîtriser, c'est-à-dire l'optimisation de la performance de ses actifs. Les moins rentables sont vendus et parmi eux, de nombreuses activités dans les énergies renouvelables (éolien et solaire), moins profitables que les hydrocarbures. Shell accélère notamment dans le GNL (il est numéro un mondial), avec le rachat du canadien Arc Resources en avril dernier pour 16,5 milliards de dollars, et il se fixe un objectif de croissance dans le GNL de 4 % en moyenne par an d'ici à 2030.—S.A.
La tradition est respectée. La nouvelle patronne de BP depuis le 1 $^{er}$ avril 2026 veut imprimer sa marque. L'objectif est de redonner au groupe son lustre d'antan, alors que ses performances déçoivent depuis plusieurs années. Meg O'Neill a promis de remettre BP sur une trajectoire positive durable grâce à une meilleure discipline sur les investissements et les coûts fixes. « Nous allons investir avec discipline, améliorer la rentabilité du capital et maximiser les flux de trésorerie », a-t-elle déclaré. Les économies ont été révisées à la hausse, passant d'un objectif de 4 à 5 milliards de dollars d'ici à 2027 à 6,5-7 milliards. Le portefeuille d'actifs est en train d'être revu et des cessions sont programmées, par exemple Castrol (lubrifiants) ou la raffinerie de Gelsenkirchen, en Allemagne. Par ailleurs, la société a fait demitour en termes d'énergies renouvelables, qui ne sont plus désormais jugées comme des actifs stratégiques. BP souhaite passer à un modèle de partenariat plutôt que de détenir des actifs bas carbone en propre. Certains sont donc mis en vente, à l'instar d'Archaea Energy (biogaz) ou de Lightsource (solaire), afin d'accélérer le désendettement. BP vise entre 14 et 18 milliards de dollars de dettes nettes à fin 2027, contre 22,2 milliards à fin 2025. La nouvelle direction met donc à nouveau le cap sur les énergies fossiles. Les investissements dans l'amont seront maintenus à 10 milliards de dollars, avec une priorité donnée aux bassins pétroliers les plus rentables (golfe du Mexique, Azerbaïdjan, Moyen-Orient, etc.), afin de produire entre 2,3 et 2,5 millions de barils d'équivalent pétrole par jour d'ici à 2030. Le
GNL est aussi considéré comme un pilier de croissance pour BP, qui cible des projets phares en Oman, au Canada et au Sénégal-Mauritanie.
L'exercice 2026 se présente bien. Les prévisions de résultats par les analystes financiers n'ont cessé d'être rehaussées. Selon la dernière estimation établie par FactSet, le bénéfice net devrait ressortir à 17,6 milliards de dollars en 2026, contre 7,5 milliards en 2025, soit plus du double. Enfin, comme la priorité est donnée au rétablissement du bilan, la compagnie ne juge plus essentiel de procéder à des rachats d'actions et le dividende devrait continuer de progresser entre 4 % et 5 % par an. —S. A.
ACHETER Les cash-flows élevés de cette année permettront de réduire la dette et la restructuration devrait porter ses fruits à plus long terme. Objectif : 6,40 £ (BP, au Royaume-Uni). Prochain rendez-vous : le 3 novembre, résultats du troisième trimestre.
Valeurs à l'achat
Nombre de semaines
de conseils unanimes à l'achat
(S = valeur ne faisant plus
l'unanimité)
Les valeurs qui font l'unanimité. Ce tableau regroupe les valeurs pour lesquelles Investir, le consensus des analystes et l'analyse graphique affichent un conseil identique. | 73 | Schneider Electric | 11 | TotalEnergies | 7 | Interparfums | 1 | Alten | S | Accor | S | Crédit Agricole | 35 | Air Liquide | 10 | Thales | 5 | Mercialys | 1 | Capgemini | S | Airbus | S | Eurofins Scientific | 35 | Bureau Veritas | 9 | GTT | 5 | STMicroelectronics | 1 | Orange | S | Axa | S | Unibail-Rodamco | 31 | Euronext | 9 | Rubis | 3 | Sanofi | S | Bic | S | Vallourec | 22 | Publicis Groupe | 9 | Sartorius Stedim Biotech | 2 | Carrefour | S | BNP Paribas | S | Vusion | 22 | Safran | 8 | Legrand | 2 | JCDecaux | S | Coface | # Les indiscrétions
Les analystes aiment
J.P. Morgan a relieve sa recommandation de « neutre » à « surpondérer » sur le titre du spécialiste des services d'inspection et de la certification, avec un objectif de cours relevé de 28 € à 34 €. Le broker considère que le groupe est bien placé pour profiter de la croissance du marché ces prochaines années, grâce au recentrage
récent de son portefeuille. Tout en conservant une discipline financière stricte, la politique d'acquisitions va être renforcée, offrant des perspectives encourageantes pour la croissance d'ici à 2030. De plus, les services liés aux centres de données, l'agroalimentaire et les produits de base continuent à tirer l'activité. Pour mémoire, Jefferies et Oddo BHF sont aussi à l'« achat », tout comme Investir. Morningstar Equity Research conseille de « surpondérer », tandis que RBC Capital Markets et Deutsche Bank Research recommandent de « conserver ».
Ce que les initiés achètent et vendent
En partenariat avec
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Nous analysons, ici, les opérations boursières, déclarées à l'Autorité des marchés financiers, réalisées sur les titres de sociétés cotées par leurs mandataires sociaux (administrateurs), qu'ils soient dirigeants ou non.
La société civile familiale Rémy Lambert, représentée par Jean-Louis Lambert au conseil de surveillance, a acheté 113.403 actions à 109,30 €, soit un investissement de 12,4M €.
VICAT
Jacques Merceron-Vicat, via la société Soparfi, a acquis 51.757 titres au prix moyen pondéré de 59,53 €.
Gérald Harlin, administrateur, a vendu 36.717 actions à 44,71 €.
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l'IPO d'Anthropic approche à grands pas
Fondée en 2021 par des dissidents d'OpenAI, Anthropic devrait prendre de vitesse son principal rival dans la conception de grands modèles de langage (LLM) et s'introduire en Bourse dès le mois prochain, selon plusieurs sources proches du dossier. Ces dernières ont ajouté, auprès de Bloomberg, qu'une rencontre avec de potentiels investisseurs aura lieu en son siège de San Francisco, le 14 octobre, dans le cadre des préparatifs.
Dirigée par Dario Amodei, la société à l'origine de la famille de modèles Claude (mais aussi Opus, Sonnet ou Fable) a enregistré une perte nette de près de 42 milliards de dollars en 2025 et une perte opérationnelle de plus de 8 milliards, pour un chiffre d'affaires annuel de 4,6 milliards, selon des éléments rapportés par Bloomberg News en août. Ces chiffres sont toutefois largement caducs, le chiffre d'affaires annualisé d'Anthropic aurait atteint environ 75 milliards fin septembre, contre environ 70 milliards pour OpenAI à la même date. Contrairement à son rival, qui cible le grand public, Anthropic a bâti un modèle économique axé sur les entreprises et bénéficie actuellement du succès fulgurant de Claude Code, son assistant de codage prisé des développeurs. En matière de valorisation, si aucune ambition chiffrée n'a été communiquée, des sources ont fait part de la volonté d'Anthropic d'égaler, voire de dépasser l'introduction de SpaceX, capitalisée 1.750 milliards lors de son opération. Sur le front actionnarial, enfin, les sept fondateurs possèdent environ 2 % du capital chacun, mais ont récemment demandé à leurs actionnaires d'approuver une nouvelle structure au sein de laquelle ils contrôleraient 50,1 % des droits de vote. Investisseurs de long terme, Amazon et Alphabet (maison mère de Google) détiennent respectivement environ 17 % et 14 % du capital. Q. S.
gone. Est-il possible de concilier considérations religieuses et performances boursières ? Oui, si l'on en juge par les résultats du tracker Global X S&P 500 Catholic Values, investi dans des sociétés américaines qui respectent des valeurs catholiques.
Il affiche, en effet, de bonnes performances comme le prouvent ses classements au sein des fonds d'actions américaines: proche du premier décile sur cinq ans et même 11e sur huit ans, avec une surperformance moyenne annuelle de 3 points sur la première période.
Cet ETF privilégie les technologies de l'information (38 % du portefeuille), les financières (12 %), les médias, la santé et les biens de consommation discrétionnaire (9 %).
Nvidia, Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet A et C, Broadcom, Meta Platforms, Micron Technology ainsi que Tesla sont ses premières positions. Son rapport cours/bénéfices moyen, estimé à 23,8 fois pour 2026, montre qu'il est plus orienté vers les valeurs de croissance que vers les titres sous-évalués. De fait, l'énergie ne représente que 4 % de son
encours, les services publics 3 % et les matériaux 2 %. -PASCAL ESTÈVE
| CODE ISIN | US37954Y8892 | FRAIS DE GESTION | 0,29 % | ENCOURS | 1 370 M $ | PLACES DE COTATION | NASDAQ | PEA | NON | ÉVOLUTION SUR 1 AN | + 17,6 % | ÉVOLUTION SUR 3 ANS | + 61,7 % | ÉVOLUTION SUR 5 ANS | + 86,4 % |
Global X S&P 500
Catholic Values ETF (code Isin : US37954Y8892) ne sous-performe que dans les marchés modérément bais- siers selon l'analyse qualitative de Quan- talys Harvest Group. S'il a été conçu pour les croyants, il pourra séduire aussi les épargnants soucieux du respect de valeurs éthiques.
La hausse des taux d'intérêt a pesé sur les indices boursiers. D'un jeudi à l'autre, le Cac 40 a perdu 3 %, et nos sélections ont abandonné 2,2 % en moyenne. Seul l'Investir 10 International est parvenu à progresser de 0,8 % grâce à la bonne tenue des valeurs technologiques. ASML Holding, Infineon, Microsoft et Veeva Systems ont gagné respectivement 6,2 %, 5,6 %, 4 % et 3,6 %. A
l'inverse, les actions tricolores ont particulièrement souffert, car c'est en France que les taux grimpent le plus vite. De nouvelles ponctions fiscales pour les entreprises dans le budget 2027 et l'absence de véritables mesures d'économies font redouter à nouveau un déficit à plus de 5 % et une croissance molle en 2027. Parmi les titres les plus malmenés cette semaine, on trouve Ayvens, qui a chuté de 9 %, l'ensemble du secteur bancaire et, à un degré moindre, les assureurs. —FRANÇOIS MONNIER
Dans l'Investir 10 Grandes Valeurs, je sors BNP Paribas, qui a réalisé un magnifique parcours. Depuis son entrée dans la sélection, le 27 juin 2022, l'action a enregistré un gain de 250 %, alors que le Cac 40 a progressé de 30 % sur la période. Investir reste à l'achat de cette belle valeur, compte tenu de la qualité du management, de la solidité du modèle économique et du dividende élevé. Mais la situation déplorable des finances publiques de la France met sous pression l'ensemble des valeurs bancaires françaises. Ce titre ne peut plus, à court terme, figurer au sein de nos actions préférées. A la place, je préfère sélectionner Danone.
VARIATIONS SUR LA SEMAINE | NOTRE SÉLECTION | CAC SMALL | -4,3% | -3,3% |
VARIATIONS EN 2026 | NOTRE SÉLECTION | CAC SMALL | -1,9 % | -7,6 % | Le cours du groupe d'ingénierie transalpin Danieli a chuté le 28 septembre après la présentation de résultats annuels 2025-2026 mitigés, assortis de
VARIATIONS SUR LA SEMAINE | NOTRE SÉLECTION | EURO STOXX 50 | -3,2% | -1,5% |
VARIATIONS EN 2026 | NOTRE SÉLECTION | EURO STOXX 50 | + 6 % | + 6,6 % | Ayvens connaît un passage difficile en Bourse. Le bureau d'analyse financière d'UBS a ramené sa recommandation sur le titre d'« acheter » à « neutre », avec un objectif de cours de 10,50 €.
▶ le fonds Investir PEA Palatine, un fonds qui s'inspire des quatre sélections Investir 10, sous le code Isin : FR0013284114. Les frais de gestion annuels sont de 1,8 % et Investir en perçoit 1,05 %.
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Legrand va faire beaucoup mieux que prévu d'ici à 2030
Legrand va faire beaucoup mieux que prévu d'ici à 2030
Le conseil de la semaine d'Investir
Par Jacques Violet-Secondi
Benoît Coquart, le directeur général, s'exprime en anglais avec un accent français fortement dosé, mais aussi avec un débit inégalable qui lui permet de faire passer le maximum d'informations en un minimum de temps.
Mission accomplie à Singapour, en marge du Data Centre World Asia, le plus grand Salon en Asie consacré aux professionnels des centres de données, où le dirigeant a fait, au cours d'un séminaire investisseurs, passer le message du changement de nature de Legrand. En clair : les débouchés que le groupe a su s'ouvrir dans les infrastructures qui accompagnent l'essor de l'intelligence artificielle sont très solides. Les centres de données ne constituent plus seulement un relais de croissance mais une branche à part entière, générant désormais 32 % du chiffre d'affaires. Le reste con-
COMPORTEMENT DE L'ACTION
PERFORMANCE DU TITRE
COURS AU 1-10-26 : 139,75 €
VARIATION 52 SEMAINES : 0,11 %
2026 : 9,82 %
VOLATILITÉ
BÊTA 52 S. : 0.9 FOIS
EXTRÊMES 52 S. : 166,95 € / 121,95 € cerne la construction, mais avec une part de 22 % dans l'électrification liée à la transition énergétique, et c'est ainsi que Legrand n'est aujourd'hui plus dépendant qu'à 46 % de débouchés plus traditionnels dans le bâtiment.
A Singapour, le groupe a aussi détaillé l'étendue de son offre et affirmé la poursuite de sa stratégie d'acquisitions ciblées.
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ
EVOL. MOYENNE (2022-2025) : 4 %
EVOL. 2026 EST. : 16 %
BNPA
EVOL. MOYENNE (2022-2025) : 8 %
EVOL. 2026 EST. : 20 %
Legrand est présent tout au long de la chaîne de valeur : dans les solutions d'alimentation électrique critique, pour 35 % de ses ventes, les infrastructures physiques de calcul (25 %) ; les solutions de supervision (25 %) ; les solutions de refroidissement (5 %) ; et les services de test (10 %). Le groupe se prépare, par ailleurs, à la transition vers les architectures en courant continu à basse tension, prochaine génération de data centers. Legrand a ainsi relevé ses prévisions de moyen terme : la croissance organique annuelle du chiffre d'affaires serait désormais comprise entre 6 % et 8 % d'ici à 2030, contre de 3 % à 5 % précédemment, complétée par un effet acquisitions d'environ 5 %. Tout aussi impressionnante est l'évolution des anticipations sur la marge opérationnelle ajustée, que Benoît Coquart jugeait jusque-là à un niveau d'équilibre
autour de 20 %, l'amélioration en interne étant compensée par la dilution des acquisitions. Cette marge, y compris les acquisitions et en incluant les charges de restructuration, serait désormais incluse entre 21 % et 22 % du chiffre d'affaires en moyenne ! C'est un palier franchi à la hausse et la marque d'un changement qualitatif important qui devrait bénéficier au titre.
ACHETER Une nouvelle démonstration de la bonne santé et du changement d'échelle - à exploiter - du groupe : nous restons acheteurs du titre, même si une partie de l'amélioration de la marge était déjà anticipée par les analystes.
Objectif : 172 (LR).
Prochain rendez-vous : le 5 novembre, chiffre d'affaires du troisième trimestre.
INTÉRÊT BOURSIER
● RENDEMENT
DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : 2,70 €
RDT 2025 : 1,7 % RDT 2026 EST. : 1,9 %
● VALORISATION ESTIMÉE
PER 2026 : 24,6 FOIS
PER 2027 : 21,7 FOIS
L'AVIS DU GÉRANT
SUR CETTE VALEUR
Legrand profite du boom
des data centers
NIKOLAY MARINOV, ANALYSTE CHEZ CLARTAN ASSOCIÉS
Nous avons commencé à acheter Legrand dans le fonds Clartan Valeurs à l'automne 2022 vers 75 €. Nous nous sommes renforcés à plusieurs reprises en 2023, en 2024 et en 2025, la dernière fois en août à 130 €. Notre prix de revient est de 96 €. Enfin, nous avons pris quelques profits en février dernier, à 150 €. Nous nous sommes intéressés à la valeur en raison de son positionnement sur le matériel électrique. Elle allait profiter des investissements importants prévus dans les infrastructures électriques et énergétiques. Malgré la forte hausse du titre, nous restons positifs pour le boom des centres de données. Legrand réalise cette année 30 % de ses facturations – contre 20 % en 2024 – dans la fourniture d'équipements pour connecter les centres de données au réseau électrique. Le taux de croissance annuel prévu dans cette activité est estimé à 17 % jusqu'en 2030. Cela a amené la société à réviser en hausse ses anticipations de progression de chiffre d'affaires entre 2027 et 2030 : de 6 % à 8 % en comparable, contre de 3 % à 5 % antérieurement, et de 11 % à 13 % avec la croissance externe. A cet égard, le groupe a les moyens de ses ambitions, car son endettement net ne représente que 1,7 fois son Ebitda. Pour cette année, nous attendons des augmentations de 11 % des facturations, de 12 % du résultat opérationnel, avec une marge en légère amélioration, à près de 21 %, et de 15 % du bénéfice net. En dehors des data centers, les autres divisions (bâtiment et non-résidentiel) devraient croître de 4 % par an. Notons enfin que Legrand réalise près de la moitié de son activité en Amérique du Nord, ce qui est positif. A court terme, le cours devrait marquer une pause, car notre évaluation instantanée en fonction des cash-flows attendus ressort à 150 €. A l'horizon d'un an, 170 € est un objectif envisageable.
« Legrand réalise près de la moitié de son activité en Amérique du Nord »
ALIMENTATION
Danone Un mois de septembre sous le signe des inaugurations
Danone Un mois de septembre sous le signe des inaugurations
Danone n'est pas à la fête en Bourse depuis cet été. Pourtant, le groupe d'alimentation continue d'avancer dans sa stratégie et met en place des outils de croissance. Il a ainsi inauguré, mardi 29 septembre, la plateforme industrielle de biotechnologies Biotech Open Platform à Clermont-Ferrand. Plus de 20 millions d'euros ont été investis. Danone intervient aux côtés, notamment, de Michelin, de DMC Biotechnologies et du Crédit Agricole Centre France. L'objectif est de produire à l'échelle industrielle, des protéines, des enzymes, des actifs cosmétiques, des matériaux
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 57,58 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 21,60 % | 2026 : | - 25,01 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,5 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 80,14 € / 57,26 € | CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 47%
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 26,19 €
CONSENSUS DES ANALYSTS
A 61%
C 30%
V 9%
biosourcés pour l'agroalimentaire et d'autres industries.
La veille, lundi 28, le groupe dirigé par Antoine de Saint-Affrique avait annoncé une enveloppe de plus de 50 millions d'euros d'ici à 2030 pour transformer son usine historique d'embouteillage du Chancet, à Volvic, « en référence industrielle et centre d'expertise d'eau ». Il deviendra le premier site français d'eau minérale naturelle à réutiliser ses eaux usées traitées dans le processus de production – pour économiser l'équivalent de 220 millions de litres par an – et |
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE |
● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | STABLE | EVOL. 2026 EST. : | 3 % |
PER 2027 : 13,5 FOIS une nouvelle ligne d'embouteillage plus performante et économe sera installée.
Enfin, quinze jours plus tôt, Antoine de Saint-Affrique avait également coupé le ruban, dans le Nord, à Steenvoorde, de la plus grande ligne de nutrition médicale du groupe en France, un investissement de 70 millions. La capacité de production est portée à près de 20 millions de litres par an avec jusqu'à 150 références produites, selon Danone, l'usine réunissant, en outre, sur un même lieu, la valorisation du lait en ingrédients à forte valeur ajoutée, la nutrition infantile et la nutrition médicale, « ce qui en fait un outil industriel stratégique pour la France » et une référence au sein du réseau industriel européen. – D. T.
ACHETER Le secteur est à la peine, et le groupe doit prouver que sa stratégie centrée une alimentation santé lui permet de continuer de croître malgré un environnement dégradé. Ce sur quoi nous comptons.
Objectif : abaissé à 75 € (BN).
Prochain rendez-vous : le 28 octobre, chiffre d'affaires trimestriel.
Sanofi Elargissement de l'alliance avec l'américain Regeneron
L'action Sanofi s'est distinguée jeudi 1 $^{er}$ octobre. Dans un marché en nette baisse, elle a clôturé en hausse de 0,6 %, soutenue par l'annonce de l'élargissement de l'alliance de longue date dans l'immunologie du laboratoire français avec l'américain Regeneron, à l'origine de Dupixent. Ce traitement est devenu son plus gros blockbuster (42 % des ventes) Les deux sociétés codévelopperont et cocommercialiseront quatre anticorps de nouvelle génération (en phase I ou en préclinique) ciblant l'inflammation de type 2, inventés par la biotech américaine. Regeneron disposera d'une option pour intégrer à la collaboration le lunsekimig de Sanofi, un anticorps innovant en phase III dans les malades respiratoires. Sanofi va verser à Regeneron 1 milliard de dollars, puis de potentiels paiements d'étape (en fonction des avancées cliniques) jusqu'à 7 milliards. Les deux sociétés se partageront coûts de développement et profits. L'accord met fin au litige en cours entre les deux partenaires. « Des opérations d'acquisitions et un accord retardant l'entrée des biosimilaires restent essentiels pour amortir le choc de l'expiration du brevet de
Dupixent en 2031-2032. Mais ces nouveaux développements doivent être perçus comme un signal positif reflétant un net progrès pour reconstruire le portefeuille de R&D, sous la houlette de la nouvelle direction », estime le courtier Jefferies.
Reste que certains investisseurs jugent cette extension de l'accord asymétrique, favorisant Regeneron, qui amène des actifs en stade précoce sur la base d'une technologie proche de celle de Dupixent, alors que Sanofi apporterait lunsekimig, actif très avancé et novateur, tout en mettant, seul, la main au portefeuille. Ce qui explique la baisse de l'action, vendredi. – A. B.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 73,10 € | VARIATION 52 SEMAINES : | -14,18 % | 2026 : | -11,63 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,6 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 91,15 € / 70,96 € |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
SOLIDITÉ DU BILAN | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | 8 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 67,72 € |
CONSENSUS DES ANALYSTES | A 50% | C 50% | V 0% | PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
ACHETER Dupixent devrait continuer à porter la croissance des bénéfices autour de 8 % par an sur 2026-2030, avant l'expiration de son brevet. Cela laisse du temps au groupe, au vu de son imposante capacité financière (de l'ordre de 25 milliards), pour réaliser des acquisitions. Sur la base d'un PER de 8 fois pour 2027, la décote est proche de 40 % par rapport au secteur. Objectif :100 € (SAN). Prochain rendez-vous : le 30 octobre, résultats trimestriels.
INTÉRÊT BOURSIER
● RENDEMENT
DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : 4,32 €
RDT 2025 : 5,6 % RDT 2026 EST. : 5,9 %
● VALORISATION ESTIMÉE
PER 2026 : 8,6 FOIS
PER 2027 : 8 FOIS
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
BIENS D'ÉQUIPEMENT
Rexel augmente la mise aux Etats-Unis dans les data centers
Rexel augmente la mise aux Etats-Unis dans les data centers
L'Amérique et les data centers! Le grand large et les vents d'Ouest n'ont pas fini d'exercer leur pouvoir d'attraction sur les groupes européens en mesure de se positionner sur le développement des infrastructures liées à l'essor de l'intelligence artificielle. C'est dans ce contexte que Rexel se lance dans le rachat de GCG, un distributeur américain de premier plan, spécialisé dans les câbles et assemblages destinés aux infrastructures dites « critiques », c'est-à-dire à haute exigence de sécurité. Dans le lot, il y a bien évidemment les centres de données, qui génèrent 21 % des ventes de l'entreprise, devant les réseaux électriques, 18 %, l'industrie et ses infrastructures, 12 %, et la défense, 11 %, entre autres.
CGC emploie 1.000 personnes, pèse 1,1 milliard de dollars (980 millions d'euros), avec un taux de croissance annuel moyen de 11 % depuis 2019, et a amené sa marge d'exploitation ajustée à 11 %. |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 34,20 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 23,07 % | 2026 : | 1,82 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,2 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 39,80 € / 27,41 € | Intérêt stratégique de l'opération : le fait que Rexel renforce sa position aux Etats-Unis, qui représenteront plus de 50 % de son chiffre d'affaires, contre 46 % en 2025, mais pas seulement. La progression de la part des data centers dans le chiffre d'affaires américain qui passera de 8 % à 10 % représente un autre atout, de même que les débouchés supplémentaires apportés par CGC dans les services aux collectivités et dans la défense, qui supportent de fortes barrières à l'entrée.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE |
● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 1% | EVOL. 2026 EST. : | 6% |
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 13,7 FOIS | PER 2027 : | 11,7 FOIS | L'addition à régler est raisonnable : CGE est valorisé 1,4 milliard de dollars, ce qui donne des multiples d'acquisition de 1,3 fois le chiffre d'affaires, et de 11,6 fois le résultat d'exploitation ajusté, et même de 8 fois, selon les calculs d'Oddo BHF, en intégrant les synergies. Rexel prévoit la fourchette haute de celles générées en moyenne lors de deals précédents, ce qui correspondrait, selon le cabinet d'analyse financière, à 3 % ou à 4 % du chiffre d'affaires de CGC. L'opération sera financée pour 500 millions d'euros par augmentation de capital mais, estime Oddo BHF, « malgré la composante actions, elle ne sera pas dilutive ». Elle devrait même apporter 1,5 % de bénéfice par action en plus la première année.- J.V.-S.
ACHETER Le dynamisme affiché par le groupe sur les Etats-Unis et les data centers est attrayant et nous semble justifier de revenir sur le titre, en tenant compte d'un potentiel limité à court terme par des ratios historiquement élevés (10 fois la valeur d'entreprise sur résultat d'exploitation ajusté 2027).
EssilorLuxottica Solide croissance attendue malgré l'effet de base
Le leader mondial de l'optique dont l'action a perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début de l'année ne devrait pas réserver de mauvaises surprises lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre.
La base de comparaison difficile est intégrée. Le consensus prévoit pour cette période un ralentissement de la croissance organique du chiffre d'affaires qui devrait ressortir autour de 5,5 %, après une progression de 9,7 % (à changes constants) au premier semestre, et attend une progression annuelle de l'ordre de 7 %, assortie d'une amélioration de la rentabilité. Rappelons que l'envolée des lunettes connectées avait boosté les ventes du troisième trimestre 2025 (+11,7 % à devises constantes) et surtout celles des trois derniers mois de l'année (+18,4 %).
Le courtier Jefferies estime qu'elles contribueront à environ 1,5 point de croissance annuelle en 2026 et table sur près de 9 millions d'unités commercialisées, contre 7 millions en 2025. Il anticipe même 20 millions de paires de lunettes IA vendues d'ici fin 2030, malgré la concurrence. « Le groupe et son partenaire Meta conserveront la part du lion sur ce marché en plein essor grâce à leur avantage de premier entrant, à des marques attrayantes et à des capacités de distribution uniques » juge-t-il. Il est vrai que le tandem est sur la bonne voie pour réaliser son objectif: proposer 100 références de lunettes IA à la fin de cette année, contre une soixantaine en 2025. Il a dévoilé, fin septembre, lors de l'événement Meta Connect, un portefeuille qui s'est nettement étoffé, avec notamment les Ray-Ban Meta Audio ou les Ray-Ban Meta Gen 3, et annoncé l'arrivée de Muse, l'agent IA personnel de Meta, sur toutes les lunettes connectées des marques des deux entreprises.
Sur le plan de la gouvernance, la pression est retombée. Le conseil d'administration du groupe a rappelé qu'il soutenait totalement la stratégie du tandem dirigeant, Francesco Milleri et Paul du Saillant, en dépit des récentes tensions entre les huit héritiers Del Vecchio, et en particulier après la démission fracassante (de ses fonctions dans le groupe) de l'un d'entre eux, Leonardo Maria Del Vecchio. « La distance prise vis-à-vis de ce dernier constitue une étape
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 144,60 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 47,78 % | 2026 : | - 46,42 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,5 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 323,80 € / 138,30 € | CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 17 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 88 €
CONSUS DES ANALYSTES
A 83 %
C 13 %
V 4 %
essentielle pour amorcer une revalorisation du titre », s'est d'ailleurs réjoui un analyste.
Autre échéance importante, d'ici à la fin de l'année, la maison de couture Armani devrait démarrer des discussions avec LVMH, L'Oréal et Essilor Luxottica dans le cadre des dernières volontés de son fondateur, Giorgio Armani. Elles concernent la cession d'une participation minoritaire au sein du capital de l'italien à ces trois sociétés désignées comme partenaires privilégiées. L'une des options évoquées consisterait à répartir les 15 % entre elles.—A. B.
ACHETER La sanction paraît injustifiée : la valorisation est tombée au niveau d'avant l'arrivée des lunettes connectées, qui permettent au groupe d'accélérer sa croissance. Objectif : 175 € (EL). Prochain rendez-vous : le 20 octobre, résultats du 3ème trimestre. |
Airbus Un dernier-né en forme pour attaquer Boeing dans le fret
Le vol inaugural de l'A350F en version cargo s'est bien déroulé, mardi 29 septembre. Le premier des deux appareils d'essais de ce nouveau modèle d'Airbus a réalisé un tour de 4 heures et 10 minutes dans les airs, à 25.000 pieds, vérifiant les qualités de vol fondamentales de l'appareil et ses systèmes de base. « Ce vol inaugural marque une étape majeure pour l'A350F et pour nos clients du monde entier. Dernier-né de notre plateforme A350, qui connaît un immense succès, l'A350F va véritablement révolutionner le marché du fret aérien, en alliant une flexibilité opérationnelle, une efficacité énergétique et une autonomie inégalées », a déclaré Lars Wagner, le PDG de la division des avions commerciaux, dans un communiqué.
La campagne d'essais en vol devrait durer encore neuf mois et l'entrée en service de l'appareil, initialement prévue en 2025 mais retardée par des difficultés dans la chaîne d'approvisionnement, est prévue pour le second semestre 2027.
Le constructeur européen s'attaque au segment du fret aérien, où les 777 et 747 de Boeing dominent pour l'instant, avec un appareil de nouvelle génération jugé plus efficient. Le groupe affichait, fin août, 115 commandes pour cet A350F, dont 20 d'Atlas Air (avec une option pour 20 avions supplémentaires), un acteur de premier plan jusque-là client fidèle de Boeing. Dans son rapport Global Market Forecast, fin 2025, Airbus avait estimé à 45 % la croissance attendue sur les vingt prochaines années de la flotte mondiale d'avions cargos.
Une bonne nouvelle, même si elle n'a pas complètement suffi à soutenir le cours de l'avionneur qui accuse un recul de 6 % sur un mois, dans un marché parisien sous pression, il est vrai. Airbus avait, par ailleurs, indiqué, le 25 septembre, avoir identifié un défaut de qualité susceptible d'affecter des centaines de ses A321neo.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
Les appareils peuvent continuer d'opérer, a toutefois fait savoir le groupe, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'un problème de sécurité mais de qualité et confirmant son objectif de 870 livraisons d'avions cette année. Le constructeur devrait publier prochainement ses livraisons pour le mois de septembre.
Alten va mieux et le confirme trimestre après trimestre. La rapidité du redressement du spécialiste de l'ingénierie et du conseil en technologies en a d'ailleurs surpris plus d'un. « Le momentum est clairement redevenu positif avec quelques mois d'avance par rapport à notre scénario », constatent à titre d'exemple les analystes d'AllInvest Securities, en réaction aux solides résultats trimestriels dévoilés par le groupe désormais dirigé par Cyril Malargé (ex-Sopra Steria).
Ils ont en effet révélé qu'Alten était (enfin) parvenu à renouer avec la croissance organique de son chiffre d'affaires au cours du deuxième trimestre, grâce à une amélioration observée « dans l'ensemble des zones géographiques ». En matière de marchés, l'activité « a accéléré dans les secteurs de l'aérospatiale, de la défense, de la sécurité, du naval et du ferroviaire », se réjouit également le groupe parisien.
Plus appréciable, encore, cette publication « démontre que le retour à la croissance, même modeste [+ 1,6 % à changes constants sur les six premiers mois], génère un effet de levier conséquent sur les résultats, avec un résultat opérationnel d'activité, un flux de trésorerie et un résultat net respectivement en hausse de 23 %, 33 % et près de 38 % », observe Sarah Thirion, analyste chez TP Icap Midcap.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
Le ton, résolument positif, des dirigeants d'Alten lors de la conférence téléphonique en marge de cette publication suggère par ailleurs que le troisième trimestre devrait confirmer le retour à une dynamique plus favorable, les analystes d'AllInvest Securities conférant même « une probabilité forte » au scénario d'un nouveau relèvement des objectifs annuels, fin octobre, à l'occasion des résultats du troisième trimestre.
Après avoir rehaussé ses ambitions au terme du premier trimestre, Alten a réitéré, le 24 septembre, à l'issue du premier semestre, ciblant désormais pour 2026 une croissance en comparable de son chiffre d'affaires de 1,8 % en milieu de fourchette et sur une marge opérationnelle d'« environ 9,2 % », contre respectivement 1,6 % et 9 % auparavant. Avec une trésorerie nette supérieure à 300 millions d'euros, l'entreprise de services du numérique indique disposer d'une « capacité d'investissement significative », avec un gearing négatif de 14 %, laissant entrevoir de possibles opérations de croissance externe à venir.-Q.S. |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 185,60 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 6,77 % | 2026 : | - 6,45 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,3 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 221,30 € / 157,42 € |
SOLIDITE DU BILAN |
TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES: 46% |
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION: 32,95 € |
CONSENSUS DES ANALYSTES | A | 78% | C | 22% | V | 0% |
ACHETER Nous étions revenus à l'achat début mai, à l'occasion d'une revue sectorielle. Nous le restons, au vu du contexte de marché plus favorable et de la capacité d'Alten à redresser rapidement ses marges. Objectif relevé de 100 € à 110 € (ATE). Prochain rendez-vous : le 27 octobre, activité du troisième trimestre.
Le gouvernement projette de multiplier par 2,6 fois la taxe sur les infrastructures de transport. Les concessionnaires rejettent cette nouvelle ponction. Quoi qu'il en soit, elle ne devrait pas peser sur les dividendes.
Une taxe assise sur le chiffre d'affaires déjà très lourde rapportée aux bénéfices nets
\* Taxe sur l'exploitation des infrastructures de transport longue distance.
(1) Sur résultat net du groupe. (2) Sur résultat net d'APRR. (3) Sur résultat net de Vinci Autoroutes.
D es cash-flows abondants, une opinion publique accommodante : c'est le profil
des entreprises que les pouvoirs publics mettent à contribution lorsque les caisses sont vides. Vaches à lait contre vaches maigres : le secteur des jeux est périodiquement visé, et c'est le cas aussi des concessionnaires autoroutiers, largement perçus dans l'opinion comme réalisant des surprofits.
Ils sont la cible du moment : le gouvernement va inclure dans le projet de loi de finances pour 2027 une mesure modifiant les seuils de la taxe sur l'exploitation des infrastructures de transport de longue distance, qui touche aussi les aéroports. On passerait de 4,6 % du chiffre d'affaires au-delà de 120 millions d'euros, à un taux progressif, pouvant aller jusqu'à 12,2 %. A noter qu'un niveau de 10 % avait déjà été voté par le Parlement il y a un an, mais sans mise en œuvre. Gain espéré : 1,4 milliard d'euros, contre 600 millions d'euros dans la configuration actuelle de l'impôt.
Fureur dans les rangs des assujettis à la taxe. Les sociétés concessionnaires d'autoroutes dénoncent, par leur fédération, l'Association des sociétés françaises d'autoroutes, une décision « qui ferait passer la part des impôts, taxes et redevances prélevés par l'Etat sur les recettes de péage au-delà du seuil des 50 % ». Dans ce chiffre symbolique, il y a l'espoir que le public prenne conscience, comme pour les carburants, que la plus grande partie du prix acquitté, en l'occurrence celui des péages, rejoint les caisses de l'Etat.
Les intéressés promettent de faire échec au nouvel impôt. Conseil d'Etat et Conseil constitutionnel avaient jugé, en 2024, lors de la mise en place de la taxation à 4,6 %, que cela ne rom-pait pas l'égalité devant l'impôt. Mais d'autres recours sont toujours en cours, notamment devant le tribunal administratif, et l'ampleur de l'augmentation envisagée pourrait fournir de nouveaux arguments juridiques, selon les plaignants.
En attendant, c'est un mauvais coup pour les titres des trois grands concessionnaires, Vinci, Eiffage et ADP, qui ont dévissé en Bourse.
Une baisse qui intervient sur un terrain déjà fragilisé : avant cela, outre le durcissement de l'impôt sur les sociétés (IS), les membres du trio ont dû faire face à l'impact direct sur leur activité de la flambée du prix des carburants, qui pèse sur les déplacements automobiles et aériens. Le gouvernement en rajoute à présent une couche qui va affecter les entreprises en fonction de leur chiffre d'affaires, pris comme base de calcul de la taxe. Vinci, avec ses 6,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les autoroutes en France, restera le premier contributeur.
Compte tenu de sa marge nette (rapport entre le résultat net et le chiffre d'affaires) bien plus faible, ADP devrait à nouveau être le plus pénalisé en valeur relative : en 2025, la taxe acquittée représentait l'équivalent de 34 % de son profit net.
Eiffage s'en sort mieux, avec une taxe qui a représenté, en 2025, 11,9 % du résultat net d'APRR (qui regroupe 96 % du résultat opérationnel du pôle concessions du groupe), contre
16,1 % de celui de Vinci Auto-routes. Reste à connaître comment s'appliquera le principe de progressivité, susceptible de creuser les écarts déjà existants entre les différents acteurs. Le chiffre que font circuler les concessionnaires : transformée en équivalent IS, la nouvelle taxe au taux plein équivaudrait à une part supplémentaire de 20 % d'IS.
ACHETER C'est une ponction supplémentaire sur les revenus distribuables aux actionnaires. Cependant, nous estimons qu'à ce stade, les politiques de dividende ne seront pas remises en cause, avec une fragilité plus grande du côté d'ADP. Nous restons acheteurs de Vinci (Objectif : 130 €, DG) et d'Eiffage (Objectif : 130 €, FGR). RESTER À L'ÉCART Nous sommes à l'écart d'ADP (ADP).
Les chiffres impressionnent: 1,1 milliard d'euros sur un quart de siècle. C'est le contrat annoncé le 30 septembre par Veolia pour la gestion des services d'eau potable de huit communes de l'aire métropolitaine de Barcelone, soit une population d'environ 230.000 habitants. Le numéro un mondial des services à l'environnement ne sera pas en terre inconnue : il s'agit d'une extension de son champ d'action car il approvisionne déjà en eau la ville de Barcelone et un total de 23 municipalités de l'aire métropolitaine de la capitale catalane, soit plus de 3 millions d'habitants, nous a précisé le groupe.
Ce dernier nous rappelle aussi son objectif d'investir 1 milliard d'euros d'ici à 2030 en Espagne, un pays où il prévoit une croissance « de plus de 40 % » à cet horizon. « Leader de la gestion de l'eau », Veolia y a réalisé un chiffre d'affaires de 3 milliards en 2025 (sur un total de 44 milliards).
Pour ce nouveau contrat, situé dans une région en stress hydrique, et d'autant plus qu'elle cumule des activités touristiques, industrielles et agricoles, le groupe va investir dans des outils visant à une gestion plus efficace et économe de la ressource en eau : déploiement d'un nouveau système de détection des fuites sur le réseau, numérisation des centres d'exploitation, relève à distance des compteurs ou, encore, achat de véhicules électriques.
L'annonce de ce gros contrat n'a pas particulièrement ranimé l'action, restée pénalisée par la remontée des taux d'intérêt, alors que ce type d'entreprise est structurellement endettée, et par l'incertitude politique française. Néanmoins, le bureau d'analyse a intégré Veolia parmi ses utilities européennes favorites, avec un cours cible de 45 €, dans une étude sectorielle parue le 30 septembre. —C. L. C.
ACHETER La valeur est pénalisée en Bourse par la hausse des taux et le « risque France », mais ce nouveau contrat illustre la pertinence des offres du groupe dans un pays déjà de longue date en stress hydrique.
Objectif : 39 € (VIE).
Prochain rendez-vous : le 5 novembre, résultats à neuf mois.
Une Bellon peut en cacher une autre. Nathalie Bellon-Szabo va succéder à sa sœur Sophie Bellon à la tête du groupe de restauration collective et de services. La nouvelle a constitué une surprise, mais elle n'a pas suscité de remous, la valeur étant plus pénalisée par le repli général du marché sur la semaine que par l'annonce.
Après dix ans à la tête du conseil d'administration et comme directrice générale, de février 2022 à la nomination de Thierry Delaporte, en novembre 2025, Sophie Bellon va passer le relais. Elle a conduit plusieurs opérations structurantes, comme le recentrage du portefeuille d'activités, les simplifications de l'organisation et de la structure capitalistique ou, encore, la plus emblématique, la scission de l'activité de services aux salariés, Pluxee.
Sa sœur Nathalie Bellon-Szabo, appelée à reprendre le flambeau à l'issue de l'assemblée générale du 16 décembre, connaît bien la maison. Après avoir exercé différentes fonctions au sein de l'entreprise, dans laquelle elle travaille depuis trente ans, elle dirige aujourd'hui Sodexo Live !, la filiale spécialisée dans la restauration et l'hospitalité des événements sportifs ou culturels, dont le chiffre d'affaires a été multiplié par quatre en dix ans. Elle cessera ses fonctions opérationnelles une fois sa nomination entérinée.
Ce changement intervient alors que le groupe a lancé, en juillet, son nouveau plan stratégique. Il doit lui permettre de retrouver le chemin d'une croissance normative, en panne aujourd'hui car plombée par les pertes de contrats aux Etats-Unis. Il faudra néanmoins du temps pour que les transformations annoncées se concrétisent. Les résultats de l'exercice 2025-2026 (clos le 31 août), publiés dans trois semaines, porteront les traces des restructurations engagées.
Des progrès sont attendus pour l'exercice en cours, avec un Ebitda anticipé par le consensus FactSet de 1,34 milliard d'euros, contre 1,28 milliard estimé pour 2025-2026. Mais ils se feront surtout ressentir à compter de l'exercice prochain (2027-2028), où le résultat brut d'exploitation pourrait ressortir à 1,51 milliard. La patience est de mise. —C. S.
ACHETER Le groupe évolue sur un marché porteur où l'externalisation offre un potentiel important. Plus de 50 % de ses ventes sont insensibles aux aléas économiques, et sa valorisation reste raisonnable, avec un ratio valeur d'entreprise sur bénéfice opérationnel de 14,8 fois pour 2027, et qui tombe à 12,6 fois pour 2028. Objectif : 68 € (SW). Prochain rendez-vous : le 23 octobre, résultats annuels.
L'opération avait été annoncée en janvier, mais il ne s'agissait alors que d'un protocole d'accord. Les choses sont maintenant certaines : OPmobility va acquérir 100 % de la division éclairage de Hyundai Mobis, filiale du constructeur automobile coréen du même nom. Compte tenu de la nécessaire obtention des autorisations réglementaires, l'intégration effective n'est pas attendue avant le second semestre de 2027.
Le montant de la transaction en valeur d'entreprise est de 600 milliards de won's sud-coréens, soit 390 millions d'euros. Cela va permettre au pôle éclairage d'OPmobility, constitué en 2022 à partir de l'achat de l'indien Varroc et de l'allemand AMLS, de plus que doubler de taille, pour afficher un chiffre d'affaires de l'ordre de 2,5 milliards (19 % des facturations totales du groupe) et de devenir le sixième acteur du secteur, avec une part de marché de l'ordre de 5 % à 6 % dans un domaine encore assez fragmenté, où les deux autres grands équipementiers français, Valeo et Forvia, figurent parmi les leaders.
Avec cette acquisition, l'ensemble Hyundai-Kia deviendra le deuxième client d'OPmobility, derrière le groupe Volkswagen, et renforcera le poids de l'Asie dans le chiffre d'affaires, puisque l'entité acquise, qui dispose de cinq usines (deux en Corée, une en Chine, une au Mexique et une en République tchèque), réalise la moitié de ses ventes sur ce continent. Les deux sociétés sont aussi complémentaires au niveau des produits, Huyndai Mobis étant plutôt spécialisée dans l'éclairage avant du véhicule alors qu'OPmobility est plus présent sur les feux arrière. Par ailleurs, le groupe confirme que cette croissance externe aura un effet positif sur ses comptes dès la première année d'intégration.
ACHETER L'acquisition paraît judicieuse et la valorisation est basse pour une société qui mène bien sa barque dans un environnement difficile. Objectif abaissé à 16 € (OPM). Prochain rendez-vous : le 21 octobre, chiffre d'affaires trimestriel.
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COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 30,52 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 5,42 % | 2026 : | 2,69 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0.4 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 37,66 € / 27,69 € | CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 8,2 FOIS | PER 2027 : | 7,4 FOIS | # Groupe SBM, une entreprise d'exception pour embellir son portefeuille
Le groupe monégasque, propriétaire de magnifiques actifs sur le Rocher, affiche une croissance très rentable. Porté par les bonnes perspectives du luxe dans le tourisme, le titre devrait rester recherché.
Répartition des activités dans chaque division, en %
« ci, nous devons donner du rêve, des plaisirs et de la beauté. » Cette injonction de François Blanc,
le fondateur de Monte-Carlo Société des Bains de Mer et du Cercle des Etrangers à Monaco (Groupe SBM), rappelle le très beau poème de Baudelaire. Et en effet, depuis 163 ans, l'entreprise invite au voyage dans l'un des univers les plus luxueux qui soient.
Pourtant, tout a commencé par une passion pour les jeux d'argent de deux frères jumeaux, François et Louis Blanc. Après avoir fait leurs armes à la Bourse de Bordeaux et de Paris dans les années 1830, ils comprennent que les jeux d'argent, à l'époque à la mode, pourraient faire leur fortune. Leurs maisons d'agents de change fermées, les voilà qui s'installent dans le landgraviat de Hesse-Homburg, où les jeux de hasard sont autorisés. Ils vont même sauver ce petit Etat endetté, puisque y seront ouverts des casinos, des hôtels et des thermes, tous plus somptueux les uns que les autres. François Blanc, l'inventeur de la roulette, a été surnommé le Magicien de Homburg. La clientèle internationale vient y perdre son argent avec délice. Pour faire prospérer ses affaires et attirer des joueurs durant l'été, cap au sud, sur la Riviera. Mais la France et l'Italie interdisent les jeux d'argent. Monaco est alors choisi et la maison de jeux dénommée « Bains de Mer » obtient l'exclusivité des jeux pour cinquante ans. La Société des Bains de Mer de Monaco est alors créée, le 2 avril 1863, sur cette colline et sera rebaptisée plus tard Monte-Carlo (mont Charles) par le prince Charles III de Monaco. A partir de là, l'essor de la Principauté s'accélère et grâce au développement des routes et du chemin de fer, tout ce que le monde compte de célébrités se retrouve à l'Hôtel de Paris, un des palaces les plus célèbres de la planète.
« La société doit poursuivre la mise en œuvre de sa stratégie de développement dans tous les secteurs, qui lui permet de disposer d’un modèle économique solide et diversifié. »
Aujourd'hui, l'empire est bien plus vaste. Son succès ne doit rien au hasard et son prestige est indissociable de celui de la Principauté de Monaco, son premier actionnaire à hauteur de 64,2 %. Sa principale activité, l'hôtellerie (50 % du chiffre d'affaires) s'appuie sur deux palaces l'Hôtel de Paris et l'Hôtel Hermitage et sur trois autres établissements de prestige, le Monte-Carlo Beach, le Monte-Carlo Bay Hotel & Resort et Le Méridien Beach Plaza. Va s'y ajouter le tout récemment rénové Monte-Carlo One Courchevel, également propriété de Groupe SBM. Une trentaine de restaurants et bars y sont agrégés, comptant pas moins de 10 étoiles Michelin. Sans omettre les Thermes Marins Monte-Carlo, le Sporting Monte-Carlo avec sa Salle des Etoiles et la discothèque Jimmy'z. Dans ses deux casinos (30 % des ventes), le Casino de
Monte-Carlo et le Casino Café de Paris, seule une clientèle internationale est admise, les Monégasques n'ayant pas le droit de jouer. Enfin, Groupe SBM possède et exploite des boutiques et des immeubles (170 biens en location commerciale et/ou résidentielle) de grand luxe. La stratégie est claire : rester propriétaire de tous ces actifs (la pierre dans la Principauté est la plus chère d'Europe), agrandir le rayonnement de ses 30 marques et maintenir une qualité de services d'exception (des offres privilèges ultraprivées aux meilleurs clients) dans tous ses domaines d'activité : l'hébergement, la gastronomie, le bien-être, le divertissement, les jeux, les loisirs et la location de luxe. Cet objectif passe par des investissements élevés (176,8 millions d'euros en 2025-2026). La rénovation des hôtels est, bien sûr, un must, car elle permet d'ajouter des suites et d'augmenter les prix. Par exemple, celle de l'Hôtel de Paris a nécessité 250 millions d'euros. |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 142 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 24,56 % | 2026 : | 35,24 % |
LIQUIDITÉ | VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : | 511 | EXTRÈMES 52 S. : | 146 € / 99 € | L'extrême personnalisation pour des expériences rares exige aussi une abondante main-d'œuvre : la société est le premier employeur
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CRITÈRES D'INVESTISSEMENT | <td colspan="2">PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE | <td colspan="2">● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 9 % | EVOL. 2026 EST. : | 7 % | <td colspan="2">● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | - 50 % | EVOL. 2026 EST. : | 9 % | local, avec 4.953 salariés (dont 3.470 permanents) à la fin de l'exercice 2025-2026, exerçant 130 métiers différents.
Enfin, Groupe SBM noue des partenariats prestigieux, comme avec la compagnie Crystal Cruises (deux navires-casinos), Rolex ou LVMH, qui est aussi actionnaire à hauteur de 5 %, et propose des événements spectaculaires (Grand Prix de Formule 1 de Monaco, Monte-Carlo Summer Festival, etc.) notamment à travers son programme de fidélité, tout en lançant des nouveautés, comme la DigiWheel, la roue de la fortune numérique et interactive en haute définition. Ces dépenses, |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
SOLIDITÉ DU BILAN | TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : | 11 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 71,51 € |
PART DU CAPITAL DÊTENUE PAR | ETAT MONÉGASQUE : | 64,21 % | LVMH : | 5 % | GEG INV. HOLDING : | 4,99 % | Groupe SBM les finance grâce à sa génération de cash-flow (le flux net de trésorerie lié à l'activité s'élevait à 184,4 millions en 2025-2026, en hausse de 19 % sur un an), mais la plus-value de cession, en 2022, des 47,3 % dans BetClic Everest Group, pour 850 millions d'euros, a bien aidé. Après un exercice record (clôture à fin mars) en 2024-2025, les profits ont continué à grimper en 2025-2026. Pour un chiffre d'affaires de 861,6 millions (+ 12,2 %), le bénéfice net s'est établi à 112,90 millions, faisant ressortir une marge nette de 13,1 %.
Et le nouvel opus se présente bien. A l'issue de l'assemblée générale du 18 septembre, la direction a rappelé que le premier trimestre avait vu le chiffre d'affaires grimper de 11,2 %, à 271,3 millions, et que cette tendance s'était poursuivie pendant la saison d'été, les ventes durant les mois de juillet et août ayant progressé de 8 %. Cette dynamique a concerné tous les domaines d'activité, l'hébergement ayant bénéficié de hausses de prix et les jeux, de bonnes performances des jeux de table. Comme le disait François Blanc : « Rouge gagne souvent, Noir quelquefois, mais Blanc gagne toujours. »
La saison touristique 2026 ne ressemble à aucune autre. Sa singularité provient d'abord d'une conjonction d'événements géopolitique et climatique qui ont bouleversé les habitudes des touristes. Le conflit au Moyen-Orient et la poursuite de la guerre entre la Russie et l'Ukraine ont fait flamber les prix de l'essence et du carburant, renchérissant les déplacements en voiture et par avion. La canicule et les incendies ont également modifié les comportements. Si la France a pu tirer son épingle du jeu cet été, c'est bien grâce à son attractivité auprès d'une clientèle internationale. Les Américains ont répondu présent, les Allemands ont continué de traverser le Rhin et les Chinois sont réapparus, mais moins nombreux qu'avant la pandémie de Covid-19. Les Français, eux, ont davantage dû se serrer la ceinture. Aussi, dans l'hôtellerie-restauration et les voyages, le clivage s'est creusé entre le luxe-haut de gamme, resté vigoureux, et le milieu de gamme-économique, davantage frappé par la baisse du pouvoir d'achat des familles.
Cette tendance, si elle s'est accentuée cette année, n'est pas nouvelle. C'est grâce à sa montée en gamme que le Club Med a pu redresser la barre et suscité des appétits en 2015 (bataille entre l'Italien Andrea Bonomi et le groupe chinois Fosun pour son acquisition). Pierre & Vacances a suivi le même chemin. En se recentrant sur les séjours premium dans des appartements et des cottages rénovés, la société a retrouvé une meilleure rentabilité, ce qui a attiré l'attention de Mubadala Capital (MC), un bras du fonds souverain d'Abu Dhabi. Ils viennent de signer un accord de rapprochement. C'est aussi parce
que Société Fermière du Casino Municipal de Cannes est en pleine forme que la famille Barrière souhaite en reprendre le contrôle total. Enfin, Voyageurs du Monde, dont l'offre sur mesure s'adresse surtout à une clientèle aisée, devrait bientôt sortir de la cote après un rachat par la direction. Le secteur du tourisme à la Bourse de Paris va donc perdre quelques sociétés de qualité, mais il reste attractif et il s'est même enrichi, avec l'arrivée en 2025 de la très belle entreprise italienne Kaleon, qui propose des visites et des séjours enchanteurs sur les îles Borromées (Isola Bella et Isola Madre sur le lac Majeur). Enfin, Accor, le numéro un européen de l'hôtellerie dont la stratégie de prémiumisation se poursuit, pousse ses pions à l'international (Chine et Inde) pour moins dépendre de l'Europe. -S.A.
Depuis le début de l'année, le titre de Groupe SBM, coté à Paris en euros, affiche un gain de 35 %, une des meilleures performances du secteur du tourisme en 2026. Groupe SBM est une valeur d'actifs, la société étant propriétaire de ses hôtels, casinos, thermes, restaurants, bars, immeubles, boutiques, essentiellement situés dans la Principauté. Or la pierre sur le Rocher vaut très cher. En outre, la société dispose du privilège exclusif des jeux, régulièrement renouvelé par le gouvernement princier depuis 1863 (la dernière reconduction s'achèvera le 31 mars 2027). Au bilan, il est inscrit une valeur nette des immobilisations corporelles de 1,3 milliard au 31 mars. Alors que le groupe est en position de trésorerie nette positive à hauteur de 158,5 millions, la valeur d'entreprise ressort à 3,3 milliards, soit 3,3 fois le chiffre d'affaires. Enfin, le titre capitalise 25,7 fois les profits attendus en mars 2028. | Exercice clos le 31 mars | 2026 | 2027 (e) | 2028 (e) | CHIFFRE D'AFFAIRES (EN M€) | 861,6 | 922 | 994 | RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT (EN M€) | 86,6 | 95 | 105 | MARGE OPÉRATIONNELLE | 10 % | 10,3 % | 10,5 % | RÉSULTAT NET PART DU GROUPE (EN M€) | 112,9 | 123 | 135 | BÉNÉFICE NET PAR ACTION (EN €) | 4,60 | 5 | 5,51 | RATIO COURS/BÉNÉFICE (EN NB DE FOIS) | 30,9 | 28,4 | 25,7 | COURS LE 1-10-26 : 142 € ; CB : 3,5 MDS€ ; FP : 1,75 MDS€ ; DETTE NETTE : - 200 M€ ; RATIO D'ENDETTEMENT : - 11 % ; DIVIDENDE 2026 (E) : 2,20 € ; RENDEMENT : 1,6 % ; MNÉMO : BAIN.
Argan Une fusion très prometteuse avec la foncière belge WDP
Les revenus locatifs de cette foncière à la tête d'un patrimoine de 110 entrepôts ont progressé de 4,7% sur un an lors des neuf premiers mois de 2026, à 166,2 millions d'euros. Cela s'explique surtout par l'effet année pleine des livraisons intervenues en 2025, et accessoirement par l'indexation (+ 0,6%). Les investissements se sont accélérés cette année, pour un montant prévu de 200 millions d'euros – contre 55 millions l'an dernier – avec un rendement locatif supérieur à 6%. Ainsi, Argan a, par exemple, déjà pris livraison de deux entrepôts de 34.000 et de 20.000 mètres carrés pour Ferrero en Normandie, assortis de baux pour dix ans ferme. Et une nouvelle plateforme de 42.000 mètres carrés a été louée à Puma, près de Strasbourg, pour neuf ans ferme. L'objectif de revenus locatifs annuels pour l'exercice 2026 a été légèrement rehaussé, à au moins 222 millions d'euros (+ 4,7% sur un an).
Mais le meilleur est à venir. Les actionnaires sont convoqués le 20 novembre pour approuver une fusion avec la foncière belge WDP (Investir du 25 juillet), dont la capitalisation boursière est bien plus élevée (5 milliards, contre 1,7 milliard pour Argan). En réaction à cette annonce, l'agence Standard & Poor's a ajouté une perspective positive à sa notation (BBB–). Le rapprochement devrait permettre de peser sur le coût de la dette du nouvel ensemble. D'autant plus que WDP a réussi, le 30 septembre, une augmentation de capital de 400 millions d'euros (à 19,40 € par action), « réduisant son degré d'endettement de 4 points, à un peu plus de 37 % », précise Samy Bensaid, directeur des relations investisseurs d'Argan. Un apport d'argent frais bienvenu dans un
« Les revenus seront plus répartis, après la fusion, entre différents pays et clients. »
Samy Bensaid, directeur des relations investisseurs
contexte de hausse des taux, pour financer des investissements identifiés, entre autres, en Allemagne et en Lombardie. Le profil de risque sera largement réduit après la fusion. En effet, alors que la foncière Argan était uniquement présente en France, le portefeuille WDP, estimé à
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COMPORTEMENT DE L’ACTION |
● PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 66,60 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 4,72 % | 2026 : | 0,91 % |
● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 5 % | EVOL. 2026 EST. : | 1 % | 8,5 milliards d'euros fin juin, s'avère très complémentaire, puisqu'il se répartit principalement entre les Pays-Bas (37 %), la Belgique (30,6 %) et la Roumanie (19,4 %), et très peu en France (8,3 %). De plus, le risque locatif sera très dilué. Carrefour est, en effet, de loin le principal preneur chez Argan (27,2 % des loyers), suivi de FM Logistic (7 %), Amazon et Auchan (5 % chacun). Les premiers locataires de WDP sont Ahold Delhaize (5,4 %), Kuehne + Nagel (2,9 %) et Greenyard (2,4 %). Le poids de Carrefour va tomber à moins de 10 %.
ACHETER On peut dès à présent se positionner, dans l'optique d'apporter à l'offre de WDP. Chaque action Argan donnera droit à un dividende exceptionnel de 11 €, au moins en très grande majorité sous forme de remboursement d'apport non imposable (ce sera précisé lors de l'assemblée générale). Ensuite, elle sera échangée contre trois actions WDP. Cotées à Bruxelles et à Amsterdam, elles le seront aussi à Paris. Objectif : 77 € (ARG). Prochain rendez-vous : le 20 novembre, assemblée générale extraordinaire. |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
SOLIDITÉ DU BILAN | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | NS | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 93,57 € |
PART DU CAPITAL DÉTENUE PAR | FAMILLE LE LAN : | 36,55 % | CA ASSURANCES : | 15,84 % | ---
SERVICES INFORMATIQUES Infotel Un objectif de croissance presque doublé
Le relèvement d'objectifs formulé par Infotel, à l'occasion de ses résultats semestriels du 24 septembre, n'a certes pas pris de court les analystes, plusieurs d'entre eux ayant jugé, en marge du point d'activité de mi-août, que le simple maintien des objectifs semblait « conservateur » au vu de la dynamique commerciale, mais l'ampleur de la révision reste à saluer. D'une cible de croissance annuelle encore fixée à 5 %, fin juillet, après un premier semestre record en termes d'activité, l'ESN porte son objectif à 9,5 %. « Le groupe n'apparaît plus uniquement comme une ESN exposée aux grands comptes français, mais comme un acteur capable de transformer ses investissements dans l'IA en gains commerciaux tangibles et en amélioration de la rentabilité », juge Gilbert Ferrand, analyste chez TP Icap Midcap. Le relèvement de l'objectif de croissance et la confiance affichée sur les prochains trimestres traduisent, selon lui, cette évolution.
Infotel a par ailleurs profité de ses résultats trimestriels pour communiquer, pour la première fois, la marge opérationnelle courante (Ebita), attendue cette année. L'objectif est fixé à 9,2 %, ce qui correspondrait à un repli de 30 points de base par rapport à 2025. « Au regard de la marge
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ILADIT | <td colspan="2">COMPORTEMENT DE L’ACTION | <td colspan="2">● PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 38,95 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 9,42 % | 2026 : | - 7,92 % | <td colspan="2">● LIQUIDITÉ | VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : | 4.089 | EXTRÈMES 52 S. : | 44,70 € / 33,50 € | « L'IA constitue désormais un axe stratégique de développement, à la fois dans l'accompagnement de [nos] clients et dans la transformation interne du groupe. Nous intervenons déjà sur des missions à forte valeur ajoutée auprès de clients tels qu'Arkéa, BNP Paribas, la Banque de France ou Enedis. » Michel Koutchouk, directeur général
● PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 38,95 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 9,42 % | 2026 : | - 7,92 % |
● LIQUIDITÉ | VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : | 4.089 | EXTRÈMES 52 S. : | 44,70 € / 33,50 € | « L'IA constitue désormais un axe stratégique de développement, à la fois dans l'accompagnement de [nos] clients et dans la transformation interne du groupe. Nous intervenons déjà sur des missions à forte valeur ajoutée auprès de clients tels qu'Arkéa, BNP Paribas, la Banque de France ou Enedis. » Michel Koutchouk, directeur général
dégagée au premier semestre [9,1 %, soit 150 points de base de plus que sur le premier semestre 2025] et de la trajectoire du chiffre d'affaires, cet objectif nous paraît conservateur et laisse une marge de manœuvre pour une révision ultérieure », avancent les analystes d'AllInvest Securities. –Q. S.
ACHETER Le spécialiste des systèmes critiques se montre bien positionné pour tirer parti de l'intégration de l'IA chez les grands comptes et dispose d'une situation financière robuste. Un nouveau relèvement d'objectifs à la fin du mois n'est par ailleurs pas à exclure, notamment en matière de rentabilité. Objectif : 52 € (INF). Prochain rendez-vous : le 27 octobre, activité du troisième trimestre. |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
SOLIDITÉ DU BILAN | TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : | 81 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 17,16 € |
PART DU CAPITAL DÊTENUE PAR | B. LAFFORET : | 32,3 % | M. KOUTCHOUK : | 5,81 % | JOSYANE MULLER : | 3 % |
INTÉRÊT BOURSIER | PEA-PME |
● RENDEMENT |
DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : | 2 € |
RDT 2025 : 5,1 % | RDT 2026 EST. : 5,1 % |
● VALORISATION ESTIMÉE |
PER 2026 : | 12,6 FOIS |
PER 2027 : | 11,8 FOIS | IMMOBILIER
Kaufman & Broad Marges tenues dans un marché en berne
Kaufman & Broad Marges tenues dans un marché en berne
IL NOUS A DIT
Les chiffres restent solides, mais la Bourse n'en tient pas compte : les investisseurs fuient tout ce qui est associé aux taux d'intérêt. Et il est vrai que le marché du logement neuf est sinistré. Il semble aussi que la prime spéculative sur le titre du promoteur se soit dégonflée. Pourtant, le concurrent Promogim pointe toujours à 23,1 % du capital, avec un prix de revient qui serait de 31 €. Lors de la période de neuf mois achevée fin août, les réservations de logements, un indicateur avancé, ont été stables en volume (+ 0,3 %, à 3.771 lots), sur un marché en forte baisse, mais ont reculé en valeur de 9,8 %, à 745,8 millions d'euros TTC. Explication de David Laurent, directeur général délégué : « La part des ventes en bloc, incluant des logements sociaux avec un prix au mètre carré plus bas, a augmenté, ainsi que celle en résidences gérées, où les surfaces sont moindres. »
En tout état de cause, le bénéfice opérationnel courant a progressé de 2,5 %, à 58,2 millions d'euros, grâce à une marge élargie de 0,4 point, à 8 %. Et Kaufman & Broad a confirmé viser pour l'exercice 2026 un chiffre d'affaires comparable à l'an passé, avec une marge stable, proche de 8 %. Faut-il recourir « Le logement est désormais un thème mis en avant par l'ensemble de la classe politique. On peut s'attendre à une reprise du marché post-élection. » Nordine Hachemi, PDG
aux acquisitions pour retrouver la croissance ? Nordine Hachemi, PDG, se montre prudent : « Des acteurs à vendre ont acheté des terrains trop cher. C'est donc trop tard, nous ne sommes pas des magiciens! »-J.-L. C.
ACHETER La chute du cours (- 20 % en un mois) offre un bon point d'entrée pour le moyen terme. Attendu stable à 2,20 €, le dividende n'offre pas moins de 11,4 % de rendement ! La valeur d'entreprise se limite à 3,6 fois le bénéfice d'exploitation 2026 estimé, pour une moyenne historique supérieure à 6 fois. Objectif : 27 € (KOF). Prochain rendez-vous : le 1er février 2027, résultats annuels.
CIS Des progrès importants, mais plus difficiles à reproduire
Catering International Services En f
L'amélioration des performances opérationnelles du spécialiste de la gestion de bases de vie en milieux extrêmes s'observe publication après publication. Les données annoncées à fin juin valident la dynamique en cours avec une marge d'Ebitda de 8,6 %, en progrès de 50 points de base, pour un chiffre d'affaires de 275,2 millions d'euros, en hausse de 16,4 % et de 17 % à taux de change constant. « 2026 est aussi portée par la montée en puissance du contrat en Guinée qui atteint un pic. Nos développements, nos plans de performance et la standardisation de nos process sur les autres périmètres ainsi que nos renégociations tarifaires contribuent à la progression de l'activité et de la rentabilité », informe Yannick Morillon, le directeur général du groupe.
Reste à savoir si CIS est en mesure de poursuivre dans cette voie, ou si un palier n'a pas été atteint. « La dynamique du premier semestre nous offre une belle visibilité pour la seconde partie de l'exercice », note le dirigeant, qui évoque les nouveaux contrats signés au Brésil avec des groupes privés, les plans de performance mis en place, l'uniformisation des process, le repli des frais financiers et son repositionnement sur les grands projets. 2027 devrait néanmoins
«Nous sommes toujours dans une démarche de croissance externe. Mais nous nous sommes imposés comme contrainte que l'opération soit relative, restant focalisés sur la rentabilité.»
Yannick Morillon, directeur général
s'apparenter à une année de consolidation avec la phase de dé mobilisation du site de Simandou qui se traduira par une réduction importante des ouvriers – chinois – sur place. La croissance restera au rendez-vous, mais le rythme sera plus modéré. Yannick Morillon se montre pour autant confiant sur les perspectives à moyen terme : « La transition énergétique s'accentue, les pays producteurs ressortent de leurs cartons des projets et les financements vont se concrétiser dans les mois qui viennent. A nous de nous organiser pour répondre à ces appels d'offres. »—C. S.
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
● PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 19,38 € | VARIATION 52 SEMAINES : | - 34,31 % | 2026 : | - 35,18 % |
VENTE PARTIELLE Depuis que nous sommes revenus à l'achat sur le titre, il a été multiplié par près de 2,5. Il nous semble opportun de prendre une partie de ses bénéfices. Les progrès seront plus lents à court terme (ALCIS). Prochain rendez-vous : le 14 octobre, chiffre d'affaires trimestriel.
ous sommes contents de l'exercice [2025-2026 clos le 30 juin]
« Au regard du contexte politique incertain en France avec l'élection présidentielle à venir, comme à l'international, il serait imprudent de se lancer dans des projets d'envergure. » François Chapon, PDG
dans son ensemble. La seule déception vient de la marge d'Ebitda, qui était attendue proche de 10 % [7,9 % sur l'exercice], mais elle a été affectée par des surcharges liées au renchéressement des coûts de l'énergie. Un retour à un niveau de production et des stocks conformes à nos
SA LOZÈRE HABITATION : 13 % standards constituent une bonne nouvelle », analyse François Chapon, le PDG de Cogra. Après deux exercices où l'entreprise a
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ
EVOL. MOYENNE (2022-2025) : - 7 %
EVOL. 2026 EST. : 24 %
BNPA
EVOL. MOYENNE (2022-2025) : NS
EVOL. 2026 EST. : NS
INTÉRÊT BOURSIER
● RENDEMENT
DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : 0
RDT 2025 : NUL RDT 2026 EST. : NUL
● VALORISATION ESTIMÉE
PER 2026 : 43,1 FOIS
PER 2027 : 15,3 FOIS
PEA-PME
subi « le retour de bâtons des années post-Covid, marquées par un effet de pénurie engendrant un emballement des prix », le producteur de granulés de bois est redevenu bénéficiaire, avec un résultat d'exploitation de 0,54 million d'euros, contre une perte opérationnelle de 4,8 millions un an plus tôt, et un profit net de 0,5 million, après un déficit de 4,7 millions. – C. S.
NOTRE CONSEIL
ACHETER L'amélioration des résultats devrait se poursuivre. Objectif : 9 € (ALCOG). Prochain rendez-vous : le 8 octobre, ventes du premier trimestre 2026-2027.
Premier semestre contrasté pour North Atlantic Energies (ex-Esso), qui annonce un excédent brut d'exploitation multiplié par plus de deux, à 178 millions d'euros, mais un résultat net dans le rouge. Le groupe ,qui exploite la raffinerie de Gravenchon, à Port-Jérôme-sur-Seine, a d'autant plus bénéficié de l'envolée des marges de raffinage
« Quand une raffinerie est à l'arrêt pour maintenance, nous investissons dans l'outil industriel. Nous avons augmenté notre capacité de production de 10 % sur notre raffinerie de Gravenchon. Notre ambition est de répondre à la demande sur le territoire. » Charles Amyot, PDG
que 4,8 millions de tonnes de brut ont pu être traitées (+28 % sur un an). Toutefois, les frais financiers dus au portage et à la couverture de ses stocks ont pesé sur la dernière ligne du compte de résultat. Par ailleurs, dans le cadre du projet d'offre publique d'achat simplifiée par North Atlantic France sur les actions North Atlantic Energies non encore détenues (sans retrait
DNCA FINANCE : 1 % obligatoire) au prix de 28,93 € – un niveau jugé très insuffisant par plusieurs actionnaires et par le marché, puisque le titre a coté jusqu'à 112 € –, un expert indépendant a été désigné pour émettre un avis sur les conditions financières de l'opération. Ses travaux sont toujours en cours, selon la société.
ACHETER À TITRE SPÉCULATIF On profitera du recul de l'action pour se placer à titre spéculatif. Objectif : 97 € (NAE). Prochain rendez-vous : le 25 mars, comptes annuels.
Le leader de l'information des pharmacies en France, spécialiste des solutions numériques pour les Ehpad et pour les médecins, avait commencé l'année modestement en affichant une croissance organique de +1,4% (+7,3% en publié), ce qui n'avait pas été apprécié par les marchés. En revanche, l'amélioration notable de la rentabilité au 30 juin a rassuré. Le résultat opérationnel a grimpé de 11,9%, à 23,7 millions d'euros, permettant à la marge opérationnelle de progresser de 80 points de base à 19%. L'action a rebondi de 12% le 28 septembre, mais son recul depuis le début de l'année reste toutefois important (-31%). La progression des revenus récurrents de maintenance et d'abonnement (+4,7% en organique) à forte marge ainsi que la bonne tenue (+3,6%) de la principale division Pharmagest (70% des ventes consolidées ; dans l'information des officines) ont contribué à cette performance.
Le potentiel d'amélioration de la rentabilité reste toutefois important pour le pôle Axigate Link (équipant Ehpad, hôpitaux, domicile) pénalisé par le poids de ses investissements tout comme celui de Medical Solutions mobilisé sur la refonte de son logiciel pour les professionnels de santé dans le cadre de la deuxième vague du Ségur de la santé. Celle-ci devrait monter en puissance au second semestre. La mise en place de nouvelles fonctionnalités logicielles
COMPORTEMENT DE L'ACTION
● PERFORMANCE DU TITRE
COURS AU 1-10-26 : 30,15 €
VARIATION 52 SEMAINES : -24,34 %
2026 : -33 %
● LIQUIDITÉ
VOL. QUOT. MOYEN ECHANGÉ : 42.227
EXTRÈMES 52 S. : 45,35 € / 28,60 €
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : 32 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 17,40 €
PART DU CAPITAL DÊTENUE PAR
MARQUE VERTE SANTÉ : 66 % réclamées par l'Etat se réalise sous forme de modules communs à différentes divisions (HAD, hôpital, bientôt les médecins), d'où une meilleure marge.
Avec une trésorerie nette de 93 millions d'euros, le groupe, qui a réalisé une seule emplette en 2026, celle de la société de formation santé Erevo, compte poursuivre les acquisitions. Il a, en outre, annoncé le lancement d'Eqwo, un nouveau logiciel de prises de rendez-vous médicaux visant à éliminer les « rendez-vous fantômes » pour les médecins, en réponse à une forte demande de ces derniers. — A. B.
ACHETER Le redressement des marges s'amorce. La récurrence de 45 % des revenus offre de la visibilité et la trésorerie est solide. La valeur est retombée à son prix d'il y a dix ans alors que le groupe a doublé de taille depuis.
Objectif : 40 € (EQS).
Prochain rendez-vous : le 29 octobre, ventes du troisième trimestre.
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 13,3 FOIS | PER 2027 : | 11,6 FOIS | # KBC Une stratégie ambitieuse dans la banque et l'assurance
Le groupe de banque et d'assurances, basé à Bruxelles, dispose de capitaux excédentaires lui permettant de poursuivre ses acquisitions, en Belgique mais aussi en Europe centrale, où la croissance est soutenue.
Solidement implanté en Belgique, au deuxième rang du secteur bancaire dans le pays, derrière BNP Paribas Fortis, KBC dispose d'une base robuste pour son expansion internationale. Après la République tchèque, où il réalise déjà plus d'un quart de ses bénéfices, le groupe a musclé sa filiale en Slovaquie en achetant, mi-janvier, 365. bank pour 708 millions d'euros. La fusion s'est engagée miavril sous la marque unique CSOB, aussi utilisée en République tchèque.
D'autres développements sont possibles dans les deux autres pays d'implantation dans l'est de l'Europe, la Bulgarie et la Hongrie. Selon le bureau d'analyse de Jefferies, le marché sous-estime le potentiel de création de valeur en Europe centrale, où l'enrichissement progressif des ménages soutiendra le développement du crédit.
KBC affiche aussi ses ambitions dans l'assurance-dommages. Le groupe est, pour l'heure, le troisième assureur outre-Quiévrain, derrière Ageas/AG Insurance et Axa Belgium. Il envisage de prendre une participation chez le numéro quatre, Ethias, si sa mise en vente se confirme fin 2026. Les actionnaires, pour 31,66 % du capital chacun, sont l'Etat fédéral (holding SFPIM) et les régions flamandes et wallonnes. La valorisation pourrait atteindre 3 à 4 milliards d'euros pour 100 %.
d'autres opportunités dans l'assurance existent dans les pays où KBC est présent.
Rien n'est joué, car la Wallonie ayant déclaré ne pas être vendeuse, la Flandre ne le serait pas non plus... Seuls les titres de SFPIM seraient proposés, avec d'autres prétendants possibles, comme Ageas. Ethias, basé à Liège avec des bureaux en Flandre, disposait historiquement d'une clientèle publique (communes, hôpitaux, écoles, etc.) et s'est développé auprès des entreprises et des particuliers. En cas d'échec,
La bancassurance est dans l'ADN de KBC, un groupe issu de la fusion, en 1998, entre trois établissements belges, deux banques, Kredietbank et Cera Bank, et un assureur, ABB. Cette double activité permet d'obtenir une plus forte rentabilité sur capitaux propres (16 % annualisés au premier semestre), grâce au compromis danois. Cette dérogation réglementaire permet de « mobiliser les mêmes fonds propres pour les deux activités et a été reconduite pour une longue période », explique Sylvain Perret, analyste chez Alpha-Value. Cela se justifie par le fait que les filiales d'assurance doivent elles-mêmes respecter un ratio de solvabilité exigeant.
A défaut d'une acquisition majeure, KBC redistribuera aux actionnaires ses fonds propres excédentaires. Ces capitaux en réserve sont estimés à plus de 2 milliards d'euros, soit 3,6 % de la capitalisation boursière. Un rachat d'actions serait possible, à moins d'un dividende exceptionnel, comme au titre de 2024 lorsque le ratio de solvabilité avait dépassé 15 %. Il était déjà de 14,4 % fin juin, sachant que les dirigeants visent au moins 13 %. Le besoin de fonds propres est réduit depuis 2025 par des opérations d'assurance de portefeuilles de crédit (SRT, synthetic risk transfer).
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Une banque rentable et bien gérée, au bénéfice des actionnaires
Une banque rentable et bien gérée, au bénéfice des actionnaires
Sur le plan opérationnel, KBC bénéficie d'un fort degré de numérisation sur son territoire, avec une densité d'agences physiques plus réduite que dans des pays comme la France. L'assistant numérique Kate permet de traiter 75 % des demandes des clients de la banque, ce qui représente « la charge de travail de plus de 400 commerciaux à temps plein », se félicitait le directeur général, Johan Thijs, lors de la publication des comptes du premier semestre.
Un groupe diversifié sur le plan géographique
Répartition du bénéfice net au 1 $^{er}$ semestre 2026,
hors coûts centraux, en %
Croissance soutenue et profitable
Objectifs entre 2025 et 2028
Revenus Au moins +7,7% par an
Charges Hausse < +4,3% par an
Solidité du bilan
Données au 30 juin 2026, variations sur un an
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COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 125,85 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 22,13 % | 2026 : | 13,12 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,9 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 134,95 € / 98,04 € | ---
« En ce moment, en Europe, l'octroi de crédits pour financer les investissements des entreprises s'accélère »
« En ce moment, en Europe, l'octroi de crédits pour financer les investissements des entreprises s'accélère »
Se-Ting Frenzel, analyste du secteur bancaire en Europe chez Moneta AM
Dans l'assurance, 28 % des ventes ont été réalisées en ligne sur cette période, avec un objectif de 35 %. Il en résulte pour le groupe un ratio coûts sur revenus annoncé autour de 40 % cette année (-3 points en deux ans) et à moins de 38 % en 2028. Les marchés où KBC est présent sont aussi répu-
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CRITÈRES D'INVESTISSEMENT | <td colspan="2">PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE | <td colspan="2">● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2024-2027) : | 10 % | EVOL. 2026 EST. : | 12 % | <td colspan="2">● BNPA | EVOL. MOYENNE (2024-2027) : | 10 % | EVOL. 2026 EST. : | 11 % | tés pour leur faible degré de risque de défaillance des emprunteurs. Lors du semestre écoulé, le coût du risque de crédit s'est pourtant envolé en apparence de 50 %, à 231 millions d'euros. Cela s'explique par l'abondement à hauteur de 88 millions de la réserve pour incertitudes géopolitiques et macroéconomiques contre une reprise de 5 millions un an
● BNPA | EVOL. MOYENNE (2024-2027) : | 10 % | EVOL. 2026 EST. : | 11 % | tés pour leur faible degré de risque de défaillance des emprunteurs. Lors du semestre écoulé, le coût du risque de crédit s'est pourtant envolé en apparence de 50 %, à 231 millions d'euros. Cela s'explique par l'abondement à hauteur de 88 millions de la réserve pour incertitudes géopolitiques et macroéconomiques contre une reprise de 5 millions un an
plus tôt. Portée à 188 millions, elle représente désormais 65 % du coût du risque avéré de l'année 2025. Sans cette précaution, les dotations auraient reculé de 10 %, pour se limiter à 0,11 % des encours de prêts.
Se-Ting Frenzel, analyste du secteur bancaire chez Moneta AM, pointe un risque spécifique, celui
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : NS
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 65,19 €
CONSUS DES ANALYSTES
A 43%
C 47%
V 10%
d'une « émission par la Belgique d'obligations d'Etat à taux élevés, qui viendrait attirer les dépôts à vue des clients, comme c'était arrivé il y a quelques années, avec un effet négatif sur la marge d'intérêt ». En attendant, l'experte relève « une hausse assez importante de cette marge et une concurrence encore bénigne sur les dépôts ». De fait, elle a grimpé de 18,7 % au premier semestre, à presque 3,5 milliards d'euros, mais ne pèse que 52 % des revenus, qui sont diversifiés.
En tout cas, les objectifs 2026 ont été relevés après la publication des comptes à fin juin, et un rehausse- ment des objectifs à moyen terme est probable le 11 février 2027, lors de la publication des résultats annuels. Pour l'heure, les revenus sont attendus en hausse de 11 % en 2026, nettement au-dessus de l'objectif de 7,7 % sur la période 2025-2028, avec des charges bien contenues (+ 7,7 % en 2026 et + 4,3 % sur 2025-2028). Une belle dynamique de croissance rentable. – J.-L. C.
ACHETER Le dividende est attendu en hausse de 24,5 %, à 6,35 € au titre de 2026 (dont un acompte de 1 € détaché le 4 novembre). Le rendement est confortable, avec une politique de distribution raisonnable (entre 50 % et 65 % des bénéfices, y compris les coupons aux obligations subordonnées).
Objectif : 155 € (KBC, à Bruxelles).
Prochain rendez-vous : le 12 novembre, résultats trimestriels.
La marge d'intérêt des banques bénéficie d'un écart significatif entre taux courts et taux longs. Néanmoins, la hausse des taux peut inciter les clients à placer leurs liquidités, alors que les dépôts à vue constituent une ressource gratuite. En outre, une partie des prêts est financée par des émissions obligataires. Surtout, des taux élevés freinent les investissements et pèsent sur la demande de crédits. Dans ce contexte, pour une banque, avoir une activité d'assurance significative accroît la récurrence des revenus. Fin juin, KBC a réalisé 21,9 % de son bénéfice net dans ce domaine. Rares sont les établissements à ce niveau, à part Crédit Agricole SA, chez qui cette activité atteignait 23,7 % du bénéfice net fin juin. Société Générale se situait à 6,3 % et BNP Paribas à 8,8 % du résultat avant impôts des pôles opérationnels.
Les banques traditionnelles sont, par ailleurs, confrontées à la montée en puissance de la fintech britannique Revolut. Fondée en 2015, elle évolue d'une simple application de paiement à une banque de plein exercice collectant de l'épargne et accordant des prêts. Comptant 75 millions de clients dans le monde, elle est valorisée une centaine de milliards d'euros. Numériser la relation client est donc une priorité, tandis que les agences sont boudées. Société Générale dispose d'un atout avec BoursoBank, uniquement en France. L'heure est aussi au déploiement de l'IA et des agents autonomes. Les cas d'usage sont nombreux pour les banques, à la tête d'une grande masse de données.
Le secteur est animé par quelques opérations de fusions et acquisitions initiées par les banques italiennes. UniCredit cherche à prendre le contrôle de Commerzbank pour la rapprocher de sa filiale allemande HVB. Sa concur-
Un retard boursier qui s'est accentué
rente italienne Intesa Sanpaolo a lancé une offre sur Banca Monte dei Paschi di Siena, laquelle a réussi à racheter Mediobanca. La valorisation des banques est fortement corrélée à la rentabilité des fonds propres tangibles (hors actifs incorporels), qui s'est améliorée. Les décotes sur l'actif net tangible ont donc disparu. Intesa Sanpaolo se paie 2,3 fois cette valeur comptable, UniCredit et Banco Santander, 2 fois, et les banques françaises seulement 1 fois. En matière de capitalisation boursière, l'espagnole Banco Santander est largement en tête (185 milliards d'euros), suivie des italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo (126 et 118 milliards). En France, seule BNP Paribas dépasse les 100 milliards.
J.-L. C.
NOTRE AVIS SECTEUR
ATOUT La marge d'intérêt est soutenue par l'écart entre les taux courts et longs.
RISQUE Le ralentissement économique peut gonfler les créances douteuses à provisionner.
VALORISATION Une cherté justifiée par rapport à ING
La capitalisation boursière correspond à 11,6 fois le bénéfice net 2027 estimé, au-delà du multiple de 10,5 fois appliqué à la banque néerlandaise ING (à laquelle on compare souvent KBC), avec des croissances bénéficiaires attendues similaires. Le cours représente 2,08 fois l'actif net tangible estimé à 60,71 € par action fin 2026. ING se paie là encore un peu moins cher (1,73 fois, pour des fonds propres tangibles attendus à 17,49 € par titre), mais sa rentabilité 2026 estimée est nettement moindre (14,8 %, contre 16,9 % pour KBC), selon le consensus FactSet des analystes. Nous préférons donc KBC, qui dispose en outre d'une plus grande marge de manœuvre pour la croissance externe, des rachats d'actions ou un dividende exceptionnel, grâce à un ratio de solvabilité de 14,4 % fin juin, contre 13,1 % pour ING. | Exercice clos le 31-12 | 2025 | 2026 (e) | 2027 (e) | CHIFFRE D'AFFAIRES (EN M€) | 12.200 | 13.660 | 14.720 | RÉSULTAT OPÉRATIONNEL (EN M€) | 4.907 | 5.480 | 6.110 | RÉSULTAT NET PART DU GROUPE (EN M€) | 3.568 | 3.955 | 4.555 | BÉNÉFICE NET PAR ACTION (EN €) | 8,54 | 9,47 | 10,91 | RATIO COURS/BÉNÉFICE (EN NB DE FOIS) | 14,8 | 13,3 | 11,6 | COURS LE 1er-10 : 125,8 5 € ; CB : 52.772 M€ ; FP : 25.518 M€ ;
La publication des résultats du quatrième trimestre de Micron Technology, clos le 3 septembre, vient mettre un terme à une année exceptionnelle. Le fabricant américain de puces mémoire a fait état, le 30 septembre, d'un chiffre d'affaires de 54,2 milliards de dollars entre juillet et septembre, largement supérieur aux 51,3 milliards qu'attendait le consensus FactSet et en hausse de 79 % sur un an.
Micron Tech. Résultats record et contrats sécurisés
Micron Tech. Résultats record et contrats sécurisés
Le bénéfice net par action a grimpé à 33,42 \$, quand le consensus tablait sur 31,72 \$. La hausse des prix, causée par la quasi-pénurie de mémoire dans le cadre de l'expansion des centres de données spécialisés dans l'intelligence artificielle (IA), a soutenu la marge brute ajustée, ressortie à 86,8 % au lieu des 86,2 % anticipés. Si les résultats étaient supérieurs aux attentes, c'est aussi le cas des prévisions pour le trimestre en cours, qui se terminera fin novembre. Micron a annoncé que son chiffre d'affaires devrait s'établir à 61,5 milliards de dollars, soit plus que les 57 milliards attendus jusqu'alors. Le bénéfice net par action devrait, pour sa part, se situer autour de 38,15 \$, contre une prévision de 35,50 \$ jusqu'ici.
A noter que le groupe de Boise (Idaho) a prévenu que la hausse des rémunérations octroyée à ses collaborateurs, dans la lignée de celles accordées par ses rivaux sud-coréens Samsung et SK Hynix, pèsera légèrement sur sa marge brute, qui devrait, selon lui, ressortir à 86,3 % au premier trimestre de son exercice fiscal 2027, contre une précédente projection de 86,7 %. Le directeur des opérations du
groupe, Manish Bhatia, a révélé que l'impact le plus important concernera le trimestre en cours, qui constituera, selon lui, le point bas pour la marge brute. L'activité n'est, quoi qu'il en soit, pas sur le point de faiblir. Le PDG, Sanjay Mehrotra, a fait savoir, lors d'une conférence aux analystes, que « la demande de l'industrie a encore augmenté [en variation trimestrielle] et les conditions d'offre et de demande devraient être encore plus tendues en 2027 et en 2028 que cette année ». Et pour cause : Micron avance avoir sécurisé 26 contrats de long terme, pour un montant total de 32 milliards de dollars et avec des échéances jusqu'en 2031, et que 75 % de sa capacité de production est d'ores déjà réservée pour l'an prochain. Des chiffres qui ont achevé de convaincre les investisseurs, particulièrement exigeants à l'égard des valeurs qui tirent profit de l'essor de l'IA, de la solidité de l'activité à moyen terme : le titre de la société a bondi de 3% à Wall Street le 1 $^{er}$ octobre, au lendemain de la publication.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT | <td colspan="2">PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE | <td colspan="2">● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 7 % | EVOL. 2026 EST. : | 256 % | <td colspan="2">● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | STABLE | EVOL. 2026 EST. : | 811 % | ACHETER Complémentaires avec les processeurs graphiques dans les usages d'IA, les puces mémoire avancées sont très recherchées et leur prix devrait rester élevé à moyen terme dans un contexte de quasi-pénurie. Le titre, qui se paie 6,4 fois les bénéfices attendus en 2027, est faiblement valorisé.
● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | STABLE | EVOL. 2026 EST. : | 811 % | ACHETER Complémentaires avec les processeurs graphiques dans les usages d'IA, les puces mémoire avancées sont très recherchées et leur prix devrait rester élevé à moyen terme dans un contexte de quasi-pénurie. Le titre, qui se paie 6,4 fois les bénéfices attendus en 2027, est faiblement valorisé.
Objectif : 1.300 \$ (MU, au Nasdaq).
Prochain rendez-vous : en décembre, résultats du premier trimestre. |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ |
PERFORMANCE DU TITRE |
SOLIDITÉ DU BILAN | COURS AU 1-10-26 : | 1097,39 $ | TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : | 24 % | VARIATION 52 SEMAINES : | 502,47 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 120,64 $ | 2026 : | 284,50 % |
CONSENSUS DES ANALYSTES |
VOLATILITÉ | A 95% | BÊTA 52 S. : | 1,9 FOIS | C 4% | EXTRÊMES 52 S. : | 1255 $ / 179,61 $ | V 1% | ---
Oracle La force majeure invoquée sur un vaste projet
L de 50 % sur un an et, simultanément, la prime de risque sur les obligations émises par l'éditeur de logiciels qui poursuit sa mue vers un géant du cloud a atteint un sommet historique. La cause, l'avis de force majeure invoqué par Oracle à l'attention du promoteur d'un immense projet de centre de données, une filiale du gérant d'actifs Blue Owl Capital, afin de se protéger contre un éventuel retard dans sa mise en service prévue en 2028. Vitrine du projet Stargate à 500 milliards de dollars incluant également OpenAI et SoftBank, ce campus se heurte à une série de retards réglementaires et de refus de permis locaux, notamment sur le gazoduc devant acheminer le gaz jusqu'aux piles à combustible fournies par Bloom Energy, sur fond de forte opposition des populations locales.
Courante dans l'énergie, cette disposition permet aux clients de reporter certains engagements financiers contractuels. En l'occurrence, Oracle souhaiterait continuer à verser un loyer « allégé » à Blue Owl tant que le campus n'est pas opérationnel.
S'il s'agit donc d'une mesure de prévention, celle-ci a alerté les créanciers. « Une action similaire de la part d'un autre hyperscaler de premier plan aurait probablement une plus grande portée pour le marché et justifierait une réévaluation plus large des protections contractuelles », avancent les analystes de Morgan Stanley. -Q. S.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
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NOTRE CONSEIL | <td colspan="2">COMPORTEMENT DE L'ACTION | <td colspan="2">CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ | <td colspan="2">PERFORMANCE DU TITRE | <td colspan="2">SOLIDITÉ DU BILAN | COURS AU 1-10-26 : | 138,07 $ | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | 216 % | VARIATION 52 SEMAINES : | - 52,23 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 10,5 $ | 2026 : | - 29,16 % | <td colspan="2">CONSENSUS DES ANALYSTES | <td colspan="2">VOLATILITÉ | <td colspan="2"> | <td rowspan="2">BÊTA 52 S. : | <td rowspan="2">1,8 FOIS | A 80% | C 18% | EXTRÊMES 52 S. : | 322,54 $ / 114,50 $ | V 2% | RESTER À L'ÉCART Le titre reste relativement cher au vu de la situation financière d'Oracle, la plus fragile parmi les hyperscalers (ORCL, à New-York). Prochain rendez-vous : le 18 novembre, assemblée générale. | <td colspan="2">PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE | <td colspan="2">● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 10 % | EVOL. 2026 EST. : | 27 % | <td colspan="2">● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 22 % | EVOL. 2026 EST. : | 9 % | <td colspan="2">INTÉRÊT BOURSIER | <td colspan="2">● RENDEMENT | DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : | 1,89 $ | RDT 2025 : 1,4 % | RDT 2026 EST. : 1,4 % | <td colspan="2">● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 22,6 FOIS | PER 2027 : | 19,7 FOIS | ---
SOLIDITÉ DU BILAN | COURS AU 1-10-26 : | 138,07 $ | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | 216 % | VARIATION 52 SEMAINES : | - 52,23 % | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | 10,5 $ | 2026 : | - 29,16 % |
CONSENSUS DES ANALYSTES |
VOLATILITÉ |
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BÊTA 52 S. : |
1,8 FOIS | A 80% | C 18% | EXTRÊMES 52 S. : | 322,54 $ / 114,50 $ | V 2% | RESTER À L'ÉCART Le titre reste relativement cher au vu de la situation financière d'Oracle, la plus fragile parmi les hyperscalers (ORCL, à New-York). Prochain rendez-vous : le 18 novembre, assemblée générale. |
Nvidia Un programme de rachats d'actions de 235 milliards de dollars
Le record qu'Apple avait établi en 2024, en consacrant 110 milliards de dollars au rachat de ses propres actions, est battu. Fort du trésor de guerre accumulé avec l'essor de l'intelligence artificielle (IA), depuis quatre ans, Nvidia a annoncé, lundi 28 septembre, que son conseil d'administration l'autorisait à y consacrer une enveloppe de 150 milliards de dollars. De quoi porter son programme à un total de 235 milliards d'ici à la fin de son exercice fiscal 2028, en janvier de la même année.
La communication a été bien accueillie par le marché, le titre du concepteur de puces électroniques ayant terminé la séance en hausse de 1,7 %. Il faut dire que cette augmentation sans équivalent du programme de rachats de titres de Nvidia traduit sa prospérité financière. La première capitalisation boursière mondiale (environ 5.000 milliards de dollars) a dégagé un flux de trésorerie disponible de près de 70 milliards de dollars sur le premier semestre, clos fin juillet, de son exercice 2027. « Notre génération de trésorerie nous donne la capacité d'investir dans les technologies qui font progresser cette
transformation [permise par l'IA] et de restituer du capital aux actionnaires», a commenté dans un communiqué le cofondateur et PDG, Jensen Huang, estimant que le programme de rachats d'actions du groupe « reflète [sa] confiance dans les opportunités de long terme ». Pour rappel, Nvidia a aussi utilisé sa trésorerie pour prendre des participations ou faire des prêts à de nombreuses sociétés de l'écosystème de l'IA.-A. L. D.
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COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 230,86 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | 23,30 % | 2026 : | 23,79 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,8 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 236,54 $ / 164,27 $ |
SOLIDITÉ DU BILAN | TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES: | 35% | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION: | 13,01$ |
CONSENSUS DES ANALYSTS | A | 96% | C | 3% | V | 1% | ---
ACHETER L'action se traite encore peu cher, de l'ordre de 15 fois les bénéfices attendus en 2028, au vu de la constance de la société dans l'excellence. Objectif : 280 \$ (NVDA, au Nasdaq). Prochain rendez-vous : fin novembre, résultats trimestriels.
AMD Une acquisition pour anticiper l'avenir des programmes d'IA | <td colspan="2">INTERET BOURSIER | <td colspan="2">● RENDEMENT | DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : | 0,79 $ | RDT 2025 : 0,0 % | RDT 2026 EST. : 0,3 % | <td colspan="2">● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 25,2 FOIS | PER 2027 : | 15 FOIS | C'est une opération à 8,2 milliards de dollars, payée en actions. En rachetant la start-up World Labs, AMD étend sa proposition de valeur de la puissance de calcul aux couches logicielles. Cette société a été fondée par la chercheuse de renom Fei-Fei Li, qui, un temps chargée de l'intelligence artificielle (IA) dans le cloud de Google, devient directrice scientifique du concepteur de puces électroniques.
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 25,2 FOIS | PER 2027 : | 15 FOIS | C'est une opération à 8,2 milliards de dollars, payée en actions. En rachetant la start-up World Labs, AMD étend sa proposition de valeur de la puissance de calcul aux couches logicielles. Cette société a été fondée par la chercheuse de renom Fei-Fei Li, qui, un temps chargée de l'intelligence artificielle (IA) dans le cloud de Google, devient directrice scientifique du concepteur de puces électroniques.
robots. « Nous rachetons World Labs pour avoir accès aux talents de premier plan que Fei-Fei a réunis », a expliqué à Bloomberg la patronne d'AMD, Lisa Su, précisant que la transaction devrait être finalisée d'ici à la fin de l'année 2026.
Ces chercheurs doivent, en effet, aider le groupe à adapter ses puces pour répondre aux besoins des futurs programmes d'IA. Fondée en 2024, World Labs avait levé 1 milliard de dollars en février dernier, notamment auprès d'AMD et de son rival Nvidia... qui a probablement inspiré cette acquisition. Le numéro un mondial des processeurs graphiques, dont les revenus et les fonds propres explosent depuis l'irruption de l'agent conversationnel ChatGPT fin 2022, utilise son trésor de guerre pour soutenir l'écosystème de l'IA... et s'emparer de pépites, comme la librairie de modèles de langage en libre accès Hugging Face début septembre. — A. L. D. |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 615,73 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | 275,42 % | 2026 : | 187,51 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,2 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 639 $ / 163,14 $ | ---
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ SOLIDITÉ DU BILAN | <td colspan="2">PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE | <td colspan="2">● EVOLUTION DE L'ACTIVITÉ | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 14 % | EVOL. 2026 EST. : | 47 % | <td colspan="2">● BNPA | EVOL. MOYENNE (2022-2025) : | 6 % | EVOL. 2026 EST. : | 83 % | <td colspan="2">INTÉRÊT BOURSIER | <td colspan="2">● RENDEMENT | DIVIDENDE 2026 ESTIMÉ : | 0 | RDT 2025 : NUL | RDT 2026 EST. : NUL | <td colspan="2">● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | 80,7 FOIS | PER 2027 : | 38,7 FOIS | ---
ACHETER Les derniers résultats ont confirmé l'intérêt des gestionnaires de centres de données pour les puces du groupe, Nvidia peinant à répondre à la demande. Objectif : 750 \$ (AMD, au Nasdaq). Prochain rendez-vous : en novembre, résultats trimestriels.
AÉRONAUTIQUE-DÉFENSE
SpaceX Une mise en orbite atteinte, et prometteuse
SpaceX Une mise en orbite atteinte, et prometteuse
uatorze essais et environ vingt-cinq minutes, c'est le temps qu'il aura fallu à SpaceX pour réussir à
placer son lanceur géant Starship en orbite autour de la Terre. L'étage supérieur de l'appareil a réalisé deux orbites avant d'amerrir, puis de plonger dans l'océan Pacifique, l'étage inférieur de la fusée est retombé dans le golfe du Mexique. Une performance suivie en direct par plus de 1,8 million de personnes dans le monde.
L'appareil a dû écourter ce test en raison d'un problème avec l'un de ses six moteurs Raptor, mais l'essentiel y était : atteindre l'orbite et déployer 26 satellites Starlink, l'entreprise de télécommunications par satellites d'Elon Musk. Ces derniers, qui se sont connectés avec succès au réseau de communication, selon l'entreprise texane, s'ajoutent aux plus |
COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 148,07 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | NS | 2026 : | - 8 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 1,9 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 225,64 $ / 104,83 $ | CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
SOLIDITÉ DU BILAN
TRÉSO. NETTE / FONDS PROPRES : 1%
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 2,99 \$
CONSENSUS DES ANALYSTES
A: 75%
de 11.000 satellites de la constellation basse orbite déjà en place. Mais ils sont de nouvelle génération V3 et permettront d'accroître fortement la capacité de la constellation, et ses revenus. Le directeur financier de SpaceX, Bret Johnsen, a qualifié cette mission de « vol générateur de revenus » pour l'entreprise, selon Bloomberg. « Nous prévoyons une augmentation très rapide des revenus générés par les communications Starlink grâce au satellite
● VALORISATION ESTIMÉE | PER 2026 : | NS | PER 2027 : | NS | V3 », avait également déclaré Elon Musk en août, ajoutant que ces satellites offrent « plus de dix fois les capacités du satellite V2, et nous en lancerons dix fois plus ». Pour la suite, SpaceX doit encore parvenir à récupérer les éléments du lanceur à chaque vol pour le rendre réutilisable. La mission de Starship est d'installer les V3 en orbite et, surtout, à terme, de placer jusqu'à un million de futurs satellites qui serviront de centres de données pour l'intelligence artificielle en orbite terrestre. Pour le bureau d'analyse financière de Citi, ce quatorzième vol a constitué une étape importante vers une valorisation de l'action SpaceX à 900 \$, voire plus, ce qui valoriserait l'entreprise à environ 12.200 milliards de dollars ! « Nous pensons que les capacités de lancement inégalées de SpaceX représentent l'avantage concurrentiel fondamental qui sous-tend tous les autres aspects de son activité », a estimé le directeur de la recherche de Citi, John Godyn, dans une note à ses clients, rapporte Dow Jones. Le bureau vise 200 \$ sur le titre pour la fin de l'année. – D. T.
ACHETER Un pari sur la dynamique de croissance que devrait afficher le groupe au cours des prochains trimestres, et des potentiels bénéfices à compter de l'année 2027. Objectif : 185 \$ (SPCX, au Nasdaq).
Accenture Une publication (enfin) saluée à sa juste valeur
Le soulagement exprimé jeudi 1 $^{er}$ octobre par le marché, à la lecture des résultats annuels d'Accenture, s'est avéré à la hauteur des craintes formulées par les investisseurs quant à la pérennité du modèle économique du champion mondial des services numériques depuis l'émergence de l'IA. Après avoir ouvert en hausse de plus de 20 %, le titre a clôturé la séance sur un gain de 15,8 %, soit la deuxième meilleure performance journalière depuis son introduction en Bourse, il y a un quart de siècle.
Accenture doit ce violent rebond à un dernier trimestre plus dynamique qu'espéré par les analystes, le chiffre d'affaires s'inscrivant à 18,7 milliards de dollars entre juin et août, en hausse de 7% à changes constants et près de 700 millions au-dessus du consensus. Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, les revenus progressent de 6 %, à 74,2 milliards, pour des réservations de 84,5 milliards (+ 5 %), soit un ratio book-to-bill proche de 1,14 – de bon augure pour les exercices à venir.
Mieux encore, ces réservations émanent, pour une large part, des grands comptes, la directrice générale, Julie Sweet, soulignant que 141 clients avaient réservé pour plus de 100 millions de dollars de services sur le seul dernier trimestre, un record. « L'IA a servi de moteur de croissance », s'est encore réjouie la dirigeante, selon qui ces résultats « reflètent la confiance continue que nos clients nous accordent pour les aider à se réinventer et à créer de la valeur ». Pour l'exercice entamé en septembre, le groupe vise entre 3 % et 6 % de croissance à changes constants, ainsi qu'une progression plus marquée (entre 6 % et 9 %) de son bénéfice net ajusté par action, en données Gaap. La marge opérationnelle devrait, quant à elle, s'établir entre 15,9 % et 16,1 % sur
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COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 212,30 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | - 12,89 % | 2026 : | - 20,87 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,3 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 291,09 $ / 118,15 $ | SOLIDITE DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 69 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 48,94 \$
CONSENSUS DES ANALYSTES
A : 41%
les douze mois à venir, soit entre 50 et 70 points de base de mieux que sur l'exercice 2026.
Accenture a, par ailleurs, déclaré prévoir de restituer au moins 9,5 milliards de dollars en numéraire à ses actionnaires au cours de son exercice fiscal 2027, ce qui passera par une augmentation de 5 % du dividende trimestriel, à 1,71 \$ par action, offrant un rendement de 3,2 % au cours de clôture du 1 $^{er}$ octobre. – Q. S.
ACHETER Cette publication conforte notre avis positif sur le dossier. Nous misons donc sur une poursuite du rebond entamé mi-juin, sur fond de redémarrage du marché et de ratios de valorisation encore dégradés, le titre se traitant moins de 9 fois l'Ebitda attendu en 2027.
McDonald's Des recettes à revisiter pour continuer à séduire
I semble loin, le temps où McDonald's caracolait au plus-haut historique, à 341,75 \$... C'était, pourtant, il y a seulement sept mois. Depuis, le titre du géant américain de la restauration rapide a fondu de près d'un tiers, à 232 \$, son niveau le plus bas depuis quatre ans. Pour les investisseurs qui misaient sur la réactivité de l'enseigne en cette période de trading down, où le consommateur se met en quête du meilleur rapport qualité-prix, l'annonce d'une stagnation de la fréquentation dans les principaux marchés – les revenus n'ont augmenté que de 0,8 % à restaurants comparables lors du deuxième trimestre aux Etats-Unis – a été dure à avaler. « L'une des choses dont j'ai parlé à notre équipe, c'est que nous devons cesser de qualifier cet environnement de difficile, pour simplement dire que c'est l'environnement », a déclaré Chris Kempczinski, le PDG, sur CNBC. Parmi les griefs : des prix jugés élevés, donc. « Je pourrais aller chez Texas Roadhouse [chaîne de steakhouses] à la place [de McDonald's] et vivre une expérience assise avec ma famille, ce n'est pas tellement plus cher », estime Jacob Aiken-Phillips, de Melius Research.
Le groupe prévoit 8,5 milliards de dollars de soutien à ses franchisés sur dix ans, dont 5 milliards d'ici à 2030, sous forme d'allégements de loyers et d'aides financières. Les rénovations pourraient coûter au moins 1,2 million en moyenne par restaurant, mais générer, une fois réalisées, un gain d'efficacité de 250 points de base, soit 100.000 \$ de flux de trésorerie en plus par an et par établissement aux Etats-Unis. Le groupe va lancer une offre adaptée aux personnes ayant un traitement amaigrissant, du type GLP-1, et moduler son programme de fidélité. Les 220 millions de membres actifs dans le monde génèrent environ 30 % des revenus et se rendent 2,5 fois plus souvent au restaurant, il faut donc les chouchouter, et reconquérir les 150 millions de membres inactifs. Le consensus FactSet table, pour la période 2025-2028, sur 2,6 % de croissance annuelle moyenne des ventes, contre 3,7 % sur 2021-2025, mais sur un profit net amélioré de 5,3 % par an. – C. P.
ACHETER Malgré un récent parcours boursier décevant, la valeur, qui distribue régulièrement un dividende en hausse, a sa place dans un portefeuille, d'autant qu'on sait le management agile pour s'adapter. En outre, le titre se paie 16,7 fois le bénéfice à fin 2027, contre une moyenne de 27 fois sur cinq ans. Objectif : 300 \$ (MCD, à New York). Prochain rendez-vous : le 22 octobre, résultats à neuf mois
Danieli Des marchés plus sévères, mais des fondamentaux solides
Les relations entre les marchés et Danieli sont devenues plus tumultueuses. La découverte d'un groupe atypique à l'activité peu connue mais porteuse a laissé place à la réalité du terrain et aux turpitudes de l'exécution de grands projets, et sur un plan boursier d'une forme d'enthousiasme à plus de sévérité.
C'est dans ce contexte que les résultats au titre de l'exercice 2025-2026 (clos le 30 juin), mitigés en raison notamment de provisions exceptionnelles, et les prévisions, jugées neutres, ont été accueillis par une chute du cours de 15,4 %, le 28 septembre. Le groupe d'ingénierie transalpin paie aussi une communication défaillante incompatible avec son nouveau statut de valeur moyenne recherchée. Rien de dramatique pour autant, et les fondamentaux restent inchangés.
Sur la base d'un chiffre d'affaires de 3,83 milliards d'euros, en repli de 9 %, l'Ebitda est resté quasi stable au cours de l'exercice écoulé, à 439 millions, tandis que le résultat opérationnel a été ramené à 220,8 millions, contre 303,1 millions un an auparavant en raison de charges non récurrentes passées à cause de retards et de problèmes techniques sur plusieurs projets complexes. Le montant n'a pas été communiqué, mais certains analystes le chiffre à 94 millions. Le résultat net, lui, est ressorti à 230,4 millions, en progrès de 4 %.
Bien que disposant d'un carnet de commandes solide, à 6 milliards d'euros à fin juin, contre 5,4 milliards un an plus tôt, qui n'inclut pas plusieurs contrats en cours de finalisation, le groupe se montre néanmoins prudent pour l'exercice en cours. Il table sur des revenus compris entre 3,9 et 4,2 milliards d'euros et sur un Ebitda de 430 à 450 millions, des niveaux proches de ceux qui ont été publiés pour l'exercice écoulé. Il est vrai que le contexte géopolitique et économique incertain et les coûts de l'énergie – Danieli produit aussi des aciers – ne plaident pas pour un excès d'optimisme. Mais le marché sur lequel évolue l'ingénieriste italien est prometteur. Les sidérurgistes mondiaux vont progressivement verdir leur production d'acier, ce qui soutiendra la demande pour ses technologies, unanimement reconnues. De plus, l'environnement s'est sensiblement amélioré pour les producteurs d'acier en Europe, grâce aux mesures mises en place par l'Union européenne. – C. S.
Pour stimuler ses ventes et (re)séduire les ménages à faibles revenus, McDonald's va déployer sa nouvelle stratégie Next, destinée à améliorer la qualité, l'accueil, le rapport qualité-prix, l'innovation et l'efficacité opérationnelle.
CRITÈRES D'INVESTISSEMENT |
COMPORTEMENT DE L'ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 231,83 $ | VARIATION 52 SEMAINES : | - 22,86 % | 2026 : | - 24,15 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,3 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 341,75 $ / 229,61 $ |
● SOLIDITÉ DU BILAN | DETTE NETTE / FONDS PROPRES : | NS | DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : | NS |
ACHETER Le marché est devenu plus sévère à l'égard du titre, rançon du succès. Mais Danieli reste bon marché, en capitalisant à peine 14,6 fois les bénéfices estimés pour 2027. Objectif abaissé à 65 € (DAN, à Milan). Prochain rendez-vous : fin octobre, assemblée générale.
Indra Sistemas Une nouvelle phase s'ouvre pour le champion espagnol de la défense
Indra Sistemas Une nouvelle phase s'ouvre pour le champion espagnol de la défense
Après une première période de conquête et un début de consolidation du secteur, le champion national désigné par Madrid doit passer à l'exécution et prouver que sa valorisation est justifiée.
L'Espagne n'est pas l'Allemagne en matière de dépenses de défense. Pour autant, comme tous les membres européens de l'Otan, elle s'est lancée dans la course au réarmement depuis deux ans. De l'autre côté des Pyrénées, le schéma s'appuie aussi sur une hausse des budgets militaires et sur la remobilisation de son industrie. « L'Espagne voulait développer son industrie de défense et avait besoin de champions dans les différents domaines : dans le naval, il y avait Navantia, dans l'aérien, Airbus Espagne, et Indra Sistemas est devenu le champion national du terrestre et du spatial. Son histoire est celle d'un changement de profil très rapide », explique Pierre Le Treize, analyste financier chez Moneta AM.
Cette transformation a été rendue possible par des acquisitions et particulièrement par le gain de très nombreux contrats auprès de l'Etat. Le groupe madrilène a très largement bénéficié de la montée en puissance des programmes spéciaux de modernisation (PEM), y compris de contrats pourtant promis à des concurrents espagnols. En 2025, il a ainsi signé pour 13,8 milliards d'euros de contrats pour des véhicules terrestres, des radars, des satellites, des drones, de la cyberdéfense, et a reçu 1,6 milliard d'euros de prépaiements au premier semestre 2026.
La société, auparavant connue pour être la première entreprise de services du numérique (ESN) du pays, réalisait, fin juin, plus de la moitié de son résultat d'exploitation dans la défense, pour un tiers de ses revenus et près de 60 % de son carnet de commandes. Les services informatiques, Minsait, pesaient 48 % du chiffre d'affaires, avec presque 75 % des salariés du groupe, mais pour 28 % seulement de l'Ebit. A cela s'ajoutent l'espace (6 % du chiffre d'affaires et 1 % de l'Ebit) depuis le rachat de l'opérateur de satellites civils Hispasat et de sa filiale militaire Hisdesat en 2025, la gestion du trafic aérien (ATM) et l'électronique pour le ferroviaire (Mobility), des activités historiques.
Surtout, Indra affichait un car-net de commandes de 20,5 milliards d'euros (doublé en un an), dont 11,7 milliards pour la défense et 2,8 milliards pour l'espace. Cette transformation a été appréciée du marché
– d'autant que la valorisation des autres groupes européens commençait parallèlement à interpeller – et le cours de l'action a ainsi été multiplié par 3,7 depuis novembre 2024.
Mais comme pour les autres groupes de la défense, la question est celle de l'exécution des contrats. « La société se situe maintenant dans un entre-deux, avec un important carnet, une belle visibilité. Avoir les commandes était le premier pas important, mais l'enjeu est maintenant industriel. Or quand on a été un électronicien, qu'on n'a jamais fabriqué de véhicules blindés, ce n'est pas si évident, le risque n'est donc pas nul », juge Pierre Le Treize, même si « pour l'instant il n'y a aucun signal négatif », poursuit l'analyste.
Autre incertitude, après le départ forcé en avril de l'artisan de la transformation, Angel Escribano – qui détenait, avec son frère Javier, 14 % du capital d'Indra Sistemas qu'ils ont cédés depuis –, le rapprochement envisagé avec Escribano Mechanical & Engineering (société également détenue par ces deux frères) a été abandonné, faisant naître des interrogations sur la stratégie, dont une grande partie reposait sur de la croissance externe.
En revanche, s'il a été un temps question de se séparer de Minsait, la préoccupation sociale a sans doute prévalu – le gouvernement espagnol est le premier actionnaire du groupe avec 28 % du capital – et une partie des activités liées aux logiciels, à l'intelli-
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Un changement de profil en faveur de la défense qui devrait se poursuivre
Un changement de profil en faveur de la défense qui devrait se poursuivre
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COMPORTEMENT DE L’ACTION |
PERFORMANCE DU TITRE | COURS AU 1-10-26 : | 59,40 € | VARIATION 52 SEMAINES : | 57,23 % | 2026 : | 22,37 % |
VOLATILITÉ | BÊTA 52 S. : | 0,9 FOIS | EXTRÊMES 52 S. : | 66,15 € / 37,78 € | CRITÈRES D'INVESTISSEMENT
gence artificielle (IA) et à la cyber ont été regroupées dans une entité baptisée IndraMind, considérée comme une activité essentielle. « La direction a déjà cédé des activités à faible valeur ajoutée, comme la filiale de consulting BPO, sur la conviction que l'IA érodera les services traditionnels. C'est la bonne décision, et elle est en cours », estime Aneeka Gupta, la directrice de la recherche chez WisdomTree, selon qui « l'argument en faveur du maintien du reste de l'activité tient à IndraMind, dont les revenus sont de plus en plus tirés par la cybersécurité et la cyberdéfense, avec une ambition de 1 milliard d'euros d'ici à 2030 ». Pour la responsable de la recherche, « le poids [des services traditionnels] sur la valorisation [de l'action] n'en est pas moins réel et quantifiable. Une sortie complète de Minsait est perçue par le marché comme un catalyseur de hausse plutôt que comme une nécessité. » |
Le groupe vise, cette année, 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires (le double de 2021) et plus de 700 millions d'Ebit (la marge passerait de 7,5 % à 10 %). A moyen terme, cependant, les perspectives sont moins claires, « le marché connaît les grandes lignes stratégiques : le groupe veut se développer dans le terrestre, dans les munitions, le spatial, et il veut renforcer sa plateforme d'IA. Mais on ne sait pas exactement où il veut aller en matière d'objectifs », estime l'analyste de Moneta AM. La précédente direction visait 10 milliards d'euros de revenus d'ici à 2030. Indra Sistemas, qui avait laissé planer le doute sur le
CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
● SOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES : 29 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION : 9,82 €
● CONSENSUS DES ANALYSTS
A 74 %
C 26 %
V 0 %
maintien de sa journée investisseurs, l'a fixée au 25 novembre prochain.
Côté valorisation, pour Aneeka Gupta, « le titre a surperformé, mais il partait d'une décote et n'en a comblé qu'une partie – il s'agit d'une revalorisation, passant de bon marché à raisonnable, et non à cher ». D'autant que, « l'historique boursier propre d'Indra est en grande partie celui d'une société de services informatiques. L'activité valorisée en 2026 – électronique de défense, intégration de systèmes terrestres, maîtrise d'œuvre spatiale, gestion du trafic aérien – est un actif différent, avec une structure de marge et un multiple différents. Comparer le PER actuel à sa propre moyenne sur cinq ans mesure la transition, pas la survvalorisation », souligne la responsable de WisdomTree, qui tempère néanmoins, « le marché suppose une exécution sans accroc de la montée en cadence du Dragon [véhicule blindé pour l'armée espagnole], des allocations PEM 2026, et des intégrations d'Hispasat et d'ITP Aero. Tout dérapage sur ces éléments, ou toute dilution de marge liée à des acquisitions en dehors du cœur de l'électronique de défense, laisserait peu de marge de sécurité aux multiples ». |